Raïss Tijani est un artiste français d’origine marocaine et sénégalaise. Sa musique, à son image, est un subtil mélange de rythmiques qui ne passent pas sans exalter les sens. Son premier single propose une fusion réussie de Hip Hop, Funk, Soul et Berbère. Une nouvelle "recette" musicale qu’il a appelée la Hïp’Soul Music. Après de nombreuses rencontres avec des artistes de renommée tels que Gloria Gaynor, Macéo Parker & Fred Wesley, The JB’s…et d’autres, il s’est confirmé avec son propre style qui a séduit des communautés et des générations de divers âges et origines ethniques.
D'origine Kabyle, Idir est l'auteur de l'un des 1er succès world avec le titre "A Vava Inouva". En 30 ans de carrière, c'est la 1ère fois qu'un live sort en audio ou en images et c'est également le 1er documentaire sur l'artiste. L'occasion de découvrir un poète secret à travers un documentaire dans lequel Idir se raconte, où l'on voyage entre les deux rives de la Méditerrannée et dans lequel nous retrouvons les témoignages d'artistes tels que Jean-Jacques Goldman, Hakim et Mouss (Zebda), Fellag et Tinariwen (groupe de Touaregs maliens)...

La musique berbère est une musique traditionnelle d'Afrique du nord présentant de grande variété de styles suivant les régions et répandue particulièrement par la musique marocaine, la musique populaire kabyle d'Algérie et la musique Touareg du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Les instruments utilisés sont le bendir (grand tambourin rustique) et le gambri ou encore la flûte, qui accompagnent les chants et les danses en rythmant une poésie berbère riche et colorée.
La musique berbère, considérée comme une forme d'expression de l'âme amazighe, se transmet de génération en génération depuis la nuit des temps, mais elle connait un véritable essor dans les années 1930.
Les danses se pratiquent durant les festivités, le soir tombant, autour d'un grand feu de bois. Les membres des groupes musicaux — hommes et femmes — sont toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Le rythme est la dimension fondamentale de cette musique, et la danse accompagne toujours les chants berbères.
Aux trois grandes zones linguistiques correspondent trois styles de danses et de chants.
Dans le bassin du Souss : l’ahouach est une danse d'hommes et de femmes des pays chleuhs. Il s'agit d'une cérémonie nocturne dans laquelle les femmes forment une ronde autour d'un feu de branches légères. Au centre, une douzaine d'hommes forment un cercle plus restreint, tous munis de bendirs. Le thème musical progresse par soubresauts, puis interviennent les bendirs sur accompagnant la ronde ondulante des femmes. La danse arrive alors à son paroxysme lorsque cette ronde se divise en deux groupes qui se font face et se donnent la réplique.
Dans le Moyen Atlas : l’ahidous est une danse du Moyen Atlas dans laquelle, cette fois, hommes et femmes sont coude à coude. Elle est attaquée sur un rythme ondulant, à la fois souple et rigoureux. Après cette introduction, un couple de danseurs se détache, puis virevolte avec grâce.
Dans le sud du Maroc : la guedra est une danse originaire du Sahara. Son cadre musical est composé d'un petit groupe d'hommes dont l'un deux exécute un rythme régulier en frappant sur une poterie. La danse est effectuée par une femme qui se tient au milieu du groupe de chanteurs. À genoux, enveloppée dans une étoffe bleue, elle exécute avec sa tête et ses mains la rythmique endiablée de la guedra.
Mêlant instruments modernes et traditionnels, plusieurs formations musicales interprètent des chants, inspirés de la tradition ancestrale, mais s'adressant à la sensibilité de la génération issue de la première vague des émigrants ruraux.

Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet (?amid Ceryat), est un chanteur kabyle né en 1949 à Aït Lahcène en Kabylie. Son nom d'artiste signifie en kabyle: "Il vivra", nom traditionnellement donné à un enfant né difficilement, pour l'encourager à vivre. Fils de berger, Idir décida d'étudier l'architecture et était destiné a une carrière dans l'industrie pétrolière algérienne. L'avenir va cependant le diriger sur un autre chemin. En 1973, il démarre sa carrière par hasard en remplaçant une chanteuse, pour qui il avait composé une berceuse, à Radio Alger et interprète une chanson qui va devenir son premier succès radiophonique : Rsed A Yidess qui signifie "Que le Sommeil Tombe".
En 1975, il vient à Paris signer un contrat avec Pathé Marconi qui lui produit son premier album "A Vava Inouva", dont ce titre sera un tube planétaire: il traversera 77 pays, sera traduit en 15 langues... La version française a été interprétée par le duo David Jisse et Dominique Marge en 1976, avec des paroles poétiques et une voix de femme très douce.
En 1979, il sort un nouvel album, Ay Arrac-Nne? (Ô Nos Enfants).
En 1999, Idir enregistre Identités, dans lequel il réunit Manu Chao, Dan Ar Braz, Maxime Le Forestier, Gnawa Diffusion ou encore Zebda.
La musique d'Idir naît de l'association de différents instruments, mais celui qui est à la base de son œuvre est bien la flûte du berger kabyle. Il s'agit d'ailleurs du premier instrument dont il a appris à jouer dès son plus jeune âge. Les sonorités entremêlées des guitares, flûtes et autre derboukas caractérisent la musique d'Idir. Bien qu'écrites en kabyle, ses chansons ont une portée universelle et se veulent mondiales. D'où le qualificatif de World Music souvent donné à cette œuvre. Les sujets de ses chansons recouvrent différents thèmes comme l'exil (A Vava Inouva) , la fête (Zwit Rwit) ou encore les souvenirs (Cfir).
Ce style de musique se veut profond, déclenche l'émotion et la nostalgie. Bon nombre des chansons d'Idir ont fait l'objet de reprises multiples, et elles ont toujours - année après année - une place de choix dans la programmation musicale des mariages kabyles (et autres).

Le film raconte l'histoire de Sidi Mohamed Ouali, l'un des grands oulema ayant vécu dans la deuxième moitié du XVIIe siècle et qui, par son savoir et sa capacité de conviction, a pu mettre fin à l'influence d'un charlatan sur les habitants d'un village.
Ces derniers étaient à l'époque du film d'une grande naïveté et le charlatan a donc trouvé matière à véhiculer ses idées et ses combines.
Le film a été tourné en novembre 2005 dans le village de Tizgui'N Chofa, dans la région d'Agadir, par le réalisateur Brahim Chkiri et écrit par Mustapha Achaouar.
Quand on est en face d’Aïcha Tachinouite, on ne peut s’empêcher de se demander d’où vient son surnom Tachinouite (la Chinoise en tamazight). Est-ce de ses yeux bridés ? Ou de ses chorégraphies, rappelant les gestes des mains et des bras des danseuses asiatiques ? Ou est-ce, peut-être, de sa voix faisant écho aux polyphonies des steppes ? Quelque soit la raison, la Tachinouite Marocaine a imposé son propre style faisant un tabac parmi ses fans. Ses concerts sont de véritables shows alliant chant et danse. Aïcha et son ensemble entraînent le public dans un tourbillon de musiques traditionnelles et modernes enlevées par les violons, guitare, batterie, darbouka, rebab et nakouss de ses cinq musiciens. Elle pousse toujours ses performances à l’extrême et reste jusqu’au boutiste dans sa volonté d’innover ou de surprendre.
Source: Souse.com
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