Organisé par le commandement des opérations aériennes portugais, Air 2009 «Renegade» était aussi l’occasion, pour les pays participants, d’appliquer les accords transfrontaliers en matière de sûreté aérienne.
Cette édition simulait une menace aérienne interceptée par un pays méditerranéen et dont la responsabilité est transférée au pays frontalier. Grâce à une simulation informatique, la chaîne de commandement a pu s’entraîner avant de passer au livex (exercice avec les moyens aériens réels). Un Casa 295 portugais a survolé depuis l’Atlantiques, les zones sous responsabilité du Maroc.
Les Forces armées royales ont été créées le 14 mars 1956, à la fin du régime du Protectorat (la Marine royale a seulement été fondée en 1960).
Elles ont combattu lors de la guerre des sables en 1963, puis sur le front du Golan en 1973 (voir Guerre du Kippour), contribué à sauver le régime zaïrois en 1977 lors des guerres du Shaba, se sont illustrées lors des affrontements avec le Polisario pour le contrôle du Sahara occidental, elles surveillent le mur marocain .Elles sont également intervenues en Somalie en 1993 et au Kosovo en 1999.
Le 14 juillet 1999, les Forces armées royales ont défilé sur les Champs-Élysées, ce qui était alors exceptionnel pour une armée non française, à l'invitation du président de la République française de l'époque (Jacques Chirac).
Aujourd'hui, elles participent aux missions de paix (MONUC, ONUCI, EUFOR, KFOR...)
L’exercice franco-marocain « Chebec » s'est déroulé du 1er au 23 octobre 2009. Cet entraînement bi-latéral s'est déroulé en France jusqu’au 10 octobre puis au Maroc après une participation à l’exercice international « Sea Border » du 13 au 15 octobre avec les membres du 5+5 dont l’Espagne et le Portugal.
Les thèmes de travail en commun portent sur la surveillance maritime, la lutte contre les trafics et l’immigration clandestine mais également sur l’assistance humanitaire venue de la mer.
Pour la partie française, la frégate Montcalm et le Bataillon des marins pompiers de Marseille participeront à Chebec.
In an interview with MAP and Al Oula, on the sidelines of her participation in the sixth ministerial meeting Forum for the Future, held in Marrakech on November 2-3, Clinton expressed appreciation for the changes initiated under the leadership of HM the King.
"I don't want anyone in the region or elsewhere to have any doubt about our policy which remains the same," Clinton said in an interview with MAP and TV channel Al Oula.
Recalling that Moroccan-American relations go back to more than 220 years, Clinton said the American position was "reaffirmed in the Bush Administration and it remains the policy of the United States in the Obama Administration."
The US Secretary of State had participated in the sixth Forum for the Future in Marrakech and was received Monday by HM King Mohammed VI in the southern city of Ouarzazate.
Montréal respecte aussi le ramadan. Dès le coucher du soleil, les parfums de menthe, d'épices et la cadence du Maroc éveillent les sens de la famille Hajouji. Ils respectent le jeûne depuis l'aube et répètent ce rituel quotidiennement pendant un mois. Montréal bouge aussi à la marocaine. Un musicien gnawa fait revivre avec ses copains les traditions musicales du Maroc dans les festivals et les bars de la métropole.
 Le commissariat du Derb El Kebir - le quartier populaire de Casablanca au Maroc - est tenu par le commissaire Zaïd. Si les affaires qui s'y succèdent, traduisent la promiscuité et des conditions de vie précaires, elles tournent aussi souvent à la tragicomédie, celle du quotidien d'un Maroc en pleine évolution qui se confronte à de tenaces traditions. Portrait sans concession d'un Maroc où Internet coexiste avec les djinns (esprits) et qui se tient à l'écart des circuits touristiques.
Mohamed Aït Kaddour, ex-militant radical revient sur son passé tumultueux
“J’étais un putschiste”Au procès militaire de Kenitra, il est condamné à mort par contumace. Feu Hassan II l'appelera “le maillon maquant”. L'exil d'Aït Kaddour durera dix sept ans. À Alger, Tripoli et Paris, il continue son activisme sous la direction de Fkih Basri. Recueillis par A. Mansour et T. Chad.
• Maroc Hebdo International: Le général Oufkir redevient d’actualité. Des livres sont publiés à son sujet, essentiellement par les membres de sa famille. Avez-vous connu le général Oufkir. Le dernier intitulé “les invités”, est signé Raouf Oufkir.
- Mohamed Aït Kaddour: Je n’ai jamais vraiment connu le général Oufkir, dans le sens où on l’entend. Quand j’étais directeur du port de Kenitra, un jour de 1972, on m’a dit qu’il y a un officier qui veut me voir. Je descends, qu’est-ce que je vois, un camion chargé d’un yacht et le général Oufkir. Si j’ai bonne mémoire, c’est dans ce yacht qu’il allait rencontrer Amokrane. Cela dit, c’est Mehdi Ben Barka qui est d’actualité, et c’est lui qui ramène Oufkir à la surface.
• MHI : Mohamed Aït kaddour, avez-vous trempé dans le coup d’Etat du 16 août 1972?
- Mohamed Aït Kaddour: Non, mais à la façon où allaient les choses, j’aurais peut-être fini par en faire un. Ça pouvait être celui de 73, ou plus tard.
• MHI: Parlons de celui de 1972 parce que vous êtes parti à l’étranger immédiatement après…
- Mohamed Aït Kaddour: J‘ai encore un document qui atteste que j’étais parti superviser la construction d'une drague à Kenitra, confiée à une entreprise d’Ostende, en Belgique. J’allais fréquemment voir l’état d’évolution de ce chantier. Etant à Paris, j’ai appris que ma maison a été visitée en présence de ma femme. J’ai décidé alors de prendre un peu de recul.
Evidemment, j’avais un ami qui s’appelait mokrane, que je voyais à Kenitra. Je l’ai vu en France, en Allemagne, en Suisse, parce qu’il était malade. J’étais en bons termes avec lui, en bonne complicité, et j’allais faire de lui un cadre politico-militaire, mais voilà qu’il m’a échappé.
• MHI : Vous vouliez le recruter à l’UNFP…
- Mohamed Aït Kaddour: Bien sûr, j’en avais d’autres…
• MHI : Des militaires?
- Mohamed Aït Kaddour: Des militaires, oui.
• MHI : Qui d’autre par exemple ?
- Mohamed Aït Kaddour: Ceux qui sont morts (Dieu les ait en sa sainte miséricorde), ceux qui sont en vie et au travail, laissons-les tranquilles.
• MHI : Vous étiez alors une sorte de commissaire politique chargé par l’aile radicale de l’UNFP d’entrer en contact avec des officiers. Est-ce exact ?
- Mohamed Aït Kaddour: C’est plutôt moi qui me suis présenté finalement à Fkih Basri pour lui dire écoute, moi, j’ai été militaire, par conséquent, j’ai beaucoup d’amis, que je pourrais intéresser à notre mouvement. Cette proposition, qui remonte à 1966, a été prise en compte.
• MHI : Parmi ces militaires, dont vous avez assuré l’encadrement politique, il se trouve qu’il y en a, comme Amokrane, qui ont fait le coup d’Etat du 16 août 1972. Est-ce qu’on peut dire que vous avez été le commissaire politique des auteurs de cette tentative de putsch?
- Mohamed Aït Kaddour: Je n’ai pas programmé la date du 16 août 1972. On était dans la mouvance, oui. On était d’accord, oui. Mais pas plus. Je vous l’ai dit. J’ai rencontré Amokrane pour la dernière fois à Baden Baden, en Allemagne; il était fatigué, malade. Fikhi Basri m’a demandé de le lui présenter. On a discuté une dizaine de minutes à peine, parce qu’il devait partir avec sa femme. C’était en juin ou juillet 1972 …
• MHI: Donc quelques semaines avant le coup d’Etat?
- Mohamed Aït Kaddour: Il ne m’avait rien dit. Par contre, quand Fkih Basri est parti, il m’a dit “je t’envoie un avion”.
• MHI : Donc, vous étiez dans le coup?
- Mohamed Aït Kaddour: Il était dans le sien et j’étais dans son projet. Moi, je lui parlais, je le documentais, je lui interprétais les choses. Mais voilà que lui a été happé probablement par une autre machine…
• MHI: Machine! Laquelle?
- Mohamed Aït Kaddour: La machine Oufkir, qui avait besoin de lui. Le général l’a fait rentrer au Maroc, malade qu’il était.
• MHI: Par la suite, votre nom a été associé à ce coup d’Etat. Vous étiez officiellement impliqué…
- Mohamed Aït Kaddour: On m’a fait trop d’honneur tout de même: Il y avait deux procès, celui de Kenitra et celui de Moulay Bouaza. On m’a mis sur les deux, ce qui a abouti à ma condamnation à mort par contumace. Hassan II (que Dieu ait son âme) m’avait qualifié devant des juristes de “maillon manquant”. C’est pourquoi j’ai dit, en rentrant au Maroc, le “Maillon manquant” arrive.
• MHI: Il y a trois périodes dans votre exil (algérienne, libyenne et française). Dans vos va-et-vient entre Alger et Tripoli vous avez rencontré des officiers supérieurs algériens, dont un certain colonel Draya, qui s’occuppait des services de Renseignements algériens. Dans quel cadre s’inscrivaient ces contacts?
- Mohamed Aït Kaddour: C’était un peu pour présenter aux décideurs algériens notre tendance au sein de l’UNFP. Évidemment dans notre esprit, préparer quelque chose au Maroc à partir de l’Algérie.
• MHI : Quelque chose comme quoi ?
- Mohamed Aït Kaddour: Un maquis.
• MHI : Donc vous étiez en contact avec les officiers algériens pour préparer un maquis au Maroc. Pour renverser le régime au Maroc?
- Mohamed Aït Kaddour: Je ne leur ai pas présenté les choses de cette façon-là. Juste qu’on était un mouvement radical qui veut aller au fond des choses. Qu’on est amis, et qu’ils se doivent de renvoyer l’ascenseur.
Comme on les avait aidés, nous, en tant que, ALN, il fallait qu’ils nous aident.
• MHI: Aller au fond des choses, c’est renverser le régime alors en place au Maroc?
- Mohamed Aït Kaddour: Pourquoi pas?
• MHI : On peut appeler votre façon de procéder “intelligence avec une puissance extérieure”…
- Mohamed Aït Kaddour: De Gaulle, le grand de Gaulle, était en intelligence avec tous les extérieurs. On ne peut pas faire des choses de ce genre sans être en intelligence. Je ne luttais pas contre le Maroc. Je travaillais pour le Maroc, je dis bien, pour le Maroc. Le régime, c’était autre chose. Jamais je n’ai reçu un sou. Jamais je n’ai dit quelque chose contre mon pays; au contraire.
• MHI : Alors, comme ça, vous pensiez que les Algériens nous voulaient du bien?
- Mohamed Aït Kaddour: Non, s’ils nous voulaient du bien ou pas, là n’est pas la question. Je sollicitais une aide tout simplement. Une aide stratégique, une aide géographique, une aide militaire, ça oui.
• MHI: Vous étiez très proche de Fkih Basri, votre maître a penser. Comment se fait-il que vous n’ayez pas deviné ses intentions? Vous l’avez cru pendant tout ce temps-là?
- Mohamed Aït Kaddour: Bien évidemment. Il m’aurait demandé de me jeter du 15ème étage, je l’aurais fait.
• MHI : Maintenant on sait que vous le détestez, vous lui en voulez à mort… A quel moment avez-vous cessé de croire en lui?
- Mohamed Aït Kaddour: Quand il m’a dit “le 3 mars 1973, ce n’est pas moi”. Ce jour-là fait date dans ma tête, le masque était tombé. Derrière le masque, du marbre. Un bonhomme, livide, froid, calculateur, “qui va au guichet” se faire payer …
• MHI : Vous avez écrit qu’il avait pris des valises d’argent à Tripoli. Est-ce vous maintenez?
- Mohamed Aït Kaddour: Bien sûr que je maintiens. Le lendemain du coup d’Etat de 1972, il m’a demandé de l’accompagner à Tripoli. Il m’a présenté alors comme étant presque le chef d'une “armée marocaine de libération”. Le lendemain, on déjeune avec le ministre Libyen de l’Intérieur et le chargé des renseignements libyens.
• MHI: On dit qu’il a pris aussi des valises d’argent à Bagdad et Damas?
- Mohamed Aït Kaddour: Certainement, oui, c’est très possible, car il est “pro-tout” lui. Il est à la fois “jamahiriste”, donc pro-libyen; baathiste, il est même devenu khomeiniste, donc pro-iranien, et il a des relations avec des pays du Golfe.
Je sais qu’il possède un puits de pétrole. Il m’avait proposé en 1987 de m’occuper de son exploitation, sachant que je suis ingénieur. J’ai décliné cette offre, car je ne suis pas commerçant par vocation.
• MHI: Vous semblez dire que Fkhi Basri a fait fortune avec des projets de révolution aventuristes et fantaisistes.
- Mohamed Aït Kaddour: Ce que je sais avec certitude, c’est qu’il a une chaîne de quatre restaurants à Paris, sous l’appellation “Amazigh”, un supermarché à Ivry, un immeuble au cœur de Paris, et la liste de ses biens est encore longue.
• MHI: Après avoir arrêté la navette Alger-Tripoli, vous êtes parti à Paris. Pour y faire quoi?
- Mohamed Aït Kaddour: J’ai rejoint Abderrahmane Youssoufi et Mehdi Alaoui.
Et, sur proposition de Si Abderrahmane, nous avons créé la CAN, Commission administrative nationale, chargée des relations extérieures; y figuraient notamment Lakhsassi, Benyahia…
• MHI: Pourquoi avez-vous appelé votre fils Amekrane?
- Mohamed Aït Kaddour: C’est comme on appelle Mohammed, par référence à Sidna Mohammed.
Amokrane était un ami, un martyr. J’ai donné son nom à mon fils comme Hassan Laârej a appelé le sien Zerktouni.
• MHI: Votre retour au Maroc a été également agité. Vous avez fait vos valises et pris l’avion pour le Maroc?
- Mohamed Aït Kaddour: J’ai tout simplement pris la décision de revenir après mure réflexion.
• MHI: Mais alors pourquoi votre nom ne figure-t-il pas sur la liste de l'amnistie royale?
- Mohamed Aït Kaddour: Je ne sais pas. J’étais le maillon manquant. Moi, je ne cherchais pas à être amnistié, je me suis auto-amnistié. C’était en 1989, à la veille du Vème congrès de l'USFP.
• MHI: Et vous avez été arrêté à l’aéroport?
- Mohamed Aït Kaddour: Oui, on m’a même appréhendé dans l’avion. Tout le monde est descendu par l’avant et moi par l’arrière.
Des officiers de police se sont présentés à moi et m’ont escorté à une grosse voiture qui attendait. J’ai été retenu durant neuf jours dans une villa à Rabat. Je signe mes déclarations et on m’emmène au tribunal militaire où un juge m’annonce qu’à partir de ce moment-là je n’étais plus condamné à mort, et je suis emmené à la prison de Laâlou, puis à celle de Salé que j’ai inauguré, en tout 9 mois. Le 14 ou 15 novembre 1989, feu SM Hassan II, que Dieu ait son âme a annoncé à Abderrahim Bouâbid sa décision de prolonger une nouvelle fois la durée du Parlement, à cause du problème du Sahara. Abderrahim m’a raconté que c’est au moment où il se levait pour partir que feu Hassan II a appelé Guédira au téléphone pour lui demander de me faire relâcher. Le lendemain, le 16 novembre 1989 j’étais libre. Voilà mon histoire.
• MHI: Seulement, le constat est que vous avez tout raté par rapport à votre projet: pas de république, des coups d’État ratés.
- Mohamed Aït Kaddour: Le fait que nous soyons libres de parler de tels sujets sans entrave me suffit largement. Avant on ne pouvait pas. Et c'est en partie grâce à ces fautes, à ces erreurs.
Un appel de la communauté marocaine de l'Amérique du nord à Monsieur Benhima, PDG de la RAM et à l'Association des pilotes de ligne de la RAM pour faire une exception sur la ligne Casa/Montréal dans leur grève.
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