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Chaque jour, des millions d'internautes dans le monde utilisent Google pour chercher les informations dont ils ont besoin. Chaque jour, ils échangent des données personnelles par le biais de ses services. De formidable moteur de recherche, Google pourrait-il se transformer en véritable Big Brother, allant jusqu’à formater les savoirs et les cerveaux ?
L’ambition affichée de l’entreprise est bel et bien de numériser – et donc de détenir – toutes les informations de la planète. Certes, ses fondateurs, Sergey Brin et Larry Page, lui ont choisi pour devise « Don’t Be Evil ». Mais cette philosophie bien intentionnée n’est-elle pas en contradiction directe avec leur stratégie de conquête, leur culture du secret et leurs intérêts commerciaux ? Devenu richissime en un temps record grâce à la découverte fortuite d’une formule publicitaire entièrement nouvelle, Google déborde sans cesse sa vocation initiale pour envahir de nouveaux domaines des technologies de l’information et de la communication : édition de logiciels, cartographie, téléphonie sans fil… quitte à se faire de sérieux ennemis, à commencer par son grand rival Microsoft. Jusqu’où l’emprise de Google ira-t-elle ? Sur quoi est-elle basée ? Est-elle menacée par l’émergence de réseaux sociaux comme Facebook ?
Dans ce livre extrêmement documenté, s’appuyant sur les informations les plus récentes, Randall Stross mène une vaste investigation critique qui permettra à chacun de se faire une idée objective de la planète Google et de son impact sur la société, pour le meilleur comme pour le pire.
Les musulmans de Suisse ne pourront plus construire de minarets. Avec un taux d'approbation inattendu (57,5%), le peuple a accepté dimanche l'initiative populaire de la droite dure ancrant dans la Constitution l'interdiction de ces tours. La participation s'est élevée à 53,4%.
Les réactions au vote, oscillant entre consternation pour les uns et bonne surprise pour les autres, sont très nombreuses, y compris dans les médias étrangers.
Seuls quatre cantons, dont trois des six romands, ont dit «non». Les arguments de l'UDC et l'Union démocratique fédérale (UDF) contre «l'islamisation rampante» de la société suisse ont fait mouche auprès de quelque 1,53 million d'électeurs. Au-delà de la simple question des minarets, ces formations ont mis en avant les problèmes d'intégration, la condition des femmes et la menace intégriste.
Les autorités et les autres partis ont été suivis par environ 1,13 citoyens. Les opposants à l'initiative ont plaidé pour la liberté religieuse, relevant que l'interdiction des minarets portait atteinte au principe de non-discrimination et risquait de ternir l'image du pays à l'étranger. Quant à l'appel à la prière, il est déjà exclu par les lois en vigueur. En vain.
Barry ne chante que ce qu'il compose et il compose comme il respire. De son vrai nom Amine Nasser Eddine, il perpétue la tradition des Barry, multi instrumentiste de talent, chanteur, danseur, humoriste, peintre, réalisateur de cinéma, poète des cultures alternatives, Barry est le miroir de la jeunesse marocaine. Ces chansons comme Reggae del Bledina, Beer Mamma ou il pastiche Eminem, La Matasha tango social, Lamouna ou il rend hommage a BOB MARLEY, font déjà partie de la sub culture marocaine et sont repris sur scène par de nombreux groupes. Il présentera en avant première ses nouveaux titres comme BARAKA MEN LAHYIKA, L' FLOUSS et surtout « Hey BZIZ, Hey BZAZ », son nouveau tube. Produit par Sigma Music son nouvel album «Sleepin' Cinema » sera présenté à l'occasion du Tournée HAFLA
L'algérie tremble ! moubarak est en colère. le président égyptien a mis en marche toute sa machine médiatique, politique et artistique pour laver l'humiliation de khartoum. l'affront que lui a infligé l'algérie sur le terrain, sensible, du leadership arabe.
rappel de l'ambassadeur égyptien pour consultations, appel de boycott artistique, demande d'indemnisations des entreprises égyptiennes touchées ou menaces d'aller auprès des cours de justice internationale, le caire a perdu son sang-froid après l'élimination de l'Égypte de la coupe du monde. pour comprendre ce cirque mis en branle aux pieds des pyramides, il faut se mettre à la place d'un moubarak, père et fils, que l'élimination footballistique a fragilisés et que la riposte algérienne à khartoum risque d'anéantir politiquement.
jusqu'à ce 18 novembre, hosni moubarak convenait du fait que le président bouteflika pouvait être un leader arabe à la puissance encombrante sur la scène régionale. mais pas au point de lui contester son rôle “autoproclamé” de leader du monde arabe. un rôle qui rapporte gros au raïs égyptien entre les aides militaires américaines, les contrats gaziers avec israël, une position dominante dans les instances régionales dont la ligue arabe, l'oci ou même la caf, une aura de négociateur incontournable dans les conflits entre palestiniens et israéliens, mais surtout cette facilité à tenir d'une main de fer la rue égyptienne lassée par trente ans d'une dictature tolérée par les occidentaux.
il a suffi d'un but d'antar yahia pour que tout cela vole en éclats et lézarde l'édifice fragile de la structure du pouvoir égyptien. car la prévoyante Égypte avait tout calculé sauf l'étendue de la riposte algérienne. entre les propos conciliants d'un djiar, instruit d'alger pour calmer les choses après l'agression du bus des verts au caire, et l'extraordinaire mobilisation de l'État algérien qui a débouché sur l'envoi de plus de 30 000 algériens à khartoum, il ne s'est passé que 48 heures.
durant ces deux jours, l'Égypte, forte de son avantage psychologique obtenu par une campagne féroce de déstabilisation, n'a rien vu venir. ni la vexation du pouvoir algérien qui a cru trop naïvement que moubarak allait jouer le match sans y mêler d'enjeu politique. ni encore la colère qu'a provoquée la haine égyptienne au sein de la rue algérienne. le président égyptien, dont le plan était de mettre la qualification comme un des arguments de campagne pour son fils, gamal, avait préparé son coup. ses hommes de main, dont le président de la fef zaher, ne pouvait que l'appliquer. comme d'habitude, dans ce genre de match au caire, l'adversaire allait être mis sous pression, malmené, humilié et achevé sur un terrain de football grâce à un arbitrage partial et un jeu de coulisses dans les arcanes du football international.
la tournure des événements lui a donné raison. les protestations timides de dirigeants algériens et le fait qu'alger minimise l'incident allaient permettre aux Égyptiens d'exécuter leur plan. reste que, cette fois-ci, le complexe de supériorité des Égyptiens allait provoquer l'irréparable. piqué au vif, le président bouteflika en fait une affaire quasi personnelle. des algériens maltraités, une chasse à l'homme dans les rues du caire, des bastonnades et une défaite subie dans un contexte dantesque allaient précipiter les choses. alger réagit comme il se doit et n'accepte pas l'humiliation de trop. pont aérien, promis d'abord par les Égyptiens, concrétisé par les algériens et mobilisation populaire sans égale. le match de la rue a été gagné par bouteflika qui a donné une leçon de pragmatisme à un président égyptien imbu de son statut et submergé par l'émotion égyptienne.
de ce point de vue, hosni moubarak a connu une défaite personnelle dont il aura du mal à s'en remettre. aucun président arabe, avant bouteflika, ne lui avait fait subir un camouflet de cette ampleur. les Égyptiens comparent même cela à leur défaite face à israël sur le terrain militaire. ils oublient seulement que le mae algérien de l'époque était un certain abdelaziz bouteflika, ainsi que les centaines de militaires algériens morts au champ de bataille en affrontant l'armée israélienne, alors que les soldats égyptiens fuyaient tels des lapins. comme à khartoum.
Le 6 novembre à Montréal, où il vient régulièrement depuis plus de 10 ans, Tariq Ramadan, professeur à l'Université Oxford, la plus célèbre université anglaise, donnait une conférence à l'invitation de Présence musulmane Montréal. Ce que dénonçaient dans une publicité d'une page publiée dans Le Devoir le Muslim Canadian Congress, qui milite pour que la religion musulmane s'exerce dans la sphère privée, et Point de bascule, qui lutte contre l'islam radical. Ne pas confondre le Muslim Canadian Congress avec le Canadian Islamic Congress, qui tente de bâillonner la presse et prône la ségrégation musulmans/non-musulmans et hommes/femmes dans les hôpitaux.
Pour Présence musulmane Montréal, cette conférence de Tariq Ramadan ne cherchait qu'à « mettre en évidence la nécessité pour tous les citoyens, musulmans ou non, (...) à s'investir pour une transformation de notre environnement selon les exigences des valeurs universelles et consensuelles qui nous habitent ». Voici ce qu'en dit Nathalie Petrowski qui y assistait :
« Pendant les 30 premières minutes de son discours, j'étais d'accord avec tout ce qu'il disait. (...) Puis, haussant le volume de sa voix et adoptant un ton fiévreux, il s'est transformé en prédicateur. Il a vanté les vertus de la pudeur vestimentaire pour mieux dénoncer la vulgarité des sociétés occidentales. On doit réformer la société dans laquelle on vit, a-t-il martelé avant d'exhorter ses auditeurs à ne jamais, jamais devenir des musulmans invisibles (...) »
Et quelles sont les prétendues « valeurs universelles et consensuelles » sur lesquelles devrait se baser la réforme des sociétés occidentales?
Tariq Ramadan est le petit-fils de Hassan el-Banna qui a fait échouer la réforme rationaliste de l'islam en Égypte en fondant les Frères musulmans afin de lutter contre ceux et celles qui voulaient séparer la religion de l'État. Ce mouvement au service d’une vision totalitaire de l’islam a comme objectifs la création d'États islamiques à travers le monde, la lutte contre l’influence occidentale et l’instauration de la charia. Même si Tariq Ramadan se définit comme un intellectuel progressiste et libre d'esprit, loin de critiquer la pensée de son grand-père, il l'enseigne. Rappelons que l'idéologie extrémiste qu'il propage avec beaucoup d'habileté n'est pas partagée par la majorité des musulman-es.
C’est l’une des plus impressionnantes décharges sauvages d’Afrique, l’un des sites les plus pollués de la planète, aussi. Dandora est à quelques minutes à peine de Nairobi, au Kenya, et à des kilomètres de l’image de rêve des safaris. Les déchets de la ville s’y entassent pêle-mêle depuis les années 70. Ici les hommes, les femmes et les enfants passent leurs journées à creuser ces montagnes de déchets pour trouver quelque chose à vendre ou quelque chose à manger, dans les restes des avions ou des hôtels pour touristes. Ramasser des centaines de sacs en plastique leur rapporte quelques dizaines de centimes d’euros par jour et ils sont des milliers à en vivre dans les bidonvilles alentour, bravant les fumées toxiques et le gang de la décharge. Un monde coupé du monde, qui nourrit et empoisonne, dans lequel une équipe d’Envoyé Spécial a passé dix jours.
Perdre la mémoire est la maladie qui effraie le plus les Français juste après le cancer (sondage Ipsos juin 2008). On estime à 850 000 le nombre de Français touchés par cette maladie, dont 6 % des personnes de plus de 65 ans. Conséquence, aujourd’hui le moindre trouble de la mémoire fait frémir ! Perdre ses clefs, oublier le prénom de sa tante ou le titre du film que l’on a vu la veille : immédiatement la peur d’Alzheimer est là et ils sont nombreux à essayer de nous vendre des solutions. La mémoire est devenue un business colossal ! L’industrie pharmaceutique, des spécialistes du logiciel cérébral et du "coaching neuronal" se partagent ce marché en pleine explosion : étudiants, cadres stressés ou séniors actifs, aujourd’hui tout le monde essaye d’entretenir sa mémoire. Une vraie course à la performance ! Un des jeux vidéos le plus vendu de la planète est un fameux "programme d’entrainement cérébral" créé par un docteur japonais, qui s’est vendu à plus de trente millions d’exemplaires dans le monde, dont près de 2 millions en France. En France, le marché des compléments alimentaires pèse plus d’un milliard d’euro et il existe des centaines de pilules pour "augmenter la capacité de mémorisation" (60 euros la boîte). Les méthodes de "coaching cérébral" (300 euros les deux jours) se multiplient : tout est bon pour booster sa mémoire et ses neurones. Mais ces nouveaux produits et ces méthodes d’entrainement cérébral sont-ils vraiment efficaces et sans danger ? Enquête sur ceux qui tirent profit de notre peur de perdre la mémoire.
L’épidémie de grippe A vient à peine de commencer en France qu’elle alimente déjà depuis des semaines débats contradictoires et polémiques. Mais que sait-on réellement de cette pandémie, quels sont les exemples concrets, les expériences des pays de l’hémisphère sud qui viennent juste de la traverser ? Quel est le bilan de leur hiver ? Une équipe d’Envoyé Spécial est partie enquêter en Argentine qui, avec plus d’un million de personnes contaminées et plus de 500 morts à ce jour, est l’un des pays les plus atteints par la grippe A. Le pays a quasiment été paralysé pendant un mois. Toutes les écoles ont été fermées, les rassemblements publics fortement déconseillés. Retour sur cet étrange hiver avec les chefs de service des hôpitaux qui comptaient jusque mille consultations par jour, les patients, les victimes aussi de la grippe A, les parents d’élèves et les commerçants.
Les présidents Moubarak et Bouteflika, main dans la main, descendent les gradins et se dirigent vers le centre du stade pour saluer les joueurs des deux équipes, puis lancent le ballon pour annoncer le commencement du match avant de retourner à leurs sièges. La scène est le fruit de l’imagination d’un journaliste du quotidien égyptien Al-Chourouq qui, dans son éditorial, a lancé cet appel aux dirigeants des deux pays, en mettant l’accent sur l’importance du rôle qu’ils peuvent jouer lors du match décisif du 14 novembre. Ce match entre l’Egypte et l’Algérie pour la qualification au Mondial 2010 en Afrique du Sud fait couler beaucoup d’encre et enflamme médias et foules. Les Pharaons ne seraient qualifiés pour la phase finale que s’ils gagnent par 3 buts à 0. Un 2-0 mènerait à un match de barrage dans un tierce pays.
Le jour J approche et la tension ne cesse de monter. Chaque équipe se prépare, des camps de préparation se tiennent et les responsables du secteur du sport des deux pays lancent des promesses de rénumérations séduisantes en cas de victoire.
L’affaire a soudain pris une grande ampleur. Les esprits s’échauffent et les supporters sont surexcités. La tension est le mot d’ordre et les slogans fusent. « Gagner l’Algérie et mourir », dit-on ici et là. « Ce match est le match de l’honneur, de la dignité. Il est aussi important que la guerre du 6 Octobre. Si notre armée a remporté la victoire en récupérant les territoires usurpés et surtout notre dignité, notre équipe de foot doit faire de même et se qualifier au Mondial. Nous n’avons qu’un seul choix : gagner », avance Fahmi, un supporteur acharné. Aussi bien dans les cafés que dans les bureaux, les foyers ou les écoles, le ton est le même. Pour les Egyptiens, il s’agit d’une question de vie ou de mort, d’un jour fatal. Tout le monde est braqué sur ce match et la victoire est devenue le rêve des Egyptiens. Dans les médias, on ne parle plus de politique et les rumeurs sur le remaniement ministériel imminent ne semblent guère intéresser les gens. Seules les nouvelles sur le match attirent l’attention et suscitent la curiosité.
Même les hommes de religion ont eu leur mot à dire. Au cours du prêche du vendredi, les cheikhs n’ont pas hésité à implorer Dieu pour protéger notre équipe nationale et l’aider à remporter la victoire. Même l’Eglise copte a consacré un jour de prière pour que Dieu bénisse l’équipe.
Un jeune habitant de la ville d’Assouan a promis au joueur Abou-Treika de lui offrir le seul appartement qu’il possède et qu’il a acheté à crédit dans le projet de logement pour jeunes (Ebni beitak) si l’Egypte gagnerait le match.
Une première dans l’histoire du pays. Jamais, un événement sportif n’a pris cette dimension.
Une chose est indéniable : le foot est pour les Egyptiens la seule lueur d’espoir et l’unique source de joie dans un quotidien frustrant. Une sorte de compensation face à toutes difficultés. « Le foot est la seule chose qui nous permet de supporter les accidents de train, la corruption, les conditions de vie inhumaines dans lesquelles nous vivons et les jours difficiles qui nous attendent. N’avons-nous pas le droit de rêver ? », s’interroge Ali, portier.
Mais est-ce une raison pour créer toute cette tension ? « On a oublié qu’il s’agit tout simplement de sport et non d’un conflit militaire. Les fans du foot proposent des tactiques et comparent les Algériens à des ennemis », s’indigne Hassan Al-Mestekawi, journaliste spécialiste dans le sport.
Tout le monde s’attend au pire. Certains ont même proposé que le match se déroule dans le stade de Borg Al-Arab, situé dans une région calme et isolée, pour éviter toute sorte de sabotage dans la capitale suite au match.
D’autres sont allés plus loin et ont proposé que le match soit uniquement diffusé en direct aux téléspectateurs et soit joué sans supporters dans le stade.
En Algérie, l’ambiance n’est pas plus calme. Les fans de l’équipe comparent leurs joueurs à des commandos. Et le ton est au défi. « Les Algériens n’ont pas oublié que c’est l’équipe d’Egypte qui les a éloignés du Mondial en 1989. Ils ne sont sûrement pas prêts à vivre le même drame en 2009. Pour eux, c’est surtout une question de vengeance », lance Omar, un supporteur endurci.
Sur les sites Internet, les fans du foot des deux pays s’échangent des accusations. Sur le Facebook et le Youtube, on diffuse des photos et des scènes de jeunes Algériens en train de brûler le drapeau égyptien. Les Egyptiens, fous de rage, ont à leur tour répondu par une série d’attaques et de programmes télévisés adoptant un ton plus offensif.
Une ambiance tendue qui a poussé certains médias à lancer des initiatives visant à calmer les gens. « Une fleur pour chaque joueur algérien », a lancé le quotidien Al-Masry Al-Youm. Une initiative prise par des stars, écrivains, sportifs et intellectuels. Elle vise à exprimer leur rejet du fanatisme et à mettre l’accent sur les liens chaleureux qui unissent les deux pays. Les deux quotidiens algériens et égyptiens Al-Chourouq ont également consacré des sites électroniques sur lesquels les lecteurs expriment leurs opinions. « Notre objectif est d’aider les gens à prendre conscience. L’on n’accepte aucune injure, mais juste des textes illustrant un esprit sportif », précisent les responsables du site. Une délégation formée de sportifs égyptiens vient de se rendre en Algérie portant le nom « les raisonnables des médias ». Une visite qui vise à calmer les esprits.
Les deux chanteurs de grande renommée Mohamad Mounir et chab Khaled ont décidé d’organiser un concert en commun à la veille du match. Chacun des deux chanteurs portera le drapeau de l’autre pays et répétera ses chansons.
Même les restaurants s’y sont mis. Une chaîne de fast-food a lancé une campagne dont les affiches présentent des joueurs des deux équipes en train de manger ensemble le même plat avec comme slogan : « Si le sport vous divise, la bonne bouffe peut vous réunir ».
Le président du comité du sport au Parlement a suggéré de rendre hommage à l’équipe algérienne sous la coupole du Parlement dès leur arrivée en Egypte.
Des initiatives qui ont fait écho dans la rue. Ce n’est que quelques jours plus tard que le dialogue entre les représentants des deux pays a pris une autre tournure. Les deux ministres des Affaires étrangères ne cessent de s’échanger des communications téléphoniques. Le ministre algérien de la Communication, Ezz Eldine Mihoubi, déclare que « les relations historiques qui unissent les deux pays se placent au-delà de cet événement sportif et ne doivent en aucun cas être menacées par le résultat d’un match ».
« Entre frères et non entre ennemis », lancent les responsables des deux pays. « On voudrait bannir de tels comportements », « l’esprit sportif doit régner entre ces deux peuples frères », tel est le ton adopté dernièrement.
Mais, il semble que cette dose intensive de couverture médiatique et ces visites réciproques ont donné aux gens l’impression qu’il s’agit d’une affaire d’Etat. « Veulent-ils nous faire comprendre qu’en sport comme en politique l’Egypte est appelée à jouer le rôle du frère aîné, qui est censé pardonner, comprendre et supporter les souffrances », s’interroge Am Gouda, serveur dans un café.
Ce fan du foot a décidé d’emmener toute sa famille pour voir le match. « Nous sommes tolérants, mais cela ne doit pas être aux dépens de notre équipe », avance Choukri, chauffeur de taxi. Sur sa voiture il a collé une affiche qui dit « Go Egypt ».
Belal Allam, commentateur de match de foot à la chaîne ART, attend ce jour avec impatience. « Je rêve d’avoir l’honneur de faire le commentaire de ce match. C’est pour moi un rôle patriotique. Mes collègues et moi, nous nous sommes promis d’être objectifs et de respecter les sentiments des téléspectateurs algériens », dit-il.
Un simple match de foot ou une bataille militaire ? On devra tous attendre le 14 novembre pour le savoir. « Le football ne peut pas effacer des années d’histoire commune. Il ne faut pas oublier le rôle qu’a joué l’Egypte en soutenant l’Algérie dans sa lutte pour son indépendance. L’Algérie a également été le premier pays à interdire l’accès du pétrole à Israël lors de la guerre du 6 Octobre », vient de déclarer l’ambassadeur Ahmed Ben Hali, vice-secrétaire général de la Ligue arabe, de nationalité algérienne. « Peu importe le vainqueur, il suffit que les Arabes soient présents au Mondial », a-t-il ajouté.
Des faits que personne ne peut nier. Mais ce qu’on ne peut pas nier non plus c’est que le 14 novembre, une seule équipe ira au Mondial. Les supporters des deux pays rêvent de voir leur équipe exaucer ce rêve. Un rêve légitime, en espérant qu’il ne nous coûtera pas trop cher.
In an interview with MAP and Al Oula, on the sidelines of her participation in the sixth ministerial meeting Forum for the Future, held in Marrakech on November 2-3, Clinton expressed appreciation for the changes initiated under the leadership of HM the King.
"I don't want anyone in the region or elsewhere to have any doubt about our policy which remains the same," Clinton said in an interview with MAP and TV channel Al Oula.
Recalling that Moroccan-American relations go back to more than 220 years, Clinton said the American position was "reaffirmed in the Bush Administration and it remains the policy of the United States in the Obama Administration."
The US Secretary of State had participated in the sixth Forum for the Future in Marrakech and was received Monday by HM King Mohammed VI in the southern city of Ouarzazate.
Depuis que la grippe A (H1N1) a été déclarée pandémie mondiale par l'OMS, les gouvernements du monde entier se sont lancés dans des achats massifs de médicaments et de vaccins. Prévention ou hystérie ?
Sur les 6,2 milliards d'individus que compte la planète, le virus de la grippe A (H1N1) en a tué jusqu'ici moins de 2 000 ; bien peu au regard des 100 000 personnes qui meurent de faim chaque jour dans le monde. Pourtant, avant même que les vaccins ne soient au point et que l'on soit certain de leur efficacité, des millions de doses ont été commandées par la plupart des pays. La dépense est-elle en rapport avec la menace réelle ?
Et comment l'Organisation mondiale de la santé (OMS) établit-elle ses seuils d'alerte ? Le 29 avril dernier, elle a en effet décidé de passer au niveau 5 d'alerte pandémique, stade qui permet de débloquer des crédits pour développer des vaccins. Puis, en juin, elle a déclenché le niveau 6, en déclarant la grippe A (H1N1) pandémie mondiale. Quelle est l'influence de l'industrie pharmaceutique sur ces décisions ? Rejoignant la position de Jean Ziegler, membre du Conseil des droits de l'homme à l'ONU, Wolfgang Becker-Brüser, l'ancien directeur du service chargé de la circulation des médicaments à l'Office pour la santé de la République fédérale d'Allemagne, soulève la question des intérêts commerciaux en jeu. D'autres critiques s'inquiètent de l'efficacité du Tamiflu et des vaccins. Certains s'interrogent même sur leur nocivité. D'autres se demandent enfin si, sur fond de crise financière et économique, le phénomène de la grippe A ne viendrait pas à point nommé pour les hommes politiques de tous les continents.
Quand le pouvoir d’achat baisse, le système D devient un nouveau mode de consommation. Alimentation, vêtements, loisirs, voiture, dans tous les secteurs il existe des bons plans, des combines qui circulent par le bouche à oreille ou sur internet. Pour vivre moins cher, certains cumulent les astuces. A 25 ans, Sabrina est secrétaire de direction, elle n’a pas été augmentée depuis quatre ans, alors elle mise sur l’entraide pour s’en sortir. Elle fait ses courses 2 fois par mois dans un supermarché un peu particulier, un destockeur alimentaire. Elle achète en gros, des produits jusqu’à deux fois moins chers. Grâce à ce système, Sabrina ne dépense pas plus de 2 euros par repas, c’est deux fois moins que le budget moyen des Français. Sabrina a aussi d’autres bons plans. "Fashion victime", pour renouveler sa garde robe, elle ressuscite un système vieux comme le monde, le troc. Pour gagner de l’argent, Thibault cumule bons plans et combines. Père de famille, il est technicien dans les télécoms, il gagne 2 000 euros par mois. Pour que ses filles ne manquent de rien, il fait très attention à son budget. Alors dans les magasins, il négocie tout au rabais. Moune est mère au foyer avec deux enfants. Elle est en congé parental et gagne 600 euros par mois, son mari est au chômage. Compter sur ses propres mains, c’est son pari pour nourrir sa famille. Pain, biscuits, crèmes dessert, yaourts, elle a appris à tout faire elle-même. Elle n’achète quasiment plus rien. Hassen est comédien, mais les temps sont durs, il vit du RMI. Pourtant plusieurs soirs par semaine, il mène grand train en jouant les pique-assiette dans de grandes soirées privées parisiennes. Envoyé Spécial a suivi ces personnages pour comprendre comment ils sont devenus les rois du système D pour faire face à la crise.
Paris, Juin 2005. Nathalie, Faustine, Camilla, Sarah et onze autres jeunes femmes sont victimes d’un violeur en série. Son mode opératoire : repérer ses proies dans la rue, les suivre et les agresser dans le hall de leur immeuble sous la menace d’une arme blanche. Camilla est sauvée in extremis par une amie, Sarah se défend et le met en fuite, Nathalie et Faustine ne lui échapperont pas. Quatre histoires différentes, toutes souffrent d’un lourd traumatisme. Les quatre jeunes femmes ont accepté de témoigner à visage découvert. Nous les avons suivies pendant 4 ans, des aveux du violeur dans les bureaux de la police judiciaire à leur rencontre chez Sarah la veille du procès à la cour d’Assises de Paris. Un parcours long et difficile : tentatives de suicide, séjours en hôpital psychiatrique, incapacité à travailler, à sortir seule dans la rue, à avoir un petit ami, à vivre tout simplement. Et en plus de la détresse psychologique, il y a l’instruction : les auditions du juge, le rendez-vous avec les avocats, les confrontations avec le violeur assis dans le dos… Quatre longues années avec comme seul objectif le procès, quatre années de souffrance, quatre années de vies mises entre parenthèse. Dans un premier film La brigade du viol, nous avions rencontré Nathalie, Faustine, Sarah et Camilla dans les bureaux de la police judiciaire, elles venaient d’être agressées quelques heures auparavant et déposaient une plainte. Nous les avions accompagnées tout au long de l’enquête jusqu’à l’arrestation du violeur. Nathalie, Faustine, Sarah, Camilla et les autres est la suite de La brigade du viol. Ce second film s’achève la veille du procès à la cour d’Assises de Paris, mais l’histoire ne se termine pas là. Nous avons eu les autorisations de filmer le procès, et c’est donc un troisième volet de cette histoire Jugé coupable, reconnues victimes qui nous a permis d’être à nouveau aux côtés des jeunes femmes lors de cette épreuve qu’elles ont attendu quatre ans avec autant d’espoir que de peur. Et ce 3e document sera diffusé dans quelques mois dans Envoyé spécial.
Le 5 Novembre 2008, Barak Obama était élu le premier président noir des Etats-Unis. Une victoire historique pour le monde entier, symbole de tolérance et de réconciliation. Mais au même moment les principaux sites web racistes du pays explosent sous une demande de connexion 15 fois supérieures à la moyenne. L’Amérique blanche, sous le choc, est réveillée par ses vieux démons racistes. Et la menace d’attentat contre le nouveau président des Etats-Unis ne cesse de s’intensifier. Les groupes qui prônent la "fierté blanche" trouvent là le meilleur moyen de recruter de nouveaux militants. Ce qui inquiète encore plus les spécialistes, c’est la nouvelle génération d’enfants nés au sein d’organisations comme le Ku Klux Klan et le NSM (Mouvement National-Socialiste, néo-nazi) : ils subissent un embrigadement qui peut s’avérer dangereux pour la société.
Photographe et réalisateur français, Christian Poveda a été assassiné au Salvador, le 2 septembre dernier, d’une balle dans la tête. Son corps a été retrouvé, abandonné dans une voiture. Christian Poveda venait de terminer un documentaire sur la guerre des gangs au Salvador. Depuis un an, il filmait un de ces gangs que l’on appelle là-bas les maras, des bandes d’adolescents armés, livrés à eux-mêmes, qui survivent par la violence, le racket, et tous les trafics imaginables. Il vivait parmi eux, il voulait les comprendre.
Son film intitulé La vida loca sort sur les écrans français le 30 septembre prochain. Qu’y-a-t-il dans ce documentaire qui l’ait condamné à mort ? Qu’a-t-il dit, qu’a-t-il fait pour être exécuté de la sorte ? Frédéric Faux, journaliste français, correspondant en Amérique centrale depuis de longues années, a croisé à plusieurs reprises le chemin de Christian Poveda. Il a voulu partir sur ses traces : avec les membres du gang qui sont au centre du documentaire, avec les autorités locales, qui ne voyaient pas toujours d’un bon œil son travail, avec la police française, dont l’enquête sur place commence, il va chercher des réponses. Règlement de comptes en bandes rivales ? Contrat mafieux placé sur la tête d’un reporter qui n’avait pas peur des vérités dérangeantes ? Pourquoi Poveda était-il devenu un homme à abattre ?
En annonçant la fermeture de Guantanamo pour janvier 2010, quelques jours seulement après son investiture, Barack Obama avait-il mesuré l’ampleur de la tâche ? Pour comprendre ce casse-tête de l’après-Guantanamo, nous sommes allés à la rencontre de huit hommes, libres après avoir passé plusieurs années dans les geôles de l’armée américaine. Certains ont été reconnus innocents de tout lien avec Al Qaeda mais n’ont pu retourner dans leur pays d’origine et vivent aujourd’hui un terrible exil. D’autres ont été relâchés faute de preuves ou au terme de longues années de tractations diplomatico-sécuritaires devant s’assurer qu’ils ne rejoindraient pas les rangs d’Al Qaeda après leur libération. Ils sont français, chinois, saoudiens ou yéménites, mais ont tous en commun de devoir aujourd’hui reconstruire leur vie après avoir été suspectés de compter parmi "les pires terroristes" de la planète. Autant de parcours qui illustrent les difficultés auxquelles l’administration Obama fait face dans sa recherche de solution pour les 226 prisonniers encore détenus à Guantanamo.
itoyens indisciplinés ou excédés, policiers susceptibles ou débordés, pourquoi y a-t-il aujourd’hui deux fois plus de plaintes des forces de l’ordre pour outrage et rébellion qu’il y a dix ans ?
L’ambre revient à la mode. Des bracelets, bagues, boucles d’oreilles bon marché aux parures à 400 euros, celle que l’on surnomme la pierre de soleil peut atteindre jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires des bijouteries françaises. L’ambre est une résine fossile de pins qui jadis recouvraient le nord de l’Europe il y a 40 millions d’années. Aujourd’hui cette perle du temps est devenue l’or de la Baltique, sur les rives du territoire russe de Kaliningrad, gardée par les agents du FSB, l’ex-KGB. Cette enclave russe stratégique est connue pour ses missiles, mais Kaliningrad dispose du plus grand gisement d’ambre au monde. 80 % des bijoux vendus en France viennent d’une immense carrière à ciel ouvert. Aujourd’hui, l’extraction de cette pierre y est toujours monopole d’État. Pourtant dans des mines clandestines, des forçats de l’ambre bravent les interdits pour arrondir les fins de mois en récoltant la pierre de soleil. Les journalistes Rémy Vincent et Johan Bodin ont suivi la route de l’ambre, qui mène ensuite à Gdansk en Pologne, devenue la plaque tournante de l’orfèvrerie. C’est là que les importateurs français viennent faire leur marché pour les grandes chaînes de bijouterie.
Les chiffres donnent le vertige : 35 millions de visionnages pour Jay-Jay dansant la tektonik dans son garage, 80 millions pour Gary chantant en play-back devant sa webcam ou encore, record mondial toutes catégories, près de 400 millions de vues pour Rémi Gaillard et ses sketches dans les rues de Montpellier. Depuis quelques mois les stars nées sur internet sont en train de donner une claque magistrale à toute l’industrie du show-business. Avec deux idées et trois bouts de ficelle, ils capitalisent des millions de spectateurs aux quatre coins du monde. Auprès de Rémi Gaillard ou des compères de la chanson du dimanche, ce reportage révèle quelques-uns des secrets de fabrication des stars du web et prouve aussi que la célébrité sur le net peut vraiment aider à réaliser ses rêves. Mais il montre surtout que ce star-system pittoresque et encore largement amateur ne durera pas. Déjà, les publicitaires et les professionnels de la communication se ruent sur cette nouvelle mine d’or...
Prendre le chemin de l’école, une routine partout dans le monde mais pas en Afghanistan. Shamsia en sait quelque chose. Vitriolée par les Talibans, cette jeune écolière a été brûlée vive à l’acide. Gilles Jacquier est parti pour Envoyé spécial dans la province de Kandahar à la rencontre de ces écolières et de ces professeurs qui chaque jour défient l’ordre des Talibans : 8 ans après la chute de leur régime, les étudiants en religion s’opposent toujours à l’école. L’insurrection menée par ces fondamentalistes a désormais, pour cible de guerre, l’éducation. Assassinats de professeurs, écoles brûlées, les attaques se multiplient et les soldats de la coalition doivent faire face à un nouveau front. Dans la province de Kandahar, l’insécurité oblige même les familles à cacher leurs enfants pour apprendre. La pauvreté, l’analphabétisme, et la loi tribale multiplient les obstacles à l’éducation…
Mohamed Aït Kaddour, ex-militant radical revient sur son passé tumultueux
“J’étais un putschiste”Au procès militaire de Kenitra, il est condamné à mort par contumace. Feu Hassan II l'appelera “le maillon maquant”. L'exil d'Aït Kaddour durera dix sept ans. À Alger, Tripoli et Paris, il continue son activisme sous la direction de Fkih Basri. Recueillis par A. Mansour et T. Chad.
• Maroc Hebdo International: Le général Oufkir redevient d’actualité. Des livres sont publiés à son sujet, essentiellement par les membres de sa famille. Avez-vous connu le général Oufkir. Le dernier intitulé “les invités”, est signé Raouf Oufkir.
- Mohamed Aït Kaddour: Je n’ai jamais vraiment connu le général Oufkir, dans le sens où on l’entend. Quand j’étais directeur du port de Kenitra, un jour de 1972, on m’a dit qu’il y a un officier qui veut me voir. Je descends, qu’est-ce que je vois, un camion chargé d’un yacht et le général Oufkir. Si j’ai bonne mémoire, c’est dans ce yacht qu’il allait rencontrer Amokrane. Cela dit, c’est Mehdi Ben Barka qui est d’actualité, et c’est lui qui ramène Oufkir à la surface.
• MHI : Mohamed Aït kaddour, avez-vous trempé dans le coup d’Etat du 16 août 1972?
- Mohamed Aït Kaddour: Non, mais à la façon où allaient les choses, j’aurais peut-être fini par en faire un. Ça pouvait être celui de 73, ou plus tard.
• MHI: Parlons de celui de 1972 parce que vous êtes parti à l’étranger immédiatement après…
- Mohamed Aït Kaddour: J‘ai encore un document qui atteste que j’étais parti superviser la construction d'une drague à Kenitra, confiée à une entreprise d’Ostende, en Belgique. J’allais fréquemment voir l’état d’évolution de ce chantier. Etant à Paris, j’ai appris que ma maison a été visitée en présence de ma femme. J’ai décidé alors de prendre un peu de recul.
Evidemment, j’avais un ami qui s’appelait mokrane, que je voyais à Kenitra. Je l’ai vu en France, en Allemagne, en Suisse, parce qu’il était malade. J’étais en bons termes avec lui, en bonne complicité, et j’allais faire de lui un cadre politico-militaire, mais voilà qu’il m’a échappé.
• MHI : Vous vouliez le recruter à l’UNFP…
- Mohamed Aït Kaddour: Bien sûr, j’en avais d’autres…
• MHI : Des militaires?
- Mohamed Aït Kaddour: Des militaires, oui.
• MHI : Qui d’autre par exemple ?
- Mohamed Aït Kaddour: Ceux qui sont morts (Dieu les ait en sa sainte miséricorde), ceux qui sont en vie et au travail, laissons-les tranquilles.
• MHI : Vous étiez alors une sorte de commissaire politique chargé par l’aile radicale de l’UNFP d’entrer en contact avec des officiers. Est-ce exact ?
- Mohamed Aït Kaddour: C’est plutôt moi qui me suis présenté finalement à Fkih Basri pour lui dire écoute, moi, j’ai été militaire, par conséquent, j’ai beaucoup d’amis, que je pourrais intéresser à notre mouvement. Cette proposition, qui remonte à 1966, a été prise en compte.
• MHI : Parmi ces militaires, dont vous avez assuré l’encadrement politique, il se trouve qu’il y en a, comme Amokrane, qui ont fait le coup d’Etat du 16 août 1972. Est-ce qu’on peut dire que vous avez été le commissaire politique des auteurs de cette tentative de putsch?
- Mohamed Aït Kaddour: Je n’ai pas programmé la date du 16 août 1972. On était dans la mouvance, oui. On était d’accord, oui. Mais pas plus. Je vous l’ai dit. J’ai rencontré Amokrane pour la dernière fois à Baden Baden, en Allemagne; il était fatigué, malade. Fikhi Basri m’a demandé de le lui présenter. On a discuté une dizaine de minutes à peine, parce qu’il devait partir avec sa femme. C’était en juin ou juillet 1972 …
• MHI: Donc quelques semaines avant le coup d’Etat?
- Mohamed Aït Kaddour: Il ne m’avait rien dit. Par contre, quand Fkih Basri est parti, il m’a dit “je t’envoie un avion”.
• MHI : Donc, vous étiez dans le coup?
- Mohamed Aït Kaddour: Il était dans le sien et j’étais dans son projet. Moi, je lui parlais, je le documentais, je lui interprétais les choses. Mais voilà que lui a été happé probablement par une autre machine…
• MHI: Machine! Laquelle?
- Mohamed Aït Kaddour: La machine Oufkir, qui avait besoin de lui. Le général l’a fait rentrer au Maroc, malade qu’il était.
• MHI: Par la suite, votre nom a été associé à ce coup d’Etat. Vous étiez officiellement impliqué…
- Mohamed Aït Kaddour: On m’a fait trop d’honneur tout de même: Il y avait deux procès, celui de Kenitra et celui de Moulay Bouaza. On m’a mis sur les deux, ce qui a abouti à ma condamnation à mort par contumace. Hassan II (que Dieu ait son âme) m’avait qualifié devant des juristes de “maillon manquant”. C’est pourquoi j’ai dit, en rentrant au Maroc, le “Maillon manquant” arrive.
• MHI: Il y a trois périodes dans votre exil (algérienne, libyenne et française). Dans vos va-et-vient entre Alger et Tripoli vous avez rencontré des officiers supérieurs algériens, dont un certain colonel Draya, qui s’occuppait des services de Renseignements algériens. Dans quel cadre s’inscrivaient ces contacts?
- Mohamed Aït Kaddour: C’était un peu pour présenter aux décideurs algériens notre tendance au sein de l’UNFP. Évidemment dans notre esprit, préparer quelque chose au Maroc à partir de l’Algérie.
• MHI : Quelque chose comme quoi ?
- Mohamed Aït Kaddour: Un maquis.
• MHI : Donc vous étiez en contact avec les officiers algériens pour préparer un maquis au Maroc. Pour renverser le régime au Maroc?
- Mohamed Aït Kaddour: Je ne leur ai pas présenté les choses de cette façon-là. Juste qu’on était un mouvement radical qui veut aller au fond des choses. Qu’on est amis, et qu’ils se doivent de renvoyer l’ascenseur.
Comme on les avait aidés, nous, en tant que, ALN, il fallait qu’ils nous aident.
• MHI: Aller au fond des choses, c’est renverser le régime alors en place au Maroc?
- Mohamed Aït Kaddour: Pourquoi pas?
• MHI : On peut appeler votre façon de procéder “intelligence avec une puissance extérieure”…
- Mohamed Aït Kaddour: De Gaulle, le grand de Gaulle, était en intelligence avec tous les extérieurs. On ne peut pas faire des choses de ce genre sans être en intelligence. Je ne luttais pas contre le Maroc. Je travaillais pour le Maroc, je dis bien, pour le Maroc. Le régime, c’était autre chose. Jamais je n’ai reçu un sou. Jamais je n’ai dit quelque chose contre mon pays; au contraire.
• MHI : Alors, comme ça, vous pensiez que les Algériens nous voulaient du bien?
- Mohamed Aït Kaddour: Non, s’ils nous voulaient du bien ou pas, là n’est pas la question. Je sollicitais une aide tout simplement. Une aide stratégique, une aide géographique, une aide militaire, ça oui.
• MHI: Vous étiez très proche de Fkih Basri, votre maître a penser. Comment se fait-il que vous n’ayez pas deviné ses intentions? Vous l’avez cru pendant tout ce temps-là?
- Mohamed Aït Kaddour: Bien évidemment. Il m’aurait demandé de me jeter du 15ème étage, je l’aurais fait.
• MHI : Maintenant on sait que vous le détestez, vous lui en voulez à mort… A quel moment avez-vous cessé de croire en lui?
- Mohamed Aït Kaddour: Quand il m’a dit “le 3 mars 1973, ce n’est pas moi”. Ce jour-là fait date dans ma tête, le masque était tombé. Derrière le masque, du marbre. Un bonhomme, livide, froid, calculateur, “qui va au guichet” se faire payer …
• MHI : Vous avez écrit qu’il avait pris des valises d’argent à Tripoli. Est-ce vous maintenez?
- Mohamed Aït Kaddour: Bien sûr que je maintiens. Le lendemain du coup d’Etat de 1972, il m’a demandé de l’accompagner à Tripoli. Il m’a présenté alors comme étant presque le chef d'une “armée marocaine de libération”. Le lendemain, on déjeune avec le ministre Libyen de l’Intérieur et le chargé des renseignements libyens.
• MHI: On dit qu’il a pris aussi des valises d’argent à Bagdad et Damas?
- Mohamed Aït Kaddour: Certainement, oui, c’est très possible, car il est “pro-tout” lui. Il est à la fois “jamahiriste”, donc pro-libyen; baathiste, il est même devenu khomeiniste, donc pro-iranien, et il a des relations avec des pays du Golfe.
Je sais qu’il possède un puits de pétrole. Il m’avait proposé en 1987 de m’occuper de son exploitation, sachant que je suis ingénieur. J’ai décliné cette offre, car je ne suis pas commerçant par vocation.
• MHI: Vous semblez dire que Fkhi Basri a fait fortune avec des projets de révolution aventuristes et fantaisistes.
- Mohamed Aït Kaddour: Ce que je sais avec certitude, c’est qu’il a une chaîne de quatre restaurants à Paris, sous l’appellation “Amazigh”, un supermarché à Ivry, un immeuble au cœur de Paris, et la liste de ses biens est encore longue.
• MHI: Après avoir arrêté la navette Alger-Tripoli, vous êtes parti à Paris. Pour y faire quoi?
- Mohamed Aït Kaddour: J’ai rejoint Abderrahmane Youssoufi et Mehdi Alaoui.
Et, sur proposition de Si Abderrahmane, nous avons créé la CAN, Commission administrative nationale, chargée des relations extérieures; y figuraient notamment Lakhsassi, Benyahia…
• MHI: Pourquoi avez-vous appelé votre fils Amekrane?
- Mohamed Aït Kaddour: C’est comme on appelle Mohammed, par référence à Sidna Mohammed.
Amokrane était un ami, un martyr. J’ai donné son nom à mon fils comme Hassan Laârej a appelé le sien Zerktouni.
• MHI: Votre retour au Maroc a été également agité. Vous avez fait vos valises et pris l’avion pour le Maroc?
- Mohamed Aït Kaddour: J’ai tout simplement pris la décision de revenir après mure réflexion.
• MHI: Mais alors pourquoi votre nom ne figure-t-il pas sur la liste de l'amnistie royale?
- Mohamed Aït Kaddour: Je ne sais pas. J’étais le maillon manquant. Moi, je ne cherchais pas à être amnistié, je me suis auto-amnistié. C’était en 1989, à la veille du Vème congrès de l'USFP.
• MHI: Et vous avez été arrêté à l’aéroport?
- Mohamed Aït Kaddour: Oui, on m’a même appréhendé dans l’avion. Tout le monde est descendu par l’avant et moi par l’arrière.
Des officiers de police se sont présentés à moi et m’ont escorté à une grosse voiture qui attendait. J’ai été retenu durant neuf jours dans une villa à Rabat. Je signe mes déclarations et on m’emmène au tribunal militaire où un juge m’annonce qu’à partir de ce moment-là je n’étais plus condamné à mort, et je suis emmené à la prison de Laâlou, puis à celle de Salé que j’ai inauguré, en tout 9 mois. Le 14 ou 15 novembre 1989, feu SM Hassan II, que Dieu ait son âme a annoncé à Abderrahim Bouâbid sa décision de prolonger une nouvelle fois la durée du Parlement, à cause du problème du Sahara. Abderrahim m’a raconté que c’est au moment où il se levait pour partir que feu Hassan II a appelé Guédira au téléphone pour lui demander de me faire relâcher. Le lendemain, le 16 novembre 1989 j’étais libre. Voilà mon histoire.
• MHI: Seulement, le constat est que vous avez tout raté par rapport à votre projet: pas de république, des coups d’État ratés.
- Mohamed Aït Kaddour: Le fait que nous soyons libres de parler de tels sujets sans entrave me suffit largement. Avant on ne pouvait pas. Et c'est en partie grâce à ces fautes, à ces erreurs.
Un appel de la communauté marocaine de l'Amérique du nord à Monsieur Benhima, PDG de la RAM et à l'Association des pilotes de ligne de la RAM pour faire une exception sur la ligne Casa/Montréal dans leur grève.
En 10 ans, le coût d’entretien des voitures a progressé de 35 %, soit 2,5 fois plus vite que l’inflation. L’envolée des prix des matières premières est loin de tout expliquer. Les constructeurs, en proie à des difficultés sur la vente de voitures neuves sont régulièrement accusés de vouloir se "refaire des marges" sur les réparations. Durant plusieurs semaines, Envoyé spécial a mené l’enquête. Premier constat : si les pratiques de certains garagistes pour alourdir la facture perdurent, l’essentiel des hausses est à mettre à l’actif de techniques plus sournoises. En France, contrairement à de nombreux pays européens, les constructeurs disposent d’un monopole sur la carrosserie. Une copie légale en Belgique devient donc une contrefaçon chez nous. Résultat, faute de concurrence, le prix de certaines de ces pièces détachées explose. La sophistication croissante des voitures est également devenue une aubaine pour les grandes marques. L’introduction massive de l’électronique dans la voiture rend le client de plus en plus dépendant de son concessionnaire. Il devient de plus en plus difficile pour un bricoleur de plonger ses mains sous le capot.
En Tunisie, la destination favorite des Français, les formules « tout compris » proposent des séjours vacances aux prix quasi imbattables : de 400 à 900 euros par personne et par semaine, en bord de mer, avec piscine à débordement, buffet et apéritif à volonté, jeux, discothèques et même thalassothérapie comprise. Le luxe, à portée de main, pour 500 000 touristes chaque année… Pourquoi ces vacances « all inclusive » à deux heures de Paris tiennent-elles du petit miracle économique ? Comment fonctionnent ces hôtels-clubs tunisiens qui, souffrant d’une image « bon marché » se sont imosés avec du « haut de gamme » aux mêmes tarifs ? Voyage au cœur d’un hôtel-club d’Hammamet, la grande station balnéaire tunisienne, à la rencontre de ces touristes qui privilégient la mer et le soleil, mais aussi la sécurité ; et de ceux qui sont à leur service : les petites mains, les animateurs et les guides.
Née dans les années ambiguës des débuts de la modernité, la dynastie sharîfienne évolua dans un monde en transition.
Pour se faire une place dans un espace marocain fragmenté et en proie aux convoitises ibériques et ottomanes, les souverains de la dynastie durent adopter un système de légitimation sans faille, créer des institutions efficaces et mener une activité diplomatique énergique dans le but d'asseoir leur pouvoir au Maroc, préserver l'indépendance du sultanat et mener une politique impériale. Pour réaliser ce projet triptyque, le sultan-sharîf Ahmad al-Mansûr (1578-1603) adapta, pour mieux l'adopter, l'idéologie califale, la monarchie universelle islamique, unique récipient idéologique et institutionnel dans lequel il pouvait puiser pour faire le plein de force sacrée.
Il utilisa à cet effet un dispositif symbolique implacable qui requit l'adoption d'un systèmes de croyances et de concepts producteurs de légitimité, d'un cérémonial syncrétique et d'insignes du pouvoir " scripturaires ". Sur le terrain, al-Mansûr dut tantôt dynamiser les institutions administratives, financières et militaires existantes, tantôt réformer le système en créant de nouvelles institutions inspirées des modèles ibérique et ottoman.
En matière de diplomatie, le sultan n'eut rien à envier à ses contemporains. Jouant sur la rivalité hispano-ottomane, il garantit tout d'abord la sécurité de son trône vis-à-vis de la Porte, puis il s'éloigna de l'Espagne pour se rapprocher des pays protestants, dans le but de neutraliser le royaume ibérique et pouvoir entamer ses conquêtes sahariennes. Il voulut alors réaliser son projet de califat occidental en s'emparant de l'Empire songhay, et se prit à rêver d'une conquête andalouse et même de la conquête du Nouveau Monde.
Quoi de plus exotique qu’un mariage sous les tropiques, les pieds dans l’eau ? Chaque année, des milliers de Français se marient à l’étranger, pendant leurs vacances. Destination privilégiée : les Seychelles. Ces couples, en quête d’exotisme et d’intimité, veulent échapper aux contraintes d’un mariage traditionnel en famille. Des tour-opérators se sont spécialisés dans le tourisme nuptial et proposent des formules tout compris vol-séjour-cérémonie accessibles à tous. Un bon filon aussi pour les hôteliers, qui remplissent leurs établissements pendant la basse saison grâce à cette nouvelle clientèle. Les touristes étrangers, eux, préfèrent toujours Paris. Pour les Américains, la capitale française reste le symbole du romantisme, et la destination rêvée pour se dire oui. Ils viennent se marier sans invités ni famille, mais avec tous les clichés du glamour et de la « french touch ». Et ils dépensent sans compter : Rolls Royce, robe blanche, jaquette, alliances… tout doit être 100% parisien ! D’autres pays ont bâti une véritable industrie du mariage pour touristes : depuis quelques années, Chypre est devenue une sorte de Las Vegas européenne. Les touristes peuvent s’y marier en 5 minutes. Une aubaine pour les centaines de milliers de couples originaires de pays voisins, comme Israël ou le Liban, où le mariage civil n’existe pas et où le mariage entre 2 religions différentes est impossible. Les mairies chypriotes sont prises d’assaut par ces couples qui n’hésitent pas à faire l’aller-retour dans la journée pour se marier. Cette procédure simplifiée a une conséquence imprévue : Chypre est devenue le lieu d’un vaste trafic de mariages blancs. Des Européens peu scrupuleux acceptent de se marier, moyennant finance, avec des ressortissants extra-communautaires qui obtiennent ainsi un titre de séjour, précieux sésame pour résider dans l’Union Européenne. A travers les portraits de couples français et étrangers, l’équipe d’Envoyé Spécial a exploré les dessous et les dérives de cette nouvelle forme de tourisme.
Chaque année, 10 millions de touristes se retrouvent sur la Côte d’Azur. Ils sont entrés en compétition avec des milliards de représentants d’une autre espèce pour le contrôle du territoire : les méduses. Dans le bassin méditerranéen, elles envahissent les plages, parfois par bancs entiers, poussées par les vagues, au gré des vents et des courants. A Antibes, 3 000 personnes se sont fait piquer l’an dernier. Alors cette année, c’est la guerre aux méduses, à coups d’épuisettes, de bateau-aspirateur, de crème répulsive et de filet posé autour de la zone de baignade… Elles ont déjà envahi plusieurs mers du globe. Faudra-t-il demain renoncer à la baignade, ou barricader toutes les plages ? Cauchemar des vacanciers et des pêcheurs, les méduses passionnent en revanche les scientifiques. A l’Observatoire océanologique de Villefranche-sur-Mer, Gabriel Gorsky tente de percer leur mystère. Sous l’eau avec des sondes, depuis les cieux avec des photos satellites, il les traque dans toute la Méditerranée et s’interroge. Leur prolifération tient-elle d’un phénomène naturel ? Ou plus sûrement une conséquence de la surexploitation des mers et du réchauffement climatique ?
Comment s’offrir des vacances de rêve quand le porte monnaie est vide ? En ces temps de crise, plus d’un Français sur deux pense ne pas pouvoir partir en vacances cet été. Certains ne renoncent pas et commencent à se tourner vers des solutions alternatives, peu coûteuses et pourtant pleines de promesses… Des vacances aux noms étranges : house sharing, couchsurfing, wwoofing.... Traduction : on échange son logement avec une autre famille à l’autre bout du monde, on s’invite chez des inconnus qui vous offrent leur canapé le temps de quelques nuits, on bénéficie du gite et du couvert gratuits chez un agriculteur bio en échange de quelques heures de travail à la ferme. Très en vogue dans les pays anglo-saxons ces vacances système D. sont en train de conquérir les Francais, toutes générations confondues, du jeune étudiant qui ne peut s’offrir l’hôtel aux familles qui ont envie de rêver pour un moindre coût. Dans ce reportage nous sommes allés à la rencontre de ces étonnants voyageurs : Laurent un jeune cadre parisien qui s’est donné un an pour faire le tour du monde en couchsurfing, c’est-à-dire, en surfant de canapé en canapé. Un moyen de faire des écomomies et de vivre la vie des habitants des pays où il s’arrête. Nous avons rencontré ces wwoofeurs, des aventuriers prêts à mettre les mains dans la boue pour s’offrir un voyage en Nouvelle Zélande... Nous avons suivi ceux qui n’ont pas peur de laisser les clés de leur maison à des étrangers... Et derrière ces nouvelles façons de voyager nous avons eu l’impression d’assister à la naissance d’une autre philosophie du voyage : tous nous ont parlé de partage, d’échange, de responsabilité, de citoyenneté..... Et si la crise permettait de donner un autre sens aux vacances ? De Paris à Alexandrie, de la Normandie à la Californie, de la Nouvelle Zélande à la Chine, un reportage de Stéphanie Lebrun, Julie Peyrard & Lise Thomas Richard.
Le thé vert a retrouvé ces dernières années les vertus curatives que la Chine ancestrale lui avait découvertes. Un phénomène de mode qui met le thé vert à toutes les sauces : dans les tasses certes, mais aussi dans les mets gourmets, dans les crèmes dermatologiques. Synonyme de confort, de bien être, de cure, il peut faire rajeunir, maigrir, dormir, il est dans l’air du temps. C’est un produit “réponse”, comme les appellent les distributeurs, toujours en quête de satisfaire les consommateurs ou de prétendre les satisfaire… Mais qu’est ce que le thé vert et d’où vient-il ? Direction le Sri Lanka, un des plus importants producteurs de thé vert au monde, sur les traces de cette feuille, soit disant miraculeuse. Dans ce pays rien n’a changé depuis un siècle, depuis que les colonisateurs anglais ont introduit le thé sur l’île, on continue de le cultiver entièrement à la main. Le secteur est en pleine expansion. Derrière les paysages de carte postale se cache une réalité faite d’exploitation, de misère et de conditions de travail proches de l’esclavage. Pour les travailleurs et cueilleuses des plantations le thé vert n’a pas de vertus curatives, il n’a pas amélioré leur sort alors que les producteurs locaux et internationaux ont multiplié leurs bénéfices… Pour eux le thé vert a un goût très amer...
Cheb Mami a été condamné vendredi 3 juillet à 5 ans de prison ferme pour une tentative d'avortement forcé de son ex-compagne. La peine a été prononcée par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis).
De son vrai nom Mohamed Khelifati, la star franco-algérienne du raï est écrouée depuis lundi à la prison de la Santé, à Paris, après deux ans de fuite en Algérie. Cheb Mami reste en prison, les juges ayant décidé son maintien en détention.
La peine prononcée est inférieure aux réquisitions: le procureur Ophélie Champeaux avait réclamé sept ans de prison. Cheb Mami encourait une peine maximale de 10 ans de prison.
Prison aussi pour le manager
Chemisette blanche, le chanteur est resté le visage fermé après l'énoncé du jugement. Il a ensuite été emmené sous escorte policière. On ignore s'il compte faire appel du jugement.
Son ex-manager Michel Lecorre (Maurice Lévy), qualifié d'"organisateur et instigateur" des actes de violences par le tribunal, a écopé pour sa part de 4 ans de prison. Alors qu'il était jusqu'ici sous contrôle judiciaire, les juges ont lancé un mandat de détention contre lui. Alors qu'il était jusqu'ici sous contrôle judiciaire, les juges ont lancé un mandat de détention contre lui.
"J'ai fait une faute, c'est grave"
Durant l'audience jeudi, Cheb Mami a reconnu sa responsabilité, avouant en sanglots "sa faute grave", mais avait dit avoir été "piégé".
"J'étais dépassé", a-t-il dit en sanglots. "C'est contraire à mes principes, à ma religion. Je n'arrive pas à l'expliquer. J'ai fait une faute, c'est grave, le cauchemar. Je n'étais pas dans la villa mais je savais ce qui se passait", a-t-il déclaré.
"Je regrette tout ce qui s'est passé. Je lui demande pardon, je regrette", a-t-il lancé après les plaidoiries de ses conseils.
Il a rejeté la faute sur son ex-impresario : "C'était l'idée de Michel" Lecorre, s'est défendu Cheb Mami, campant sur sa ligne de défense. "J'ai accepté dans la panique. S'il n'avait pas proposé cette possibilité je n'aurais jamais pensé à ça. Mais je n'ai rien fait pour l'arrêter", a-t-il reconnu.
L’Espagne recrute partout depuis quelques années, surtout au Maroc. Le temps d’une vendange ou d’un chantier. L’Anapec (Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences) cherche des « candidats » pour le voisin ibérique qui iront travailler quelques jours ou quelques mois pour 35 euros par jour environ. Seuls le logement et le voyage sont compris dans le package. Les frais de visa sont payés par les futurs travailleurs, qui évidemment rentreront chez eux une fois leur tâche accomplie. Voici une réalité des Marocains en Espagne, mais qu’en est-il de ceux qui sont dans ce pays depuis la première campagne d’immigration ? Où travaillent- ils ? Quels secteurs occupent-ils ? Que signifie être « zmagri » en Espagne ?
Après la France, l’Espagne regroupe la deuxième plus importante communauté marocaine d’Europe. Depuis 1991, date de la première loi d’immigration, l’Espagne distribue des visas à tour de bras afin d’alimenter certains secteurs d’activité en manque de main-d’œuvre. Ces secteurs sont l’agriculture, l’industrie, la construction et le tertiaire. Selon de tout derniers chiffres qui s’arrêtent à juillet 2007, sur près de 15 millions d’actifs en Espagne, 240.000 d’origine marocaine ont un emploi, soit 1,6%. On recense dans toute la péninsule ibérique, 604.000 immigrés marocains ayant un permis de séjour, répartis dans différentes régions, à savoir parmi les plus peuplées : la Catalogne avec près de 200.000 personnes, suivie par l’Andalousie (89.000) et Madrid (68.000).
Le secteur primaire est celui qui emploie le plus une population immigrée. Plus d’un Marocain sur trois travaille dans l’agriculture. Dans la construction, ils sont un cinquième. Le secondaire embauche 9% de cette population. Quand au secteur tertiaire, dominé généralement par les femmes, il englobe 27% des travailleurs marocains. Ce dernier comprend l’hôtellerie, les services domestiques et le commerce. En revanche, 6% seulement sont cadres ou exercent une profession libérale.
Cela fait 17 ans, soit le temps d’une demi-génération, que les Marocains ont émigré en Espagne et l’on remarque que ce sont toujours ces mêmes secteurs qui les emploient. La seule différence se trouve dans la nouvelle loi d’immigration, adoptée en 2003, peu après la légalisation massive des clandestins sur le territoire espagnol. Cette loi spécifie le contrôle des frontières : si le visa n’est plus aussi facilement distribué ou prolongé comme il y a quelques années, cela ne veut pas dire que toutes les demandes faites par les immigrés soient rejetées. Selon le ministère de l’Intérieur, le prolongement des visas pourra se faire « exceptionnellement si les étrangers ne formant pas partie de l’ Union européenne résident en Espagne pour raisons humanitaires ou pour une éventuelle collaboration avec la justice ». Ceux-ci doivent évidemment répondre aux critères de la loi afin de demander un permis de séjour. En résumé, la loi a changé, mais pas la situation des Marocains.
Selon l’INE (Institut national de statistiques espagnol), les travailleurs déclarés sont majoritairement des hommes. Ils constituent près de 1,16% de la population active dans la péninsule, soit environ 174.000 personnes, généralement célibataires et âgés entre 20 et 30 ans. Dans l’imaginaire espagnol, l’immigré « type » est un homme, ouvrier, célibataire et âgé de 25 ans. Les femmes représentent moins de 0,5 % des actifs. Elles sont environ 37.000, également célibataires et relativement jeunes. Seule une infime partie de cet effectif englobe les femmes mariées ou divorcées. Les femmes travaillent plus aisément dans les secteurs domestiques. Un tiers d’entre elles sont embauchées comme cuisinière ou serveuse.
Néanmoins, globalement, les proportions varient en fonction de la région de résidence. Par exemple, le secteur agricole prime plus à Murcie qu’aux Baléares. Le secteur industriel reste minoritaire dans tout le pays à part à la Rioja ou dans la Communauté Valencienne où il demeure la principale source d’activité et de richesse de la région.
Les Marocains qui travaillent en Espagne sont à l’évidence plus nombreux. Même si 604.000 personnes sont en situation légale sur le territoire, c’est-à-dire possédant un permis de séjour et bénéficiant de la sécurité sociale, quelques milliers d’autres vivent dans la clandestinité la plus totale ou ne se déclarent qu’à moitié. Selon des sources dignes de foi, la combine serait de se faire enregistrer à la mairie et obtenir une attestation de logement. Cette pratique serait répandue et ne solliciterait aucune contrainte. On pourrait parfaitement déclarer où l’on habite sans pour autant avoir une carte de séjour. Une simple carte d’identité suffirait alors, qu’elle que soit la nationalité. Cette mesure n’est pas pour autant facultative, car elle permet à la Commune de recenser les habitants des environs et de pouvoir obtenir ses papiers définitifs. Elle est aussi normalement destinée à aider l’« Hacienda », le service des Impôts, mais leur communication laisse encore à désirer au grand bonheur de tous les Espagnols et de tous les étrangers résidant en Espagne.
Cette illégalité a pour corollaire l’exploitation relative de cette couche de la population dans tous les secteurs d’activité, particulièrement au sein de l’agriculture et de la construction où les conditions de travail sont souvent déplorables. On se souvient des événements du 17 janvier 2007 où deux jeunes Marocains ont été grièvement blessés suite à un accident de travail : l’un d’entre eux, tout juste âgé de 22 ans, avait succombé à ses blessures.
On se souvient aussi de la tragédie de juillet 2006 qui avait fait cinq morts suite à des irrégularités graves sur un chantier de construction. S’il est connu que les clandestins ne sont pas payés ou très mal payés et qu’ils ne jouissent pas de bonnes conditions de travail, les salariés légaux ne sont guère mieux lotis : rarement déclarés à la sécurité sociale, ils touchent presque la totalité de leur salaire au noir sans être pris en charge en cas d’accident, ajoutant à cela des comportements et des agissements intolérables de la part d’employeurs.
On constate très souvent, dans le secteur de la construction, l’absence de filets de sécurité et de congés payés et, pis encore, le licenciement immédiat en cas de maladie ou d’indisponibilité temporaire. Mustafa Dadda, une des victimes de l’incident de janvier dernier, raconte que « les remparts de sécurité étaient insuffisants » et que « le mur risquait de s’effondrer à tout moment. » D’après certains ouvriers, beaucoup n’osent pas refuser de travailler - alors qu’ils savent que cela comporte un risque pour leur vie - « par peur de représailles ».
Si les immigrés marocains acceptent ce genre de situation, c’est pour plusieurs raisons. Tout d’abord, par manque de choix : à cause de la ségrégation à l’embauche, il est en effet très difficile pour un étranger, de manière générale, de trouver du travail en Espagne, et encore plus pour un Marocain. Sans compter le délit de faciès. Il est clairement spécifié sur des sites Internet destinés à l’emploi, tels que trabajar.com, la mention « espagnol natif ». Cette discrimination est d’autant plus confirmée lorsque l’on sait qu’un Espagnol sur deux est davantage préoccupé par l’immigration que par le terrorisme. Effectivement, selon une étude publiée par l’agence Europa Press sur les principales préoccupations des Espagnols cette année, l’immigration serait en première position du classement en même temps que le chômage.
Selon Abdelhamid Beyuki, président de l’Atime (Association des travailleurs immigrés en Espagne) créée en 1989, « la xénophobie est en hausse et se trouve être partiellement le résultat de ce que transmettent les médias, mais elle est aussi le résultat du message que diffuse le gouvernement espagnol pour justifier sa politique migratoire ».
Toujours selon lui, « le racisme une fois enclenché devient très difficile à combattre et cela se ressent au moment d’être embauché. » Quand à l’exploitation de la population marocaine, il affirme la combattre tous les jours grâce aux syndicats et ONG espagnoles. Tout ceci nous donne une forte impression de déjà vu : malgré la différence d’évolution entre la France et l’Espagne, il semble que l’histoire de l’immigration se répète.
Ce film revient sur la crise des subprimes et sur ses répercussions mondiales, de l'Ohio, où il enquête sur la spéculation immobilière, à l'Allemagne et la France, où le désarroi est grand, en passant par New York et Londres, incontournables places commerciales et financières. Le documentaire donne la parole aux victimes de la crise mais aussi à ses acteurs : boursiers, cadres des agences de notation, analystes financiers. Les témoignages des uns et les aveux des autres sont commentés par Peter Sloterdijk, philosophe, Friedhelm Hengsbach, spécialiste d'éthique sociale, ou Richard Sennett, sociologue, pour qui le néolibéralisme s'achève en "désastre économique et culturel". Et pour Peer Steinbrück, le ministre allemand des Finances, le pire est peut-être encore à venir.
Il y a trois ans, le politologue néo-conservateur américain Robert Kagan a déversé dans les médias européens sa thèse des « deux Occidents » (1) : la « puissante » Amérique et la « faible » Europe. Sans considération pour ses amis de l’Ancien Continent, Kagan a affirmé, dans le registre cassant qu’affectionne la Maison Blanche, que les Européens se trouvaient désormais « hors de l’histoire », trop attachés aux désuètes valeurs « tolérantes » de l’Etat de droit.
Le 11 septembre 2001, date des attentats de New York et de Washington, marque le lancement de la « révolution impériale ». En tant que membre de la commission spéciale d’enquête du Parlement européen sur « la supposée utilisation par la CIA de pays européens pour le transport et la détention illégale de personnes (2) », j’ai entendu répéter, à chaque entretien, que le 11-Septembre imposait des « changements nécessaires » dans les règles du jeu international.
Bref, comme l’affirme M. Dan Fried, sous-secrétaire d’Etat américain chargé des affaires européennes et euro-asiatiques (3), les Etats-Unis « font face à une nouvelle menace », et chacun doit comprendre que « le système légal en place est incompatible avec la nouvelle bataille qu’exige cette guerre ». Cette argumentation, sur des tons plus ou moins différents, a été reprise, devant des parlementaires européens, par M. Richard Durbin, sénateur démocrate de l’Illinois, par M. Arlen Specter, sénateur républicain de Pennsylvanie, ainsi que par le représentant démocrate de Floride, M. Robert Wexler.
En Europe, il est courant d’affirmer que la torture est illégale, injustifiée, et même inutile pour établir la culpabilité d’un accusé. En revanche, le discours public américain, même dans les médias les plus sérieux, a gravement dérapé sur cette question. Des auteurs prestigieux n’ont pas hésité à établir des distinguos, parfois scabreux, entre la « torture tout court », des « degrés de torture », et la torture en « certaines circonstances ».
Des membres du gouvernement des Etats-Unis (dont le vice-président Richard Cheney et le ministre de la défense Donald Rumsfeld) ainsi que des fonctionnaires de tous les niveaux de l’administration Bush ont jugé « inacceptable » l’invocation des droits humains s’agissant de présumés terroristes. Des juristes conservateurs – dont l’actuel ministre de la justice Alberto Gonzáles – ont concocté de nouvelles catégories juridiques, comme celle d’« ennemis combattants », pour dénier aux suspects de complicité de terrorisme l’application des droits garantis par les conventions internationales. Une décision de la Cour suprême du 7 juillet 2006 affirme que l’article 3 des conventions de Genève s’applique au conflit avec Al-Qaida. Le Pentagone s’est incliné devant cette décision.
M. Wexler a réfuté avec véhémence l’objection selon laquelle les extraordinary renditions(« arrestations extraordinaires », c’est-à-dire l’interpellation clandestine, par des agents secrets sans mandat d’arrêt judiciaire, de suspects n’importe où dans le monde, pour les conduire dans des prisons cachées où ils peuvent être soumis à la torture) pourraient être assimilées à un terrorisme d’Etat. « Même si nous faisons des choses illégales, nous a-t-il déclaré, ou si nous faisons du mal – et je sais que parfois il peut s’agir de choses épouvantables – nul ne peut nous placer sur le même plan que les terroristes. »
En somme, Abou Ghraib, la torture, Guantánamo, les extraordinary renditions et les violations des droits humains en Irak ou en Afghanistan ne seraient que de « simples bavures », des « effets collatéraux » secondaires, qui ne doivent pas être sanctionnés dès lors que tout Etat engagé dans la lutte contre le terrorisme aurait le droit de se soustraire au champ d’application des normes juridiques de l’avant-11-Septembre. On est désormais bien au-delà de l’argumentation de Washington qui soustrait les Etats-Unis à la juridiction de la Cour pénale internationale (4).
Dès le 13 novembre 2001, le président Bush a institué, par décret, les tribunaux militaires d’exception (5) qui, selon le juriste Antonio Cassese, « ont fait reculer de cinquante ans la société américaine (6) ». « Mal conseillé par un ministre de la justice qui paniquait, le président s’est octroyé des pouvoirs dictatoriaux (7) », a noté William Safire, un des éditorialistes les plus conservateurs.
Sur la base d’informations détenues par le président des Etats-Unis, des tribunaux militaires d’exception peuvent juger des citoyens étrangers soupçonnés d’avoir participé, ou coopéré, à des actions contre les Etats-Unis, ou ayant gravement porté atteinte à leurs intérêts politiques et économiques. Il n’est pas nécessaire d’étayer de telles accusations par des preuves, voire d’inculper ou d’informer l’accusé. La présence d’un avocat n’est pas obligatoire, l’habeas corpus est suspendu, les procès peuvent être secrets. Les preuves et les aveux obtenus sous la torture, non valables dans les procès habituels, sont ici acceptés. La condamnation à mort peut être prononcée à la majorité des deux tiers (deux juges militaires sur trois), et pas à l’unanimité comme c’est le cas dans les tribunaux de la justice ordinaire. Les membres du jury n’ont plus à faire valoir leur « intime conviction » de la culpabilité de l’accusé, lequel ne dispose d’aucune possibilité de faire appel de leur verdict.
Après la décision de la Cour suprême du 29 juin de déclarer illégaux les tribunaux qui devaient juger les prisonniers de Guantánamo, le gouvernement américain tente de trouver un accord avec le Congrès pour établir un cadre de fonctionnement de ces tribunaux, tout en maintenant leur caractère d’exception.
L’existence de prisons secrètes hors d’Europe (Afghanistan, Syrie, Maroc, Egypte, etc.) est connue, ainsi que celle d’autres lieux de détention, dans des endroits encore ignorés, où demeurent incarcérés depuis 2003, par exemple, MM. Khaled Cheikh Mohammed et Ramzi Ben Al-Shaiba, deux des présumés organisateurs (qui auraient avoué, selon des informations exfiltrées par la CIA) du 11-Septembre. Jamais jugés, jamais réapparus, sont-ils encore en vie ?
Le 4 octobre 2001, l’ancien secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), Lord Robertson, a rendu publique la demande de l’ambassadeur extraordinaire des Etats-Unis à Bruxelles – M. Frank Taylor – d’appliquer l’article 5 du traité de l’Alliance atlantique (8). Un traité renouvelé lors des célébrations du cinquantième anniversaire de l’OTAN à Washington – en 1999, en pleine guerre contre la Yougoslavie – et qui faisait de l’OTAN, alliance défensive, une alliance « préventive » dont la zone d’intervention était élargie à toute la planète.
Le 19 juin 1986, Michel Colucci, plus connu sous le pseudonyme de Coluche, meurt à la suite d’un accident de moto, ayant percuté sans casque un semi-remorque, sur une route départementale entre Cannes et Grasse. L’humaniste amuseur à l’humour féroce, à la fois trublion brocardant les hommes politiques, jusqu’à se porter candidat à la présidentielle, et créateur inspiré des Restos du coeur, meurt sur le coup. La version officielle parle de "Coluche à moto roulant comme un dingue sur une petite route de l’arrière-pays cannois. De la sortie d’un virage, du camion, qui manœuvrait et donc lui barrait la route comme un mur d’acier. Coluche, à fond, à la sortie d’un virage, n’avait rien pu faire. Il allait trop vite... Au lendemain du drame, personne n’a pris la peine de consulter les témoins. Les journaux se sont contentés de reprendre les infos diffusées par l’AFP.
Or, il se trouve que Coluche roulait à soixante kilomètres à l’heure dans une ligne droite. Le camion arrivait en sens inverse pratiquement au pas et au dernier moment, il a viré à gauche. A partir de là, bien des questions se posent sur la thèse de l’accident." Voilà, présenté par son éditeur, l’argument de Coluche, l’accident, contre-enquête, ouvrage signé des journalistes Antoine Casubolo et Jean Depussé.
Ce dernier commence son investigation le jour-même de la mort de Coluche, se rend sur place, rencontre les témoins, recoupe les éléments... Il consacrera le reste de sa vie à l’affaire, sans avoir le temps de mettre le point final à son enquête : il décède le 12 mars dernier. Casubolo reprend le travail de son confrère et en publie enfin les résultats. Et le livre soulève un paquet de questions.
Pourquoi ne pas croire les deux copains qui roulaient juste derrière Coluche ? Ils donnent des faits une relation diamètralement opposée aux conclusions de l’enquête offcielle. "On roulait calme, entre 60 et 80 km/h, en ligne droite... au moment où on est arrivé à sa hauteur, le camion a brusquement tourné à gauche. Une manoeuvre insensée !" frissonne encore Didier Lavergne, témoin clé de la scène.
Il parle aussi de l’étrange détachement du chauffeur du camion, après l’accident, comme non-concerné par l’histoire. D’une dépêche AFP, annonçant la mort de Coluche et publiée une heure avant qu’elle ne survienne ! Des éléments suffisamment troublants pour envisager la thèse de l’assassinat du comique qui n’en faisait définitivement plus rire certains. Du tout. Qui ? Les enquêteurs s’appuient sur deux sources anonymes, un ex-flic et un ex-espion, pour orienter le lecteur sur la piste des services spéciaux. Ils laissent alors de nouvelles questions sans réponse. Coluche s’est éteint, sans que la lumière ne soit encore faite...
l'eglise catholique estime realiser 10 000 chretiens Marocains, d'ici 20 ans, les statestiques catholique pretendent que les Marocains qui se sont converti aux catholisme sont 1000 personne, le chiffre qui resta indeffirent pour l'etat du Maroc.
Pendant ces derniers années, les observateurs ont detecté une sorte de mouvement bien organisé de la part des associations chretienne dans la rue marocaine, cela n'a pas pu passé inaperçu, et surtout sans verser des critiques dans les journaux, de la part des lecteurs...., devant la crainte de ce nouveaux mouvement du chrestianisme, des responsables politique pensent que certes le mouvement catholique travaille au Maroc, mais il n'est pas devenu un danger pour la foi du royaume.selon les responsables, ce n'est que les Marocains qui sont dans des situations demenué qui se christianisent, pas par conviction, mais plus certainement par pauverté, ou maladie...et que cette chrestianisation n'est qu'un outil pour se debarasser de leur penibles situation de vie.c'est tout.
Mais certains d'autres, et surtout les Oulamas, croient que le christianisme est preseque devenu un danger, car elle abuse de la liberté de presse, comme elle abuse de la tolerence des marocains, et de la pauverté de beaucoup d'entre eux, pour cela, les chretiens travaillent toutjours dans les quartiers pauvres des villes.ils ne savent pas encore que les chretiens marocains ont un site dans le quel ils font connaitre leur projet, leur conviction et leur detournement de l'islam, ils ne sont pas tous des pauvres, ni des malades. si les Oulamas ont pu visité le site des marocains chretiens, ils vont etre choqué surement de lire des articles sur le Dieu de l'islam qui n'est que satan lui meme, plus encore, Mohammed sws n'a pas du Dieu, et son coran n'est qu'un livre de mensonge.....plein d'autres articles dans les langues arabes, francais , anglais, ecrites par des chretiens marocains, qui insultent le Dieu du coran, oubliant lachement qu'ils sont dans une terre musulmane, coment pour quelques uns qui souhaitent etre admis par l'etat marocain, insultent l'islam , la religion de ce peuple Marocain.
Differement de tout les sites bibliques de l'europe, celui là, n'a pas pu dessimuler sa haine a l'egard du messager de l'islam, ou le saint coran...ce qui pose plus qu'une question.
Les responsables croient que l'eglise catholique en voulant creer 10 000 chretiens marocains d'ici 20 ans, elle vouler ainsi creer une minorité par la quelle l'occident jouera la carte de "protection d'une minorité", et qui lui servera en avenir d'intervenir dans les affaires interieurs du pays.
les Oulamas, sont les plus grands absent dans cette situation qui a fait couler des ancres dans des journaux, malgré que certains d'entre eux ont dit leur avis dans certains medias comme "Al jazeera", mais il manque un travail bien organisé de la part d'eux comme il est bien organisé le travail catholique dans le pays.
Le Maroc, le pays qui a connu deja le christianisme sans laisser la moindre trace derriere, ni d'ancienne eglize, ni de croix....car c'etait une christianisme differente de celle du Rome, une christianisme simple mais qui n'a pas pu convaincre la majorité de la population, c'est pour cela que une fois que l'islam est venu, que les Marocains on y est entré, car ils y'ont trouvé la religion la plus harmonieuse à la simplecité de leur personnalité, et à la logique de leur mentalité.
Apres tout ces siecles de l'islam, est ce qu'il viendera un jour ou des marocains reclament une eglize chretienne marocaine, un prêtre catholique marocain, et des jours feriers de tout les saints catholiques, et des livres scolaires qui commencent par : Au nom du Pére???...rien n'est incroyable.

The Secret, described as a self-help film, uses a documentary format to present the "Law of Attraction."
This law is the "secret" that, according to the tagline, "has traveled through centuries to reach you." The film features short dramatized experiences and interviews of a "dizzying dream team of personal transformation specialists, spiritual messengers, feng shui masters, and moneymaking experts".
As put forth in the film, the "Law of Attraction" principle posits that people's feelings and thoughts attract real events in the world into their lives; from the workings of the cosmos to interactions among individuals in their physical, emotional, and professional affairs.
The film also suggests that there has been a strong tendency by those in positions of power to keep this central principle hidden from the public. The previews or "clues" to the film, show men who "uncovered the Secret...".
"A quoi sert l'orgasme ? Comment ça marche ? Quel est le rôle des émotions, des fantasmes ? L'orgasme masculin est-il différent de l'orgasme féminin?"
Que de questions auxquelles Arte va tenter de répondre ce soir, en se penchant sur un des plus joyeux mystères de la vie : l'Orgasme.
Honneur aux femmes, avec tout d'abord un documentaire sur le plaisir féminin : Pardon mais c'est trop bon... Puis on s'occupe des hommes avec Alors, heureux ? L'orgasme masculin. Si le contenu est aussi bon que les titres, la soirée est prometteuse...
L’orgasme, en grec : οργασμός (orgasmós), de orgân, « bouillonner d'ardeur », est la réponse physiologique et psychologique qui a lieu au maximum de la phase d’excitation sexuelle. Il est généralement associé, chez l’homme, à l’éjaculation et à des contractions musculaires rythmiques des muscles du périnée, chez la femme, à la rétraction du clitoris, à des contractions musculaires rythmiques périnéales et intra-vaginales.
Choisir le sexe de son enfant, c’est un rêve vieux comme le monde, mais c’est interdit par la loi…Impossible en France comme dans toute l’Europe d’avoir recours à la procréation médicalement assistée pour choisir le sexe de son enfant, sauf pour raisons médicales.De tous temps, il y a toujours eu des recettes de grand-mère : du régime au calendrier chinois en passant par toutes sortes de potions magiques. Mais au XXIe siècle, il y a de redoutables rivales : des cliniques qui, en Europe, proposent et permettent aux couples de choisir le sexe de leur enfant pour satisfaire leur convenance personnelle. C’est ce que révèle l’enquête d’Envoyé spécial en France, en Angleterre, en Grèce et à Chypre.
As a trusted adviser to a member of United Arab Emirates royal family, Texas businessman Bassam Nabulsi says he safeguarded the sheik's most important documents: financial records, investment documents, and videotapes showing the sheik torturing people with a cattle prod and a spiked plank.
When the business relationship began to deteriorate, Nabulsi says, he also was imprisoned for months and tortured by jailers trying to get the tapes back.
Now, the tapes could become evidence in a federal lawsuit against Sheik Issa Bin Zayed Al Nahyan, a son of the late UAE president and brother of Abu Dhabi's crown prince.
Depuis qu'en 1978 est née, en Angleterre, Louise Brown, le premier bébé-éprouvette, la science a bouleversé les codes de la natalité. Et la révolution se poursuit. Hommes et femmes n'auront, paraît-il, plus besoin de s'unir pour concevoir. Etrange monde en devenir. Le meilleur ? Pour reprendre l'hypothèse grinçante d'Aldous Huxley ?
En résumé, d'après le professeur Lyne Armstrong, du laboratoire de recherche de New Castel, spermatozoïdes et ovocytes artificiels seraient en chantier et se développeraient à partir de cellules souches. En Chine et aux Etats-Unis, l'utérus artificiel est en bonne voie. De quoi poser sérieusement la question de la place de la différence des sexes puisque, dans le cas de sperme artifciel réalisé à partir de peau féminine, cette différence est totalement effacée. Ce qui est le rêve d'un couple de lesbiennes interrogées sur la question. Pour ces deux femmes, fabriquer leur propre sperme serait une aubaine. D'autant qu'avec l'abolition du géniteur anonyme, comme c'est le cas pour l'insémination artifcielle, la question du patrimoine génétique ne se posera plus. Il sera identifé, comme il l'est au sein d'un couple hétérosexuel banal, c'est-à-dire sans donneur tiers. La filiation par ce biais retrouverait sa place. Quant à celle de l'enfant, elle n'est qu'ébauchée et c'est dommage.
Pour encourager la réflexion et la discussion suite aux événements survenus le 11 septembre 2001 aux États-Unis, nous vous proposons une série spéciale regroupant des documents destinés aux grand public, dans le but de les sensibiliser aux facettes multiples du monde musulman.

Mille ans d’histoire de l’islam, de la naissance du Prophète à l’apogée de l’Empire ottoman sous le règne deSoliman le Magnifique... Une expansion politique et religieuse sans précédent, évoquée dans cette série inédite par des spécialistes du monde entier et illustrée par les merveilles architecturales et artistiques de cette civilisation.
A video of an interview with DR. Juergen Todenhoefer, a former German politician and an author who spent time in Iraq, specifically in Ramady province. He tells the story of Zaid, an Iraqi young man's path into joining the ressistance in Iraq against the US occupation, and gives an insight to the reasons behind such a decision for an ordinary Iraqi who rejected war and violence in the begining.
Jürgen Todenhöfer's book is an attempt to shed light on the other side of the story. It reports on how Iraqi people talk about the war, when there are no heavily-armed GIs in the vicinity. When neither helicopters nor humvees have been "cleansing" and securing the area for hours beforehand, for politicians and press convoys. "Why do you kill, Zaid?" gives a voice to those whom Pentagon press officers never take their visitor delegations to see - members of the Iraqi resistance. The book attempts to explain why this resistance is not only fighting against American troops, but also against Al Qaeda terrorists and the foreign-backed private militias of Iraqi politicians. It aims to clarify the fundamental differences between resistance fighters and terrorists.
À l'école de Dieu Une découverte du fondamentalisme chrétien aux États-Unis et de ses réseaux de propagation. En quatre étapes - recrutement de la base, formation d'une nouvelle élite dirigeante, collaboration avec les autorités et mise en place d'un réseau de personnalités choisies -, le documentaire analyse comment les extrémistes chrétiens ont réussi à devenir l'une des composantes les plus influentes de la société américaine.
Un grand documentaire d'investigation sur l'une des plus scandaleuses affaires de corruption de notre époque, perpétrée aux dépens d'un programme humanitaire mis en place par l'ONU.
"Pétrole contre nourriture" est le nom d'un programme initié par l'ONU en 1996, qui visait à satisfaire les besoins humanitaires de la population irakienne soumise à un embargo depuis l'invasion du Koweït en 1990. Il devait permettre à l'Irak de vendre une quantité limitée de son pétrole, sous contrôle de l'ONU, et d'acheter en échange de la nourriture et des médicaments. Pendant près de sept ans, "Pétrole contre nourriture" va brasser près de 100 milliards de dollars. En janvier 2004, un quotidien irakien publie une liste de personnalités et d'entreprises ayant touché des pots-de-vin dans le cadre de cette opération humanitaire. Le scandale éclate.
L'ONU constitue discrètement une commission d'enquête indépendante, présidée par Paul Volcker, qui rend un rapport édifiant en 2005, accusant près de 2 500 individus et sociétés internationales dans une trentaine de pays. Depuis, très peu de procès ont eu lieu et les mises en examen sont tout aussi rares...
Contrebande d'État
Dans un univers confiné où se croisent ambassadeurs, anciens agents de services de renseignement, journalistes, fonctionnaires de l'ONU, avocats, affairistes, politiciens et médecins irakiens s'est joué l'une des plus grandes affaires de corruption de l'histoire moderne. Une affaire que, pourtant, le monde entier a très vite oubliée. De Dubaï à Genève en passant par Amman, Paris et New York, les réalisateurs remontent une à une toutes les étapes qui ont permis cette gigantesque contrebande pétrolière. À l'aide de documents inédits, d'archives et de témoignages d'acteurs directs, ils reconstituent avec précision ce qu'il faut bien nommer un pillage, dont la principale victime a été le peuple irakien.
première vue, ce n’est pas une destination touristique. Pourtant, un groupe de 20 Français vient de partir en voyage dans le nord de l’Irak, au Kurdistan. Ces touristes d’un nouveau genre ont pu découvrir un pays ravagé par la guerre et les attentats terroristes et passer Noël avec les réfugiés chrétiens du côté de Mossoul. En exclusivité, une équipe d’Envoyé spécial a suivi leur périple.
Les deux premiers épisodes montrés aux journalistes mercredi nous font voir sous un autre jour la difficile intégration de ces immigrants, qui doivent encore faire face à l'équation «arabe égale terroriste». «Femme voilée égale femme soumise». Un musulman? Une bombe va exploser!
Si le gouvernement leur vend le Québec comme une formidable terre d'accueil, les immigrants déchantent très souvent en arrivant ici. Alors qu'on leur a promis un travail, des diplômés en génie civil ou en psychologie finissent chaffeurs de taxi à leur arrivée. Ou bien leur formation n'est pas reconnue ici, ou bien ils sont surqualifiés. Aisés dans leur pays d'origine, ils finissent pauvres, vivant souvent de l'aide sociale. Le tiers des maghrébins sont sans emploi chez nous.
Souvent venus ici pour fournir à leurs enfants un meilleur système d'éducation, ces immigrants finissent par regretter d'avoir quitté leur pays. «Je suis ici parce que j'ai des enfants. Lorsqu'ils auront 17-18 ans, je retourne chez moi», dit l'un d'entre eux. Laissés à eux-mêmes, ils finissent par croire qu'on les a fait venir pour «peupler» le Québec, plutôt que pour y travailler.
Chroniqueuse à La Presse, la Libanaise d'origine Rima Elkouri se surprend de recevoir encore des insultes racistes à l'endroit des musulmans. Les cas de discrimination raciale sont encore bien réels au Québec. On relate le cas d'un citoyen d'origine algérienne, Abdallah Boucetta, qui a dû changer son nom pour Charles Tremblay afin de dénicher une entrevue pour un emploi. L'employeur a refusé de s'expliquer à la caméra, mais une enquête est en cours à la Commission des droits de la personne.
Chaque émission d'Islam Québec est bâtie autour d'un thème. On verra que les couples musulmans ont à s'adapter au mode de vie des couples québécois à leur arrivée. Quand les gars se mettent à laver la vaisselle, ils le font en cachette, pour ne pas être vus, tellement ils n'en ont pas l'habitude. Les femmes, dont une porte un foulard, ne cachent pas leur satisfaction de voir leur mari participer aux tâches quotidiennes, un débat bien révolu chez nous. On remarque aussi que beaucoup de couples d'immigrants divorcent tant l'adaptation a raison de leur bonne entente.
Il est devenu une sorte de porte-étendard pour la cause de l'immigration dans la ville de Québec.Mohamed El Khayat est Marocain. Il est arrivé à Québec en août 1987 après avoir vécu trois ans avec une Québécoise en Espagne où il poursuivait ses études en informatique, alors qu'elle se spécialisait en littérature espagnole. Le couple a deux enfants, une fille et un garçon.Mohamed El Khayat est maintenant vice-président et directeur général de l'entreprise qu'il a fondée, Informatique EBR. Il y a un an, EBR a décroché le contrat de la réalisation de l'intranet du Conseil du trésor, devant des firmes comme IBM, Oracle et Microsoft ! Soixante-douze personnes travaillent dans l'entreprise et 15 % sont des immigrants. "Québec, c'est chez moi, dit-il.
"À mon premier voyage, en 1986, je n'ai pas aimé la ville. C'était beau, les maisons étaient jolies, il y avait des fleurs et tout, mais personne dans les rues, c'était trop calme. Mais il y avait les grands espaces. J'ai raconté ça à mon père et il m'a dit : quand il y a de l'espace, c'est qu'il y a de la place. Maintenant, je n'aime plus fréquenter les souks trop achalandés du Maroc."
Aujourd'hui, il est inquiet. Les résultats d'un sondage SOM réalisé pour le compte du quotidien Le Soleil révèlent que 75 % des Québécois (résidants de la ville de Québec) estiment qu'il y a trop ou assez d'immigrants. Pourtant, Québec est une des villes canadiennes qui attirent le moins d'immigrants tout en affichant un taux de natalité très bas.
"Qui va payer les retraites ? Le gouvernement va prendre de moins en moins de place, et quand les entreprises vont manquer de main-d'oeuvre, elles vont déménager." À ce rythme, avance-t-il, Québec ne passera pas le test de la mondialisation. La ville restera "un très beau village", si elle ne prend pas le virage de l'immigration.
Il s'explique mal la situation. "Québec, c'est la plus belle ville d'Amérique et c'est le meilleur endroit pour élever des enfants. J'ai un bureau à Montréal, mais je ne déménagerai pas. La qualité de vie est meilleure ici."
Mohamed El Khayat refuse de parler de racisme ou de xénophobie. Il évoque plutôt l'ignorance, les préjugés ou la peur de la différence. "La ville affiche encore un visage blanc, catholique et francophone, comme si les gens de Québec étaient dépositaires de cette culture. Les immigrants ne sont pas préparés à cette réalité. Ils viennent de prendre la décision la plus difficile de leur vie, se déraciner, et ils cherchent une façon de se retrouver."
Montréal possède une "masse critique" d'immigrants. Et pour ceux qui arrivent, explique-t-il, c'est rassurant. Il y a toujours "un cousin ou une cousine" pour expliquer la réalité québécoise. Cette masse critique n'existe pas à Québec.
"Les nouveaux arrivants ont besoin de repères pour savoir comment ça fonctionne ici. Moi, j'ai eu la chance d'être parrainé par mon épouse." Il faut que les programmes gouvernementaux "s'adaptent" à cette réalité. Ils ne peuvent pas être les mêmes à Montréal et à Québec.
Bon an mal an, 300 immigrants obtiennent un diplôme de l'Université Laval. "Ça coûte 500 000 $ pour mener un enfant du berceau à la maîtrise. Si on parvenait à garder 200 de ces diplômés ici, on se ferait, chaque année, un cadeau de 100 M$ !"
Le secret, c'est le travail. " S'ils ont la possibilité de travailler, ils resteront." Et dans son esprit, ils peuvent grandement aider Québec à prendre le virage de la mondialisation. Ils parlent trois langues - la leur, le français et l'anglais - ils connaissent la planète... et ils n'ont pas peur de foncer.
Le Qatar, un Emirat à peine plus grand que la Corse, mais un pays richissime.
C’est le troisième producteur de gaz au monde, avec une réserve de pétrole estimé à 700 milliards d’euros. Le Qatar, une oasis préservée en pleine tempête "financière" internationale.
En plein boom économique, le pays manque de cadres dans tous les secteurs d’activité. A grands coups de pétrodollars, il recrute des étrangers.
C’est le nouvel Eldorado. Depuis quatre ans, le Qatar n’attire plus seulement les Français expatriés des grandes sociétés mais aussi les jeunes français d’origine maghrébine qui ont grandi dans les cités. Premières victimes de la discrimination à l’embauche en France, ils sont de plus en nombreux à venir tenter leur chance dans les pays du Golfe. Se faire une place au soleil, ici c’est possible. Avec, par rapport aux autres expatriés, une double culture qui est une richesse.
Nous allons à la rencontre d’Abdel Houachemi issu de la banlieue lyonnaise, aujourd’hui l’un des plus grands créateurs de restaurants de Doha. Brahim, du Gers, photographe au chômage, est à présent "l’œil du Qatar". Brahim, le psychologue incompris de Sarcelles, il dirige le service "psy" de l’un des plus grands hôpitaux sportif au monde, et Farid l’architecte en chef du nouvel aéroport international en cours de construction à Doha. Pourquoi ont-il tout quitté pour ce nouveau pays, que laissent-ils derrière eux, qu’on-t-il trouvé au Qatar ?
"I do not believe in the gallows of Ideology. Our problem in the Arab World is that we have many gallows of ideology, and of accusations of social betrayal, on which we try to hang an intellectual, a thinker or a poet everyday, just like in the case of Naguib Mahfouz and others. We, I’m sad to say, are against creativity and civilization, and against any language that seeks common ground in society."
"We must have the courage to get rid of the “backward” cholestorol of ideology,accumulating in the arteries of Arab awareness and the Arab mind. We suffer from backwardness. This is masochism- the kind psychologists talk about- or self-flagellation. This is the truth. We have not developed even to the point of admitting defeat.We (have to) admit our cultural defeat. In the past, we had a civilization in Andalusia and in many other places, but today, we are regressing- we export violence, we terrorize whole countries, we threaten national security, and many other things."
Violence, langage cru, sexe... Jamais un film marocain n'aura été si loin. Casanegra, le second long métrage du réalisateur Noureddine Lakhmari, 44 ans, est en passe de devenir un phénomène de société au Maroc. Dans les quatre villes - Casablanca, Rabat, Tanger et Marrakech - où le film est projeté depuis le 24 décembre 2008, les salles affichent souvent complet. Jeunes, vieux, riches, pauvres, femmes voilées ou en jean, affluent en masse.
L'histoire met en scène deux jeunes chômeurs, des paumés d'une vingtaine d'années, qui vivent de petites combines et rêvent d'Europe, d'argent et de sexe. Mais le personnage principal du film, c'est Casablanca et son centre-ville de style art déco, vestige de l'époque coloniale.
Casanegra se joue de Casa la Blanche et en dévoile les bas-fonds, la nuit surtout. L'envers du décor, c'est une ville poisseuse, sale, dure, qui porte l'énergie bouillonnante du désespoir. Ce sont les exclus du boom économique vanté par les élites. C'est la colère, la violence physique et verbale de ceux qui défendent leurs territoires. Le langage utilisé est la darija, l'arabe dialectal marocain, mais dans sa version la plus populaire.
Reflet des amours déçus et des rêves brisés, Casanegra n'est pas tendre pour ses enfants. Avec ce film hyperréaliste, interdit aux moins de 12 ans, Noureddine Lakhmari fait exploser de nombreux tabous : alcool, drogue, homosexualité, prostitution, femmes battues, enfants des rues, masturbation... "Je n'ai rien inventé. Mon film est un miroir de la société marocaine. Je montre le Maroc tel qu'il est, non tel qu'on veut nous faire croire qu'il est, explique Noureddine Lakhmari. La violence et l'injustice sociale sont universelles. Cessons d'être hypocrites et admettons qu'on les trouve aussi chez nous."
Depuis cet été, impossible de passer à côté de la petite canette bleue et argent… le Red Bull a envahi les rayons des supermarchés, des stations-service, des superettes, cette boisson est partout. Du côté des bars et des discothèques, les jeunes en sont fans ! Cette boisson dynamiserait le corps et l’esprit et stopperait la fatigue. D’après le slogan de la marque, elle donnerait même des ailes… En attendant, elle fait beaucoup parler d’elle : douze ans d’interdiction sur le territoire, une mise sur le marché controversée, les rumeurs les plus folles circulent sur ses effets. Certains pensent gagner grâce à elle la puissance du taureau, d’autres refusent d’en boire parce qu’elle serait dangereuse et pourrait même conduire à la mort. Alors qu’en est-il vraiment ? De quoi cette boisson est-elle composée ? Est-elle réellement dangereuse ? Pourquoi Red Bull est-il entré en France alors que les autorités sanitaires n’en voulaient pas ? Comment la marque réussit-elle aujourd’hui à s’imposer, surtout auprès des jeunes, grâce à un marketing jamais vu jusque-là en France ?
Zuhdi Jasser, le narrateur du film, est un américain musulman modéré (pas un de ces innombrables modérés™ que nous ne connaissons que trop, mais un vrai modéré) pleinement engagé dans la lutte contre le radicalisme de ses coreligionnaires. Dans ce film, il attire l’attention du spectateur sur l’existence d’un document de 15 pages déclassifié par le FBI, dans lequel l’organisation des Frères Musulmans explicite noir sur blanc sa stratégie pour miner les Etats-Unis de l’intérieur par le biais d’organisations musulmanes se présentant sous les atours trompeurs de la modération.
Le même scénario a-t-il lieu en Europe ? Au Royaume-Uni, l’excellent Pat Condell n’a de cesse de dénoncer le noyautage par les islamistes des organisations musulmanes du pays. Quant à nous français, nous avons vu nos associations anti-racistes adopter au fil des années un parti-pris islamophile des plus édifiants, et faire de l’« islamophobie » leur principal cheval de bataille. L’une d’entre elle (le MRAP pour ne pas la nommer) n’a pas hésité à aller jusqu’à réclamer par la voix de son président Mouloud Aounit la pénalisation du blasphème. Simple coïncidence ?
A investiture historique, couverture exceptionnelle. La presse du monde entier, à quelques exceptions près, fait ses gros titres de l’investiture de Barack Obama.
A commencer par la presse américaine bien sûr. Pour le Washington Post, «Barack Obama entre en fonction aujourd’hui avec la perspective réaliste de rejoindre le rang des Présidents les plus puissants de l’histoire». Si le journal reconnaît que «prévoir une présidence» «est une affaire hasardeuse, et que beaucoup de choses dépendront des choix d’Obama et de sa chance», il souligne que beaucoup s’accordent sur le fait que «Obama débute son mandat à la tête d’une administration qui est à son zénith, ou en est proche». Le Washington Post rappelle d’ailleurs qu’«aucun Président n’a commencé son mandat avec une confiance si élevé – 78% d’opinion positive dans le sondage le plus récent de Gallup». Un historien de Princeton affirme carrément que «pour Obama, l’opportunité est là pour revenir au sens originel de la présidence».
Adam Nagourney, dans le New York Times, se demande «combien de temps durera la lune de miel d’Obama ?» Début de réponse avec un ex-consultant de John McCain, cité dans l’article: «Les gens vont donner plus de temps à Obama qu’ils n’ont jamais donné à aucun autre Président, parce qu’ils savent qu’il doit composer avec des défis sans précédent».
«L'euphorie mondiale»
En Grande-Bretagne, Jonathan Freedland, éditorialiste au Guardian, pense que «l'un des thèmes majeurs d'Obama» sera «la responsabilité, la notion que le gouvernement ne peut à lui seul résoudre tous les problèmes de l'Amérique, que tout le monde doit s'y mettre. (...) Les sondages laissent à penser que les Américains comprennent ça. Ils savent que tout ne sera pas résolu dans la nuit».
Dans une tribune publiée dans le quotidien britannique The Independant, Henry Kissinger, ancien secrétaire d'Etat du gouvernement républicain de 1973 à 1977, voit dans l’arrivée au pouvoir d’Obama «un élément important pour la construction d'un nouvel ordre mondial». Avec ce bémol: «Mais cela définit une opportunité, pas une politique. Le défi majeur est de répondre aux attentes communes de la plupart des pays, à commencer par celles portant sur la crise économique, mais aussi sur la peur du terrorisme jihadiste, par le biais d'une stratégie intégrant le fait que l'on ne peut accepter de réponses nationales ou régionales aux nouveaux enjeux».
En lisant la presse kenyanne, - le pays d’origine du père d’Obama - on apprend par exemple que huit habitants du petit village de Kogelo (où vit la grand-mère du président) ont obtenu des visas pour se rendre à la cérémonie d'investiture aujourd'hui Washington, indique le quotidien Daily Nation.
En Afrique du Sud, un chroniqueur du journal sud-africain Mail and Guardian revient sur «l'euphorie mondiale» qui a accompagné l'élection de Barack Obama. Une «hystérie» collective, estime-t-il,… à faire pâlir les plus grandes stars hollywoodiennes ! Près de quatre millions de personnes sont attendues dans les prochaines heures à Washington, prêtes à affronter la foule et le froid pour participer aux festivités.
Dans le journal algérien Quotidien d'Oran, Obama est assimilé à «un prophète face à la crise.» «Les Etats-Unis mettent aujourd'hui sur le marché, le plus formidable produit médiatique de ce début de siècle: Barack Obama. Avant même son entrée en fonctions, le quarante-quatrième président des Etats-Unis est d'ores et déjà élevé au rang de prophète, sur lequel reposent les espoirs de l'Amérique et du monde entier. Pour les Etats-Unis, Obama est un symbole avant d'être un Président», explique le journaliste et écrivain Abed Charef.
«Obama, à l’heure des faits»
En Espagne, des numéros spéciaux dans les kiosques. Mais aussi une sorte de distance. L’éditorial du jour d’El Pais est ainsi consacré à la récession quand le site du grand quotidien catalan La Vanguardia en recycle un daté du 6 novembre ! «Ne nous trompons pas, les élections de mardi n’ont pas tant été un référendum sur Barack Obama qu’un rejet des huit ans de Bush fils», écrivait le journal de Barcelone.
Le quotidien conservateur ABC propose, lui, un éditorial… conservateur, titré «Obama, à l’heure des faits». On reconnaît bien sûr son «triomphe» sur John McCain, mais on assure aussi qu’il est «évident que la situation d’Obama n’est pas enviable. Il est arrivé au sommet. Mais il l’a fait à un moment où les perspectives sont mauvaises et où le découragement est global». On salue aussi son «pragmatisme», pour ne pas dire recentrage, dans le choix des membres de son administration. Mais l’objectif de l’éditorialiste semble bien résider dans ces quelques lignes qui prédisent que «dans quelques années», «le bilan (des années Bush) sera nettement réévalué».
Une opinion qui n’est pas partagée dans El Pais par le grand écrivain mexicain Carlos Fuentes. Il consacre la plus grande partie de sa tribune à faire le procès de l’administration sortante, avant de citer les nombreux défis que s’est lancé d’Obama. Mais selon lui, le nouveau président a surtout «une obligation, récupérer la force morale perdue des Etats-Unis, en appelant au meilleur de ce pays: la tradition démocratique et le capital humain pour dépasser la pire crise depuis la dépression de 1932. Pour cela nous lui souhaitons bonne chance et lui disons bienvenue Monsieur Obama.»
Une fillette de 7 ans a trouvé la mort dans la cour de son école, mercredi matin à la commune rurale de Taghramt (près de Ksar Sghir), lorsqu'un camion poids-lourds a quitté la chaussé avant de s'écraser sur une école en aval de la route.
Le chauffeur du camion, un engin de grande capacité (plus de 30 tonnes) qui transporte les blocs de pierre extraits de certaines carrières situées dans la commune rurale de Taghramt, a perdu le contrôle de son véhicule qui a écrasé le mur d'enceinte de l'école et chuté dans la cour de l'établissement où se trouvaient des élèves en récréation.
Sans la rapidité de réaction d'une institutrice qui assurait la garde des élèves, le bilan de cet accident aurait été plus dramatique. L'institutrice qui a vu le camion quitter la chaussée en direction de l'école a alerté les élèves qui se sont éloignés rapidement de la cour.
La malheureuse victime, Khadija D. L. (7 ans), n'a pas pu réagir à temps et s'est retrouvée écrasée sous le grand camion.
Le délégué provincial de l'éducation nationale, des représentants des autorités locales se sont rendus sur les lieux pour s'enquérir de la situation et prendre les mesures nécessaires pour prévenir de tels drames.
"We will not go down" Dear friends,
I have been overwhelmed by the warmth and the friendship you have all given me in response to my song for Gaza, "We Will Not Go Down". I am doing my best to go through your numerous messages, emails and comments, and ask you to kindly bear with me until I am able to do so. Please forgive me if I am not able to respond to each and everyone of you; but please also know that I really appreciate your messages.
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Ce documentaire totalement inédit passe à la loupe un des aspects les plus calomnieux de l’histoire du cinéma et que personne n’avait jamais osé contesté, depuis l’époque du muet jusqu’aux grandes productions hollywoodiennes d’aujourd’hui. Présenté par Jack Shaheen, Ph.D., auteur réputé, le film relève la longue succession d’images dégradantes qui ont été utilisées pour représenter les Arabes au cinéma. Des bandits bédouins aux jeunes filles soumises, en passant par les cheiks sinistres et les terroristes armés, ce documentaire jette un éclairage dévastateur sur l’origine de ces portraits stéréotypés et sur leur apparition à des moments clés de l’histoire des États-Unis, démontrant du même coup les lourdes conséquences de cette représentation aujourd’hui. Jack Shaheen montre comment, au fil des ans, la persistance de ces images a fait en sorte de banaliser les préjugés entretenus à l’égard des Arabes et de la culture arabe, ce qui aurait eu pour effet de renforcer une vision étroite des individus d’origine arabe et d’accroître les répercussions des politiques intérieures et internationales des Etats-Unis sur leur vie. En incitant le spectateur à réfléchir sur les conséquences sociales, politiques et simplement humaines de ces caricatures hollywoodiennes, ce film souhaite faire reconnaître l’urgence d’offrir un point de vue opposé qui rendrait justice à la diversité et au caractère humain du peuple arabe, tout en faisant ressortir le vrai visage et la richesse de l’histoire et de la culture arabes.
 C’est une crise sans précédent, aux conséquences dramatiques... Les banques les plus prestigieuses s’effondrent entraînant dans leur chute les marchés financiers mondiaux.
Un séisme économique qui n’a pas épargné les banques françaises.
Les unes après les autres, elles annoncent des pertes records, et leurs actions plongent. Venu à la rescousse l’Etat a dû mettre la main à la poche, à coups de milliards, officiellement, pour les aider.
Mais les banques sont-elles responsables ou victimes du système ? Sont-elles aussi transparentes qu’elles l’affirment? Et surtout, où sont passés les dizaines de milliards d’euros de bénéfices qu’elles avaient engrangés ces cinq dernières années ?
Elise Lucet et les reporters de « Pièce à conviction » vous emmènent au cœur du système bancaire français, de ses dérives et de ses secrets les mieux gardés.
Les reportages :
L’ETAT FACE AUX BANQUES : CONTROLER L’INCONTROLABLE
reportage : Hervé Guesquière, Christian Gaudin, Sidonie Morvan.
PARADIS FISCAUX : UN SECRET BIEN GARDE
reportage : Magali Serre, Salah Agrabi.
SAINT ETIENNE : UNE VILLE FRAPPEE PAR LA CRISE
reportage : Willy Gouville, Charles-Henri Carlier.
TRADERS : LA CRISE VUE DE L’INTERIEUR
reportage : Christophe Nardini, Mathieu Hauville.
Les invités :
Mohamed YUNUS, économiste et entrepreneur bangladais, fondateur de la Grameen Bank qui lui valu le prix Nobel de la Paix en 2006. Entretien à l’abbaye de Royaumont.
Eric WOERTH, Ministre du Budget, des comptes publics et de la Fonction publique, à Bercy
Axel MILLER, ex pdg de Dexia
Daniel RICHARD, avocat de nombreux petits épargnants, au Palais de Justice de Paris.
Depuis les attentats du 11 septembre, Al Qaeda a concentré toutes les attentions. Il existe cependant une puissante confrérie très influente dans le monde arabo musulman qui participe activement aux attentats et soutien la guerre contre Israël et les Etats-Unis. Crée en 1928 par Hassam Al Bana (grand-père de Tariq Ramadan), sa devise, « Dieu est notre but, le prophète notre chef, le Coran notre constitution, le djihad notre voie, le martyr notre plus grande espérance » en dit long sur ses intentions : organiser la société autour des valeurs de l ‘islam, influer sur les gouvernements, soutenir les mouvements armés tel le Hamas et aider le terrorisme.
Les « Frères Musulmans » se sont développés sur l’ échec du nationalisme arabe. Ils ont construit écoles, dispensaires, organisé le soutien scolaire et se sont ainsi substitués à l’Etat dans de nombreux domaines. Aujourd’hui encore, la ville du Caire compte des dizaines d’établissements gérés par les Frères.
L’équipe d’ARTE Reportage s’est rendue à Londres et au Caire, ville de naissance du mouvement. Ils ont fait plusieurs rencontres exceptionnelles au sein du mouvement : Essame El Ariane, Porte parole de la confrérie ainsi que Mohamed Hadib, Vice guide, numéro 2 de l’organisation.
Récemment élus au Parlement égyptien, les « frères Musulmans » comptent 88 députés. Récemment, le Président Moubarak a fait arrêter 800 membres des « Frères Musulmans » avant les élections sénatoriales. Le bras de fer est engagé entre un régime dictatorial démissionnaire sur le plan social et ce mouvement politico-religieux fondamentaliste.
Une référence commune à l’Islam politique des Frères musulmans que nous retrouvons à Londres dans le quartier de Foinsburry où les « Frères Musulmans » financent bourses d’études et « start-ups » et pratiquent un lobbying permanent sur le gouvernement.
Intermédiaires incontournables de la diplomatie internationale, les « Frères Musulmans » posent question : soutien du terrorisme international et armement des milices du Hamas d’un côté, apaisement sur le plan de la politique intérieure (affaires du voile, otages en Irak) de l’autre, cette organisation entre ombre et lumière, solidement implantée en Occident, adulée en Egypte, pourra-t-elle longtemps continuer à pratiquer ce double jeu ?
Le Sidaction 2005 avait permis la collecte de 13,17 millions de Dirhams ! Grâce à cette somme, plusieurs programmes de prise en charge médicale et sociale des séropositifs au Maroc ont été financés.
Pour cette année, l’Association marocaine de lutte contre le Sida (ALCS) lance une nouvelle campagne nationale de sensibilisation et de collecte de dons (du 8 au 31 décembre), sous le thème « Tous ensemble, luttons contre le sida ».
Pour rappel, le premier cas du Sida a été déclaré au Maroc en 1986. Depuis, le nombre de séropositifs a marqué une constante et rapide progression à cause essentiellement à la méconnaissance de la maladie. Actuellement, le nombre cumulé de malades du sida serait de 2.798 sur 22.300 personnes vivant avec le virus.
En compagnie d’Ali Baddou et de Choumicha, 2M vous invite à vivre une soirée événement dédiée à cette opération. Au programme, reportages, débats, témoignages ponctués de divertissements. De grands noms du 7ème art tels que les stars Yousra et Khalid Abounaga seront présents pour soutenir cette action.
Côté musique, Ali Baddou et Choumicha accueilleront les chanteurs Raï Faudel et Younes, la chanteuse sénégalaise Coumba Gawlo et la star libanaise montante Rayane. Les chanteurs marocains n’ont pas manqué à l’appel. Ainsi nous retrouverons la chanteuse Hayat El Idrissi, Mouna Roukachi, Abdelali Ghaoui, le chanteur Chaâbi Tahour, les groupes Hoba Hoba Spirit et H-Kayne.
Au programme aussi, les interventions de Dr Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel médecine 2008 et la première dame de la république française, Carla Bruni Sarkozy qui ont tenu à témoigner leur soutien à cette opération.
Pour la précision et selon les dirigeants de l’ALCS, les fonds récoltés par Sidaction 2008 seront soumis aux contrôles d’audits et leur dispatching se fera sous la surveillance d’un comité de garantie, conformément aux objectifs annoncés par l’ALCS.
Déjà utilisées pour identifier nos cartes bancaires ou tracer des marchandises, les puces électroniques pourraient s'incruster partout, même sous notre peau. Entre nouvelles applications technologiques et contrôle social croissant, un étonnant documentaire d'anticipation.
La Radio frequency identification (RFID) est un système d'identification basé sur la radiofréquence : une étiquette munie d'une puce, d'un code-barres et d'une antenne minuscule permet, grâce à un signal radio, d'identifier et de localiser immédiatement l'objet dans lequel elle est intégrée. Le développement de ce dispositif, déjà utilisé pour tracer les marchandises, pourrait révolutionner non seulement l'industrie mais aussi la vie de chacun.
À partir de projets pilotes, ce documentaire anticipe ses différentes applications possibles : automatisation de l'industrie, gestion des stocks, prévention des vols, détection des contrefaçons, distribution de médicaments dans les hôpitaux... Le film va même plus loin en envisageant l'implantation de la puce chez l'homme, ou encore l'identification systématique de l'individu grâce à ses papiers ou à son portable. Une perspective qui, malgré des aspects positifs, éveille les soupçons : bien moins que la crainte d'une société sous haute surveillance telle que la décrivait Orwell dans 1984, c'est plutôt l'exploitation par le marketing qui peut alarmer. En pistant nos comportements et nos habitudes de consommation, les marques pourraient en effet commercialiser tous les aspects de notre vie.
les causes qui poussent les gens au suicide au maroc
Le 10 août dernier, le délégué du ministère des Habous et des Affaires islamiques à Essaouira mettait fin à ses jours dans son garage.
Homme ayant dépassé à peine les quarante ans, des questions se posent toujours quant aux raisons qui l’ont poussé à la solution «radicale», même si l’on susurre à Essaouira que ce responsable n’a jamais gobé le fait qu’un imam suspendu par lui soit réintégré dans ses fonctions.
Quelques jours plus tard, c’est Abdelhakim El Hachemi, coordinateur des victimes d’Annajat dans la région Tadla-Azilal qui faisait pareil en se pendant à un olivier dans les environs de Béni-Mellal. Là est plutôt évoqué la situation psychique d’un jeune qui rêvait de riches clients servis sur des croisières et qui se retrouve dans sa ville pour raser les murs et éviter les railleries de ses amis.
Bien avant, en janvier 2005, c’est Abderrahmane El Harti, chef-comptable à la CNSS, qui s’est donné la mort après son départ de cette boîte. Dans une lettre, il évoquait des difficultés financières insurmontables.
Ces cas ne sont pas isolés. Il suffit, pour s’apercevoir de l’ampleur du phénomène, de recenser rien que les gens qui décident d’aller au-devant de la locomotive des TNR reliant Rabat et Casablanca et notamment sur le tronçon Aïn Sebaâ-Casa-Port.
En attendant que l’Etat se décide à sérieusement enquêter sur le phénomène et rendre publics chiffres crédibles et explications plausibles, une récente étude essaie de s’intéresser au problème. Ainsi, sur un échantillon de 6.000 personnes, cette étude permet au moins de «détecter» la tentation suicidaire et avancer quelques pistes de recherches. L’on y apprend, par exemple, que les femmes marocaines seraient plus tentées par le suicide que leurs concitoyens. Le taux de risque de suicide chez les femmes atteint, selon cette étude 21% alors qu’il n’est que de 12% chez les hommes.
Comme on pouvait s’y attendre, les raisons de cette «tentation» ne diffère pas trop de celles relevées dans le reste du monde. La dépression est montrée du doigt en premier lieu. Reste toutefois à remonter aussi aux origines de cette dépression.
Autre précieux renseignement qu’apporte cette étude, les non-mariés seraient les plus concernés par ce risque aux côtés des personnes souffrant de troubles mentaux et de couples sans enfants.
Les jeunes filles, elles, ont souvent recours aux tentatives de suicide pour lancer un SOS et dire, de manière parfois spectaculaire, qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas du tout rond dans leur vie.
Quant aux moyens utilisés pour se donner la mort, là aussi il est question de préférences. Les femmes optent généralement pour les médicaments pris à fortes doses, mais aussi aux herbes hautement toxiques disponibles en grandes quantités, et hors tout contrôle, chez les herboristes de toutes les villes.
Pour les hommes, la corde arrive en tête des moyens utilisés pour se donner la mort, mais aussi les armes blanches quand le recours massif n’est pas fait aux insecticides avalés à fortes doses. Les éléments de la police et de la gendarmerie, eux, sont nombreux à recourir à leurs armes de service. C’est de cette manière que l’on pourrait résumer le contenu de cette nouvelle étude dont les grandes lignes devraient être dévoilées à l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide.
Sans risquer de tomber dans le ridicule, l’on peut toutefois affirmer que la situation financière des foyers offre plus de «chances» pour les suicides. Combien de fois n’a-t-on pas entendu parler de pères de famille qui se donnent la mort pour totale banqueroute ? Combien sont ceux qui se suicident lors de fêtes religieuses car ne pouvant répondre aux besoins des leurs? Etre dans l’incapacité d’acheter des vêtements neufs à ses enfants ou alors le mouton de l’Aïd-El-Kébir a poussé nombre de pères de famille au suicide. Rater un diplôme, et reproches des parents aidant, peut mener au suicide comme c’était une sorte de «mode» avec l’ancien système du Bac. La tendance serait plutôt à la hausse avec le ravage que fait parmi les jeunes l’avalanche des psychotropes en provenance notamment d’Algérie de manière clandestine. Mais aussi l’aggravation des problèmes sociaux liés au chômage.
Toutefois, l’on n’est pas encore près d’atteindre les records enregistrés par les Japonais, «champions» en la matière et dont les chiffres se gonflent d’année en année avec l’apparition des suicides collectifs coordonnés via des sites Internet spécialisés. Le sentiment religieux y reste pour quelque chose, tout comme une certaine conception de la société qui bannit la pratique réprouvée d’ailleurs de manière claire dans le Coran. Au Maroc, la tentative de suicide est d’ailleurs punie par la loi.
Cinq ans ont passé depuis le 11 septembre 2001, et pourtant on en subit encore le contrecoup. En juin dernier, l'arrestation de 17 musulmans à Toronto, accusés de tramer un complot terroriste, a ramené à l'avant-plan les questions qu'on se posait au lendemain des attentats.
Sommes-nous, au Canada, menacés par le terrorisme? Notre pays est-il un refuge pour les militants de l'islam violent? Si oui, comment assurer notre sécurité?
Le journaliste Jean-François Lépine et le réalisateur Jean-Claude Burger ont fouillé ces questions, dans une édition spéciale de Zone libre enquêtes. Ils ont découvert, avec la collaboration exceptionnelle d'un journaliste algérien, une réalité inquiétante.
Si notre équipe a été troublée par les attitudes violentes de certains musulmans, elle l'a aussi été par l'amertume de toute une communauté qui, elle, se sent accusée à tort.
Le sergent Jamel Benserhir raconte les circonstances qui l’ont amené à dénoncer les comportements néo-nazis de trois soldats du 17ème Régiment parachutiste de Montauban, avant de porter plainte contre les responsables de cette unité. Photos à l’appui, il avait dénoncé, dans Le Canard Enchaîné du 2 avril 2008, les agissements néo-nazis de trois jeunes militaires. Mardi 8 avril 2008, Jamel Benserhir, âgé de 33 ans, sergent du génie parachutiste de la Compagnie d’Appui de Montauban, a porté plainte pour « discrimination à l’emploi » et pour « incitation à la haine raciale » contre les responsables de cette unité, dont il dénonce l’inaction et le harcèlement. « Sans moi, ces militaires auraient continué au régiment », explique-t-il.
"Comment avez-vous eu connaissance de tels agissements ?"
Jamel Benserhir :
Je suis chasseur parachutiste. J’ai toujours été bien noté. Je suis arrivé 3ème de ma promo sur cinquante.
Au fur et à mesure de mon avancement dans la carrière, je me suis aperçu qu’on se passait de mes services. Cela a commencé lorsque ma section est partie en Côte d’Ivoire pour l’Opération Licorne. Moi qui étais chef de groupe, on me laissait à la caserne. Cela m’a étonné et j’ai fait connaître mon mécontentement. Un collègue m’a alors fait savoir que certains éléments de ma compagnie se réunissaient en faisant le salut nazi et que le capitaine était au courant de certains comportements. Je cherche à en savoir davantage. Je trouve des photos où on voit effectivement certains de mes gars bras tendus. Et au cours de nos exercices, je m’aperçois que les tatouages portés par certains sont explicites : l’aigle du Troisième Reich, par exemple. Le capitaine qui est présent ne dit rien quand il voit ces signes ostensibles, à moins qu’il ne fasse semblant de ne pas voir..."
-"Vous alertez votre hiérarchie ?"
"La situation est devenue délicate avec la hiérarchie du régiment. J’ai alors écris au Ministère de la Défense. Pour toute réponse, le secrétaire du ministre a répondu dans un courrier que j’étais « atteint d’une instabilité émotionnelle ». Je n’ai pourtant jamais eu de problème de ce genre, surtout qu’aucun psychologue ne m’a jamais ausculté et que cette qualification peut être un motif de licenciement dans l’armée... Puis, le président des adjudants-chefs, en service commandé, a tenté de me convaincre de revenir sur mes accusations. J’ai refusé.
C’est à ce moment-là que j’ai décidé, alors que toutes les portes étaient fermées, de mettre cette affaire sur la place publique. En dépit du droit de réserve. J’obéis à ma conscience. Et c’est seulement après la parution des photos dans la presse que ces militaires ont été mis aux arrêts de rigueur. Ils sont en réalité en permission. Mais sans moi, ces militaires auraient continué au régiment."
-"Quelles conséquences cela a-t-il eu pour vous ?"
"On m’a conseillé de commencer une reconversion dans le privé. On m’a fait savoir que ma carrière dans l’armée se terminerait à l’expiration de mon contrat, en août 2008. J’ai déposé une première plainte à la gendarmerie, pour discrimination à l’emploi, et une seconde pour incitation à la haine raciale."
"T’es sur Facebook ?" : une question en forme de cri de ralliement pour la planète entière... Avec 150 millions d’utilisateurs dans le monde et plus de 4 millions en France, Facebook est devenu un phénomène de société. Ce site de réseau social permet de créer autour de soi une véritable communauté pour échanger avec ses amis, retrouver des copains d’enfance, partager des photos, des potins et bien d’autres choses. En à peine deux ans, le site a révolutionné la façon de communiquer, comme le téléphone portable ou les mails en leur temps. Derrière ce succès, un jeune homme, Mark Zuckerberg, devenu milliardaire à 24 ans et qui a eu cette idée de génie dans sa chambre d’étudiant sur le campus de la prestigieuse université de Harvard. Aujourd’hui, même Barack Obama l’a adopté pour faire campagne et devenir le nouveau président des Etats-unis. Envoyé Spécial s’est créé un profil sur Facebook pour tenter de comprendre ce qui explique l’engouement autour du site mais aussi les risques pour la vie privée de chacun.
Niger : la rébellion des Touaregs Le Niger occupe la dernière place du classement de l’ONU pour l’indice de développement humain. Mais, dans l’un des pays les plus pauvres de la planète, comme ailleurs, les statistiques et les moyennes gomment l’hétérogénéité des situations. Les clivages se creusent entre le Sud, avec ses plaines fertiles, ses cultivateurs d’ethnies noires, la capitale, Niamey, et le Nord du pays, aride, désertique et montagneux. Le Nord, c’est le territoire des nomades et des pasteurs, en majorité Touaregs. Mais c’est aussi le troisième centre de production d’uranium au monde. Le groupe français Areva y exploite les plus importantes mines à ciel ouvert du pays, en accord avec le gouvernement central de Niamey. Dès le départ, les Touaregs du Nord se sentent exclus de l’économie du « yellow cake » : ils réclament des emplois et veulent être associés à cette création de richesse, d’autant plus qu’elle se développe sur leurs terres. C’est l’une, sinon la principale revendication des rebelles touaregs qui ont pris les armes dans le nord, début 2007. Le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) est aujourd’hui en mesure de menacer l’approvisionnement d’uranium des pays développés. La stabilité de la région fait donc partie des intérêts supérieurs de l’Etat nigérien, mais aussi de la France, grosse consommatrice d’énergie nucléaire. Sans compter les Américains qui surveillent de près tous les mouvements islamistes proches d’Al-Qaïda, qui sillonnent la région entre Algérie, Niger et Mali. Le pouvoir nigérien n’hésite d’ailleurs pas à accuser les Touaregs de s’être alliés à Al-Qaida, et ce afin de bénéficier du soutien de Washington. Ce sont d’ailleurs les écoutes téléphoniques des chefs rebelles, fournies par les services américains sur place aux autorités locales qui auraient permis l’arrestation de deux journalistes Thomas Dandois et Pierre Creisson, par les militaires nigériens. Accusés « d’atteinte à la sûreté de l’état » pour avoir rencontré des rebelles touaregs, passibles de la peine de mort, ils ont été libérés après un mois de détention. Quelques mois plus tard, une autre équipe réussissait à gagner le Nord du Niger. Reportage au cœur de la rébellion.
Ces dix dernières années, les régulateurs du marché sont parvenus à limiter les conséquences des grandes crises économiques... Ces dix dernières années, les régulateurs du marché sont parvenus à limiter les conséquences des grandes crises économiques. Et si celle que nous traversons était plus sérieuse ? Crise asiatique, faillite du hegde fund LTCM, éclatement de la bulle Internet, faillite d'Enron et enfin crise des subprimes : cinq crises de durée et d'intensité variables, mais cinq crises économiques majeures en dix ans. Chaque fois, le système financier mondial a été mis en péril, chaque fois une explication spécifique a été avancée, chaque fois le spectre de la crise de 1929 a hanté les commentateurs, chaque fois un sauvetage des acteurs défaillants a été organisé et chaque fois l'économie a rebondi. À tel point qu'on en vient à se demander si l'économie mondiale n'est pas devenue incroyablement résistante et si, à la différence de 1929, nos gouvernants et nos régulateurs n'ont pas trouvé les moyens de juguler les crises. Mais avec la crise des subprimes, les remèdes traditionnels ne semblent plus fonctionner. Cette crise, aboutissement de dérèglements majeurs, serait-elle la plus sérieuse ? Maîtrise-t-on réellement l'art de la gestion des crises ou sommes-nous en train de nous rapprocher, crise après crise, de la remise en cause de tout le système ? Une question majeure que ce film explore.
10 400 DVD tiré du nouveau spectacle de Gad Elmaleh ont été volés le week-end dernier dans un entrepôt français. Les voleurs étaient bien renseignés et ont dérobé de la marchandise pour une valeur de 400 000 euros. La commercialisation du nouveau DVD de Gad était prévue pour le 5 novembre. On ne sait pas encore si cette date de sortie est toujours maintenue.
Selon des informations recueillies par Le parisien, les voleurs "étaient très bien renseignés sur la disposition des lieux et sur ce qu'ils pourraient y trouver. Ils ont pris la marchandise la plus intéressante et la plus facilement revendable. Ils ont fait preuve d'une particulière rapidité pour déballer les DVD qui les intéressaient avant de les charger dans leur véhicule." Les Papa est en haut tombés du camion devraient effectivement s'écouler sans trop de difficulté, vu la popularité de l'humoriste.
C'est au début des années cinquante que le stylo-bille Bic fait son entrée sur la scène mondiale de l'écriture. Le Baron Bich vient d'en acheter le brevet au Hongrois Laszlo Biro et lance le Bic Cristal... Plus d'un demi siècle plus tard, cet instrument d'écriture révolutionnaire fait partie de nos vies quotidiennes. Un succès planétaire...
Le film explore les caractéristiques et les propriétés de cet objet au design intemporel : sa forme si simple, celle d'un crayon bien taillé, son corps transparent de thermomètre où l'on voit baisser le niveau de l'encre, sa technologie de pointe et l'astucieuse exploitation de la bille. De passionnants documents d'archive situent l'apparition et l'usage de ce stylo-bille dans notre société de consommation. On découvre qu'il est l'un des premiers accessoires d'usage quotidien, très simplifié, de bonne qualité et à un prix abordable. Un concept que la firme impose grâce à d'efficaces campagnes publicitaires et qui bientôt s'étendra à d'autres objets de la vie courante, comme le briquet et le rasoir.
Le stylo-bille Bic Cristal est bientôt récupéré par de grands artistes en même temps qu'il remplace les plumes dans les écoles. Il accompagne l'alphabétisation de l'Afrique post-coloniale et se répand outre-Atlantique à une vitesse fulgurante. Le film suit dans toutes ses arabesques le fil de cette réinvention de l'écriture.
Réalisateur : Danielle Schirman
Production : ARTE France, Lapsus, Le Centre Pompidou
Année : 2004
“War 08.08.08. The Art of Betrayal” – is one of the first documentary Internet-films. This is the most outspoken film about the war, that started on the day of opening of the Olympic Games in Beijing, the film about the war, in which tens of Russian peacemaker perished as well as hundreds of peaceful Ossetians; it is the film about the war that turned out to be the doping drug for the rating of the republican candidate to the post of the President of the USA – John McCain.
The editorial staff of Russia.ru kept an eye on the progress of this war from the very beginning of Georgian invasion in Tskhinval. The camera crew of the TV-channel came into the destroyed republic on the 12th of August for the first time.
This trip resulted in more than 100 footages about the destroyed capital of the South Ossetia, about the burnt villages, dead civilians, about the families left without their houses, about the people, whose relatives are missing.
Russia.ru created a large base of experts, commentators and witnesses of the war crimes of the Georgian army. Finally it was decided to carry out a complete investigation of the events in the Caucasus, and the camera crew of Russia.ru headed by the writer Kirill Benediktov went the the South Ossetia again.
The stories, that were told to the journalists by the witnesses of these events and by prosecutor's office of the Republic, clearly showed that the film about genocide of the Ossetians just can not have any other name but “The Art of Betrayal”
The attack upon Tskhinval was preceded by a range of treacheries. OSCE and other international observers have just ignored the claim of the Ossetian part about the fact that the Georgian army is preparing the base area for the bombardment of Tskhinval and has already taken a strategically important high ground and for several weeks has been building entrenchments, blindages and fire trenches there.
Exactly from these entrenchments fire was delivered to the sleeping city by the Georgian peacemakers wearing the uniform of NATO – although they were the people whose duty was to keep peace within this region, but not to bring deaths. The traitors, the fifth column, turned out to be in the South Ossetia as well. And the most straightforward treachery was the speech of Mihail Saakashvili, who 4 hours before the attack upon Tskhinval calmed down the Ossetian people, persuading them that he doesn’t want to set the war off.
The film “War 08.08.08. The Art of Betrayal” is made up of 40 hours of the video-footage, brought from the South Ossetia by the camera crew, found on the YouTube Web site and other video- portals, sent by the Internet users, or taken from the video recordings of the cell-phones of the dead Georgian soldiers.
For the first time in the history the war has been recorded by the video-cameras of the cell-phones. These recording give the audience the chance to see the attack upon the South Ossetia in the way, the aggressors (who were destroying the houses of the Ossetian people with the cries of joy) saw it.
The uniqueness of these recordings is obvious: the journalists just are not able to film the very thick of the war, the faces of the murderers at the moment when the crime is being committed, the most straightforward and scary video of genocide. All this was recorded by the Georgian military men themselves.
The mission of this film was to show the truth about this war to the huge amount of viewers, to the millions of people in the whole world. It is the film about those people, who set off this massacre, about the fact who backs Mihail Saakashvili, and who received political dividends from the genocide of the Ossetian people and from the western informational chasing aimed at Russia.
In the nearest future the film will be translated into English, Chinese, Spanish, German and other languages and will be available for all the users of the World Wide Web. If someone of our audience wishes to take part in the distribution of this film, if you have the chance to help us, you can put the hyperlink to the film “War 08.08.08” in your blog or on your Internet-page.
It is so, because today any people, who are not indifferent to the tragedy of the South Ossetia, can become the participants of unmasking the lies of a range of Western mass media and of politicians, with whose connivance and assistance Georgia was able to attack the sleeping Tskhinval to frighten the whole world by the made up “Russian threat”.
It is so, because the war in the South Ossetia is not to vanish in history, is not to be forgotten and is not to become one the latest historical myths.
It is so, because all the world has to know what happened on the 8th of August, 2008.
Faut-il avoir peur de Sarah Palin?
Qui est vraiment la colistière de John McCain dans la course présidentielle et quelle Amérique représente-t-elle? Enquête en Alaska et sur les routes de la campagne.
Immobilier, la fin d'un rêve
Après les États-Unis, l'Angleterre et l'Espagne, c'est à la France d'être touchée par la crise de l'immobilier : dans un contexte de crise financière internationale, avec la baisse du pouvoir d'achat, la réticence des banques à accorder des crédits immobiliers et l'augmentation des taux, le nombre de ventes d'appartements et de maisons dans le neuf a chuté de 34 % par rapport à l'an dernier.
Francis Perrin : un enfant presque comme les autres
« Louis a été diagnostiqué autiste sévère à l'âge de deux ans et demi. Ce jour-là, on dit à mon épouse et à moi-même : « faites le deuil de votre enfant ». Nous avons été propulsé dans le milieu psychiatrique qui n'en finissait pas de nous culpabiliser et d'abîmer notre enfant. De recherches en rencontres, nous avons croisé le chemin du docteur Vinca Rivière de l'Université de Lille 3, la seule spécialiste en France de l'analyse appliquée du comportement (ABA). Dès les premières séances, Louis a progressé et notre vie a changé. Ce traitement scientifique purement éducatif pratiqué dans le monde entier depuis quarante ans est malheureusement décrié dans notre pays. C'est pourquoi je livre un véritable combat pour que ce traitement soit reconnu et surtout pour que les parents souvent désespérés soient informés. Actuellement ce traitement n'est pas remboursé et donc réservé aux riches. Par ailleurs, seulement vingt-cinq éducateurs sont formés chaque année par le docteur Rivière, ce qui est insuffisant pour subvenir aux innombrables demandes. Le ministère commence à entrouvrir ses portes. Ma démarche n'est qu'une démarche d'amour pour tous ces enfants presque comme les autres. Que chacun prenne ses responsabilités pour qu'ils deviennent des adultes comme les autres! »
L'Initiative un million de cartables "n'est pas une opération caritative" mais "procède d'une démarche d'efficacité", a indiqué le ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, M. Ahmed Akhchichine. "Nous ne pouvons plus nous permettre de responsabiliser la seule famille ou la collectivité de proximité. C'est une responsabilité sociale collective de tous les acteurs pour faire en sorte de garder les enfants à l'école au minimum jusqu'à 15 ans", a ajouté M. Akhchichine dans un entretien publié lundi par le quotidien +Le Matin du Sahara et du Maghreb+. "Il est plus utile à la société qu'un enfant reste à l'école jusqu'à 15 ans que par rapport aux gains que la famille peut en tirer, y compris dans le monde rural où il n'y a pas de déficit de bras", a dit le ministre, pour qui "si un élève sort de l'école sans moyens de s'intégrer et de produire quelque richesse, c'est à la société de suppléer, c'est-à-dire à la collectivité de le prendre en charge". Evoquant l'état des lieux de l'école marocaine, M. Akhchichine a souligné qu'il existe actuellement "une réelle volonté de mener jusqu'au bout la réforme". "Le programme d'urgence mis en place à ce sujet s'est fixé un plafond et un plancher", a-t-il relevé...
''La mendicité professionnelle ne cesse de se développer et a pris des proportions démesurées dans le pays'' a declare Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. Selon Mme Skalli, pour la seule ville de Casablanca, un montant estimé à 2,06 millions de dirhams a été amassé par les mendiants professionnels dont 1,4 million DH sous forme d’argent liquide, 506.161 DH en comptes sur carnet et 149.350 DH sous forme de bijoux. 62,4% sont des mendiants professionnels d'après le recensement de 2007. Pour ces personnes, il n’est pas question de chercher du travail qui, tout compte fait, ne leur rapportera pas grand-chose. «Un mendiant professionnel gagne en moyenne 300 DH par jour. Cette somme peut atteindre 700 DH» indique Mme Skalli.
Source : Aujourd'hui le maroc
Un cheikh, en Charia, est un savant réputé, tant par son savoir que par sa piété et sa moralité en société. Ses interprétations sont d’autorité et fort appréciées par la majorité de la population. Est-ce le cas de Monsieur Mohamed Ibn Abderrahmane Al-Maghraoui? Une réponse affirmative serait discutable.
Une Fatwa, en Charia, est un jugement scientifique sur une question touchant la vie des Musulmans, prononcé par un conseil d’Ouléma ou par un docte renommé (après consultation collective de savants compétents), mais n’émanant jamais d’une personne contestable. L’avis exprimé par «Cheikh» Al-Maghraoui constitue-t-il une fatwa ou une simple opinion ?
Fadhila et Roula ont en commun d'être femmes, arabes, immigrantes et d'avoir été violentées par leur mari. Pour abattre les murs du silence, elles ont courageusement choisi de raconter leur histoire. Au fil des mélodies, magistralement interprétées par la diva Aïcha Redouane, le film propose une réflexion sur le processus d'intégration à de nouvelles valeurs culturelles, dont celle des droits de la femme dans le contexte social actuel.
"Ne laissez pas l'illusion de la peur vous voler votre dignité. Le terrorisme comme tel n'existe pas. Il a été créé de toute pièce, poutine de merguez. Bonne excuse pour instaurer la loi martiale au Québec et des mesures de surveillance abbhérantes et des pertes totale de nos Droits et Libertés que jamais vous n'auriez acceptées de concéder.
Vous ne pourrez plus 'critiquer' les mesures et le Système en place. Les États-Unis enverront leurs contingents militaires et Homeland Sécurities sera notre Homeland. Ils n'ont même plus besoin de nous demander la permission. Déjà la firme en charge de la Sécurité du métro de Montréal est la même que celle du métro de Londres lors de l'attaque du 07-07-07. Cette compagnie est poursuivie pour fraude et bien d'autres crime. Elle est étroitement liées avec la CIA. Ça sent la fumée.
Le groupe 911Montréal dénonce avec preuve à l'appui la corruption et manipulation qui siègent dans les coulisses de nos institutions dû à leur ignorance totale de l'agenda du Nouvel Ordre Mondial. Bravo à l'organisme."
Obama is the first African American to be nominated by a major political party for this office. His acceptance speech was given on August 28, 2008 at the 2008 Democratic National Convention. A graduate of Columbia University and Harvard Law School, where he served as president of the Harvard Law Review, Obama worked as a community organizer and practiced as a civil rights attorney before serving in the Illinois Senate from 1997 to 2004. He taught constitutional law at the University of Chicago Law School from 1992 to 2004. Following an unsuccessful bid for a seat in the U.S. House of Representatives in 2000, he announced his campaign for the U.S. Senate in January 2003. After a primary victory in March 2004, Obama delivered the keynote address at the Democratic National Convention in July 2004. He was elected to the Senate in November 2004 with 70% of the vote.
As a member of the Democratic minority in the 109th Congress, he helped create legislation to control conventional weapons and to promote greater public accountability in the use of federal funds. He also made official trips to Eastern Europe, the Middle East, and Africa. During the 110th Congress, he helped create legislation regarding lobbying and electoral fraud, climate change, nuclear terrorism, and care for returned U.S. military personnel. After announcing his presidential campaign in February 2007, Obama emphasized withdrawing American troops from Iraq, energy independence, decreasing the influence of lobbyists, and promoting universal health care as top national priorities.
Lors de sa construction dans les années 60, le World Trade Center était considéré comme un imposant symbole de la puissance économique américaine, mais aussi comme une véritable prouesse d'ingénierie et de conception architecturale. Pourtant, depuis les attentats du 11 septembre, certains experts ont mis en cause cette conception. Certes, aucun bâtiment n'aurait pu résister à une attaque de telle envergure, mais l'effondrement si rapide des deux tours trouverait peut-être son origine dans certains défauts de construction. Si l'édifice avait été conçu autrement, s'il avait été maintenu régulièrement, et si les personnes qui y travaillaient avaient bénéficié d'une meilleure information, beaucoup de vies auraient pu être sauvées. Ce documentaire analyse, étape par étape, le processus de destruction d'un des buildings les plus prestigieux du monde.
Le blogueur Mohamed Erraji, condamné en première instance à deux ans de prison ferme pour avoir critiqué le roi, a bénéficié jeudi de la liberté provisoire, a indiqué à l'AFP Amina Bouayache, présidente de l'Organisation marocaine des droits humains (OMDH, indépendante).
Le procès en appel, qui a commencé jeudi à Agadir (sud), a été ajourné au 18 septembre. "Dans l'attente de la suite du procès, la cour a fait bénéficier Mohamed Erraji de la liberté provisoire", a ajouté Mme Bouayach.
Contacté par par l'AFP, un des avocats de M. Erraji, Me Ahmed Barchil, a confirmé l'information, se félicitant de la décision du tribunal.
"La justice a fait rentrer les choses dans la normale, et la vitesse avec laquelle elle a accordé la liberté provisoire à mon client montre qu'elle s'est rendue compte que le jugement de première instance n'était pas correct", a-t-il ajouté.
Interpellations, contrôles d'identité, courses poursuites et interventions musclées sont le quotidien des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) des quartiers Nord de Marseille. Mission : traquer les flag' en tout genre, qui leur donnent à voir les pires facettes de la société.
Pour la première fois un documentaire, dont le tournage a duré plus de deux ans, est consacré aux forces spéciales.
Ces hommes peuvent être projetés à tout moment partout dans le monde.
Lutte anti-terroriste en Afghanistan, extraction de ressortissants, libération d'otages, arrestation de criminels de guerre, lutte contre le narcotrafic, interposition dans des conflits aux causes aussi diverses que politique, ethnique ou religieuse sont les types d'opérations auxquelles sont confrontées les unités des forces spéciales.
Leurs missions ne sont jamais clandestines mais toujours secrètes.
Les missions : mener des actions ciblées et contrôlées, limitées dans le temps et dans l'espace, sur les centres de gravité de l'adversaire.
Le niveau technique d'intervention est élevé, les hommes se doivent d'être opérationnels à tout moment, d'être hautement spécialisés, équipés d'armes et de matériel ultralégers.
Leur force réside dans le simple fait de pouvoir apporter une réponse proportionnelle et maîtrisée de l'usage de la force, l'effet de surprise comptant pour beaucoup.
Les forces spéciales françaises sont composées de 2 500 hommes, issus d'un recrutement rigoureux et ayant subi une formation de plusieurs années, ces soldats pas tout à fait comme les autres sont des gens dont l'une des qualités principalement recherchée est la maturité.
Ce film montre des séances d'entraînement spécifiques à ces unités mais également des missions réelles.
Le tout décrypté par des experts indépendants, qu'ils soient journalistes, historien, ou spécialistes Défense.
Forces spéciales, tout le monde en parle mais personne ne sait vraiment qui ils sont.
Abdelhadi Boutaleb est né en 1923 à Fès. Plusieurs fois ministre marocain et résistant, parmi les fondateurs du Parti de l'Istiqlal. Il est des acteurs des négociations d'Aix-les-Bains pour l'indépendance du Maroc.
Il a obtenu sa licence en Droit en 1943 à l’Université Al Quaraouiyine dans la capitale spirituelle du royaume (Fès). Durant les années 44-48, il a assuré la fonction de professeur du roi Hassan II.
En 1948, il est l’un des fondateurs du parti “Achoura Wa Al Istiqlal", duquel il sera membre du bureau politique et ce, jusqu’en l’année 1959.
Il a été Ministre de l’Emploi et des Affaires sociales sous le Gouvernement Bekkay Ben M'barek Lahbil .
En 1974, il a représenté le Maroc en tant qu’ambassadeur au Mexique et aux Etats-Unis.
Sous la présidence du Conseil par feu le Roi Hassan II, Secrétaire d’Etat à l’Information et à la Jeunesse et Sports puis, lors du remaniement opéré le 5 janvier 1963, il a été nommé ministre de l’Information, de la Jeunesse et des Sports. Il a aussi occupé le porte-feuille de Ministre délégué auprès du Premier ministre sous le Gouvernement Ahmed Bahnini, puis Ministre de la Justice lors du remaniement 20 août 1964.
Sous le Gouvernement Mohamed Benhima, il a été nommé Ministre de l’Education nationale et des Beaux-arts.
En 1982, il se voit élu à la tête de l'Organisation Islamique pour l'Éducation, les Sciences et la Culture (ISESCO).
Il a assuré, par ailleurs, la fonction d’enseignant universitaire en matière de droit constitutionnel et institutions politiques dans les universités Mohammed V à Rabat et Hassan II à Casablanca.
Les résultats des tests de faisabilité d'un tunnel devant à terme relier le Maroc et l'Espagne sont en passe d'être obtenus, et seront présentés par les deux pays à l'Union Européenne en octobre, a annoncé le Ministre espagnol des Affaires Etrangères Miguel Angel Moratinos, lundi dernier, le 4 août.
Après avoir rencontré son homologue marocain Taieb Fassi Fihri à Tanger, M. Moratinos a déclaré que ce tunnel sera "un projet de grande ambition qui permettra de relier l'Afrique à l'Europe à travers deux solides maillons des deux continents, le Maroc et l'Espagne."
L'idée de relier les deux pays remonte à deux accords signés en 1980 et 1989. Plusieurs études avaient été lancées pour examiner les questions techniques entourant ce projet, mais l'avancement de cette liaison s'était ralenti alors que les relations entre les deux pays se dégradaient quelque peu.
En 1995, la Commission Conjointe pour la Liaison Intercontinentale avait rejeté l'idée d'un pont suspendu au vu des facteurs identifiés par la Société Nationale d'Etudes du Détroit de Gibraltar, parmi lesquels les craintes d'une interruption de la navigation maritime et le risque d'accidents automobiles. Les membres de ce comité avaient préféré opter pour un tunnel double en acier.
En juillet 2007, le projet a été remis sur les rails lors de la visite du Premier Ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero au Roi Mohammed VI du Maroc. A la fin de l'été, la Commission Conjointe avait rencontré des délégations officielles, et les deux pays avaient présenté les résultats de leurs études de faisabilité et leurs plans de liaison ferroviaire au nord et au sud du détroit.
A l'issue d'une nouvelle réunion en janvier 2008, la Commission Conjointe est convenue de revoir les résultats des dernières études de faisabilité, le 13 octobre à Luxembourg.
Les résultats préliminaires montrent que la construction de ce tunnel sera un défi colossal, voire impossible.
La drogue, incinérée par les services de l’Administration des douanes du port de Casablanca, a été saisie en janvier dernier lorsque la brigade anti-stups est intervenue sur un conteneur de 40 pieds, arrivé quatre jours auparavant au niveau du terminal du port en attente d’embarquer sur le premier bateau en partance pour Cadix (Espagne), rapporte mercredi le journal local "L’Opinion".
Selon le journal, ce conteneur était destiné à une société espagnole "D-Boal Guerrelo", précisant que son expéditeur, un Marocain au nom de Cherkaoui Drihmi, qui dirigeait une entreprise d’artisanat près de la ville de Meknès (est de Rabat), avait présenté aux services des douanes un engagement légalisé dans lequel il déclare que le contenu est composé d’un lot de produits artisanaux divers (lampes, tables, chaises et fontaines).
Quelque 1.154 kg de haschich ont été découverts à l’intérieur des fontaines en carreaux de céramique, ajoute le journal, notant qu’à l’intérieur de l’une des fontaines de cette "précieuse" cargaison, les douaniers ont découvert un talisman destiné à "brouiller le contrôle et à assurer la protection de l’expédition jusqu’à bon port".
Au début de sa carrière, François Damiens participa dans de nombreuses caméras cachées, réalisées pour des diffusions dans des avions.
Après cela, il créa le personnage de François l'embrouille, avec lequel il va obtenir sa célébrité. A l'origine, les gags étaient diffusés sur la chaîne belge RTL-TVi. On peut maintenant trouver l'intégralité des caméras cachées sur 3 DVD.
La spécialité de François Damiens est de pousser à bout les personnes qu'il piège en se faisant passé pour plus bête qu'il ne l'est.
Généralement, François Damiens piège des gens de tout les jours, mais il a quand même piégé quelques stars comme Bruno solo, henry Lecomte ou Justine Henin.
Aujourd'hui, avec tout le succès qu'il a en Belgique, il lui impossible de refaire de nouvelles caméras cachées, il serait reconnu tout de suite...
Depuis quelques temps, François Damiens s'est lancé dans une carrière cinématographique, en jouant dans des films comme 'Dikkenek', 'OSS 117' ou encore 'Taxi 4'.
The first thing that one should know and clearly understand about Islam is what the word "Islam" itself means. The religion of Islam is not named after a person as in the case of Christianity which was named after Jesus Christ, Buddhism after Gotama Buddha, Confucianism after Confucius, and Marxism after Karl Marx. Nor was it named after a tribe like Judaism after the tribe of Judah and Hinduism after the Hindus. Islam is the true religion of "Allah" and as such, its name represents the central principle of Allah's "God's" religion; the total submission to the will of Allah "God". The Arabic word "Islam" means the submission or surrender of one's will to the only true god worthy of worship "Allah" and anyone who does so is termed a "Muslim", The word also implies "peace" which is the natural consequence of total submission to the will of Allah. Hence, it was not a new religion brought by Prophet Muhammad (PBUH) I in Arabia in the seventh century, but only the true religion of Allah re-expressed in its final form.
Stylianos "Stelios" Kyriakides (Greek: Στυλιανός "Στέλιος" Κυριακίδης, January 15, 1910 (unknown OS/NS) – December 1987) was a marathon runner.
He was born in Paphos, Cyprus
Kyriakides competed for Greece in the 1936 Summer Olympics, placing 11th. He was invited by his friend and fellow Berlin marathoner, Johnny Kelley, to participate in the Boston Marathon in the late 1930's. On the day of the marathon he wore new shoes, which injured his feet and caused him to place poorly.
He returned to Greece, and survived the German occupation during World War II. With the Greek Civil War raging, he returned to win the 1946 Boston Marathon. According to a newspaper report, he was running with Johnny Kelley near the end, when an old man shouted from the crowd, "For Greece, for your children!" inspiring him to pull away and win the race.
In 1948 he finished 18th in the Olympic marathon at the London Games.
A sculpture was unveiled in Boston in 2004, commemorating him:
"The winner of the 50th Boston Marathon, Kyriakides used his victory as a call to action to aid his war and famine-ravaged homeland. Kyriakides, who narrowly escaped execution during World War II during the Nazi occupation of Greece, hadn't run in six years when he came to Boston in 1946, with the help of Greek-American benefactors. He was emaciated from the lack of food in war-ravaged Greece, and at one point was told by doctors in Boston he wouldn't be allowed to run because they were afraid he would die in the streets. That backdrop only added to the almost mythic race performance, in which Kyriakides came on at the end to defeat the defending champion and set the best time in the world for 1946. Nearly a million people greeted him on his return to Athens in May of 1946, when he came back with boat loads of food, medicine, clothing and other essentials donated by Americans who read of his victory." – Sculpture’s Official Press Release.
Depuis l’accord de coopération UKUSA conclu en 1946 pendant la guerre froide jusqu’au déploiement actuel du réseau «Échelon», ce film, très bien documenté, se penche sur le développement tentaculaire des réseaux internationaux d’interception et d’écoute des télécommunications transmises par satellite. De l’anti-terrorisme à la surveillance de ses propres citoyens, de l’espionnage militaire à l’espionnage économique de toutes les plus grosses entreprises mondiales, le système Échelon sert beaucoup plus qu’on ne veut bien le croire, ou le dire. Ses nouvelles activités, en grande partie illégales, représentent un atout majeur pour la puissance commerciale, militaire et technologique des États-Unis. Construit comme une véritable fiction, le film dénonce les moyens économiques démesurés alignés par cette véritable multinationale de renseignements dans l’interception et dans le traitement de l’information. Les révélations édifiantes de journalistes d’investigation et de cadres supérieurs d’agences de renseignements nous entraînent au cœur d’une incroyable et captivante enquête journalistique.
Installé dans une oasis du Sud marocain, le réalisateur interroge les habitants : quelle place l'amour tient-il dans leur vie ? Une comédie documentaire de voisinage, illuminée par la beauté des lieux, la chaleur des échanges.
Immigré depuis peu avec sa famille à Skoura, une oasis enclavée du Sud marocain, le réalisateur Jérôme Le Maire part à la rencontre de ses voisins, hommes et femmes, pour leur poser une question, toujours la même : "Où est l'amour dans la palmeraie ?" Autrement dit, comment s'aimer dans une microsociété régie par l'interdit et la nécessité, où chacun vit sous le regard des autres ? Comment naissent et s'expriment les sentiments quand la séparation rigide entre les sexes et les mariages arrangés constituent la règle ? Un complice le guide dans sa quête : Mansour, doux original encore célibataire malgré ses 40 ans, en profite pour se chercher une fiancée. Du souk au moussem (la fête annuelle), entre jardins luxuriants et potagers, murs de pisé et cours ombreuses, sources murmurantes et petits chemins de terre, les deux compères explorent les subtilités locales de la carte du Tendre. Car malgré les dénégations sans appel de leurs interlocuteurs ("Ici, il n'y en a pas !"), l'amour est bien là, rêvé, chanté, caché. Et c'est dans les yeux brillants des jeunes filles, dans leurs aveux étonnamment directs, qu'il palpite avec le plus d'éclat. Mansour va-t-il s'y laisser prendre ?
Deux touristes français ont été arrêtés, le 31 mars 2008, dans un camping à Zagora, au sud du Maroc, en possession d’un nombre important de livres et de CD Rom en français et en arabe sur le christianisme. Ces étrangers sont soupçonnés de vouloir convertir la population locale. Selon la loi marocaine, ils risquent une peine de six mois à trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 100 à 500 dirhams pour avoir ébranlé la foi d’un musulman.
Ce n’est pas la première affaire du genre au Maroc. La plus médiatisée est celle de Sadek Noshi Yassa. Cet allemand d’origine égyptienne de 64 ans a été condamné à six mois de prison ferme pour conversion de Marocains musulmans au christianisme par le tribunal de 1ère instance d’Agadir. Des bruits de plus en plus persistants parlent de la multiplication des campagnes de prosélytisme au Maroc.
Un chiffre important circule. Celui de plus de mille évangélistes qui auraient sillonné discrètement le pays depuis plus de dix ans pour “prêcher la parole de Jésus”. Une situation qui ne laisse pas indifférent le ministère des Habous et des Affaires islamiques. Le département de Ahmed Taoufik tire la sonnette d’alarme. Le ministère de l’Intérieur est interpellé pour identifier et contrôler les mouvements de prêcheurs venus d’outre-mer. La question de la montée de l’évangélisation s’était déjà posée en mai 2005, lorsque Abdelhamid Aouad, député du parti de l’Istiqlal, a saisi Ahmed Taoufik lors d’une question orale à la Chambre des Représentants. Ce dernier s’est refusé à tout commentaire.
Mais, plus besoin de nier l’évidence. D’après la World Christian Database, centre pour l’étude du christianisme mondial, le christianisme est la religion dont le taux de croissance au Maroc est le plus élevé. Cette recrudescence s’explique essentiellement par l’installation de plus en plus d’Européens au Maroc et l’arrivée d’immigrés de confession chrétienne originaires de l’afrique Sub-saharienne. Pour les nouvelles conversions, l’organisme donne le chiffre de 3.000 à 3.500 en 2007, alors qu’en 2005, ils étaient 2.000 à 2.500. Une nette augmentation.
Toutefois, ces données sont impossibles à vérifier. Car les nouveaux convertis parmi les Marocains se font discrets. Personne n’ose le crier sur le toit, sinon il risque la mort. Une étude conduite par Amnesty International et publiée par l’Agence de Presse internationale catholique, Apic, révèle que les musulmans convertis au christianisme préfèrent cacher leur changement de religions pour assurer leur sécurité et celle de leurs proches. L’apostasie, renoncement public de sa foi, est, en effet, punie de peine de mort dans l’islam.
Une question s’impose : Qui se cache derrière ces conversions clandestines ?
Les églises officielles, reconnues par l’Etat marocain, se dégagent de toutes responsabilités. L’archevêque catholique de Rabat, Monseigneur Vincent Landel, dans un entretien accordé à un quotidien marocain, explique la fonction de son église. « Ma mission est de vivre ma foi et non pas d’essayer de convaincre qui que ce soit. » La déclaration de Ahmed Taoufik, devant la Chambre des Représentants, est aussi sans équivoque. « Les religieux chrétiens reconnus par l’Etat sont ceux qui travaillent dans des églises des différentes confessions pour l’encadrement de leurs frères chrétiens établis ou de passage au Maroc ».
Le prosélytisme est plus l’oeuvre des églises évangéliques issues des Etats-Unis. L’organisation Arab World Ministries, très présente au Maroc, ne s’en cache pas. Son objectif est bien explicite : « Annoncer la bonne nouvelle d’un Sauveur aux musulmans du monde arabe conformément à l’ordre du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ de prêcher la bonne nouvelle à toute créature. » Sur son site, elle rapporte sous des pseudonymes les témoignages de musulmans convertis. Leur nationalité n’est pas divulguée, mais, selon le récit de quelques-uns, ils sont originaires du Maghreb.
Régulièrement, cet organisme lance des appels pour recruter des adeptes qui seront par la suite envoyés dans des pays arabes. Sur leur annonce, on peut lire « Nous cherchons, avec l’aide de Dieu, à atteindre les Musulmans du monde arabe là où on peut les trouver, par l’envoi d’hommes et de femmes consacrés qui renoncent à eux-mêmes, pour encourager les églises autochtones et en établir de nouvelles, là où elles n’existent pas ». Dans les pays où ils sont envoyés, dont le Maroc, les missionnaires oeuvrent sous une couverture professionnelle, notamment celle d’un médecin ou un enseignant ou encore un homme d’affaires.
De préférence, ils doivent avoir une bonne formation théologique, parler la langue locale du pays et connaître ses traditions et ses coutumes pour pouvoir mieux s’intégrer. Ils prêchent “la parole de Dieu” à l’aide de livrets relatant la vie du Christ, de bibles en langue du terroir, de CD sur les percepts du christianisme, des tracts expliquant le chemin du salut et des formulaires pour ceux qui souhaitent se convertir.
Pour attirer les nouveaux adeptes, les missionnaires ne lésinent pas sur les moyens. Ils leur font miroiter un avenir meilleur et un univers parfait. Au départ, ils approchent les populations autochtones en offrant leur soutien. Cela va de la distribution de denrées alimentaires à des aides financières en passant par la dispense de soins médicaux gratuits.
Au Maroc, les habitants des régions les plus reculées, surtout les populations berbères, seraient les plus concernés. Pour les jeunes, les missionnaires ont une autre stratégie. Ils leur miroitent la possibilité de quitter le pays en facilitant l’octroi d’un visa Schengen ou une somme d’argent ou encore les deux. Mais, c’est sans compter sur la force de persuasion. Les évangélistes ne se contentent plus des populations défavorisées, mais ratissent large, comme en témoigne le pasteur à la paroisse protestante française de Casablanca, Jean-Luc Blanc.
Dans un entretien avec le site d’information, Afrik.com, ce religieux déclare qu’un certain nombre de Marocains, anciennement de confession musulmane, qui se sont convertis au christianisme, sont des intellectuels, ou plutôt des personnes appartenant à la classe aisée. Parmi eux, il y a des universitaires, des professeurs, des chercheurs aussi. Des personnes, selon lui, difficilement influençables. L’objectif des évangélistes étant avant tout de créer une communauté chrétienne au Maroc. Pour quelle raison ? Seul l’avenir le dira.
CourrierCasablanca.com
L’ensemble des personnes présentes autours de la table a en effet mis le doigt sur les vrais problèmes de la crise. Le seul Jean Ziegler a cru de bon ton de fustiger les biocarburants !
Quelles sont alors les véritables raisons de cette crise ? Il ressortira du débat plusieurs points cruciaux qui expliquent la crise alimentaire. Tout d’abord, il est très important de noter que tous les ans sur terre il y a 80 millions de personnes en plus ! Cette hausse démographique est non seulement importante (et inédite), mais elle est exponentielle.
D’autre part, l’année dernière, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il y a plus de citadins que de ruraux. Avant les personnes vivant dans les campagnes avaient tous de quoi se nourrir où du moins subsister (potagers, champs…). Aujourd’hui, des personnes meurent de faim dans les villes ! De plus, l’émergence des classes moyennes dans plusieurs pays tels que la Chine et l’Inde a également changé la donne : certains foyers sont passés par ce biais d’un repas par jour à deux.
Toutefois, tous ces facteurs conjoncturels ne sont qu’en partie responsable de la crise alimentaire.
Il est très important de souligner les facteurs structurels qui sont la spéculation financière et la destruction des agricultures locales à cause des importations subventionnées. En effet, il est important de remarquer comme l’a fait Sylvie BRUNEL (Géographe, Ex-présidente de l’ONG Action Contre La Faim) que les importations, subventionnées par les pays occidentaux, ont désagrégées et ruinées les agricultures locales. Les agriculteurs, ne pouvant alors plus vivre de leur métier, ont rejoint progressivement les villes.
Concernant la spéculation, il est important de prendre conscience que les matières premières alimentaires sont devenues au fil des années des produits financiers à part entière. Les mêmes mécanismes financiers s’appliquent à ces matières premières : si un investisseur pense que les prix vont monter, alors, il achètera des matières premières, ce qui fera augmenter les cours et poussera d’autres investisseurs à faire de même ; c’est le b-a-ba de la spéculation financière comme l’a souligné l’économiste Philippe Chalmin (Economiste Spécialiste du des matières premières, Professeur à Paris-Dauphine). De plus, les incertitudes sur le marché renforcent cette spéculation.
Le trafic de faux médicaments provoque des dizaines de milliers de morts chaque année dans le monde, et surtout, en Afrique. Enquête sur un fléau.
10 % du marché mondial et 40 milliards d’euros de profits : voilà ce que représente la vente de médicaments falsifiés. Pour comprendre qui se cache derrière ce trafic, Michel Koutouzis, expert auprès de la Commission européenne et de l'ONU, et le réalisateur Patrice du Tertre, se sont fait passer pour des négociants véreux écoulant de faux médicaments sur le marché africain. Leurs découvertes sont édifiantes. A Mumbai (ancienne Bombay), des grossistes copient des médicaments en diminuant ou en ôtant leurs principes actifs, et prennent les commandes sans difficulté. Des usines travaillent pour le compte des multinationales et des réseaux parallèles, livrant indifféremment vrais et faux produits pharmaceutiques. La flilière du paiement transite par Dubaï, passage obligé pour tout financement occulte. Les deux hommes se sont également rendus à Zanzibar, légendaire port de contrebande, d’où partent les boutres qui vont déverser, escale après escale, sur la côte africaine, leurs produits clandestins : drogue et faux médicaments. En Tanzanie, plus de la moitié des remèdes vendus dans les échoppes et les pharmacies officielles n’étaient que des copies. Au Kenya, enfin, Michel Koutouzis et Patrice du Tertre ont rencontré Bilha Kiama-Muragie, docteur en pharmacie, qui a été renvoyée du Conseil pharmaceutique kenyan parce qu’elle refusait de céder à la corruption. Aujourd’hui, elle lutte, au péril de sa vie, contre ce mal qui ne peut s’étendre qu’avec la complicité des Etats concernés. Pendant ce temps, sida, malaria, grippe déciment les populations africaines…
Juste avant son interview du 30 juin 2008 dans le 19/20 de France 3, le Président Sarkozy patiente et se fait maquiller. Les micros sont ouverts....
«France 3 condamne avec la plus grande fermeté le piratage des images tournées pendant la mise en place de l'édition spéciale du 19/20 qui recevait hier le Président de la République», a déclaré aujourd’hui la chaîne dans un communiqué. «La direction générale de France 3 a lancé une enquête interne pour déterminer comment les images ont pu sortir de France Télévisions», a-t-elle ajouté.
En Tunisie, plus de mille prisonniers politiques purgent des peines pour appartenance à une organisation non autorisée ou pour des délits non violents, distribution de tracts ou participation à des réunions. Ainsi des opposants réels ou présumés, appartenant à toutes les tendances de l’échiquier politique ont été placés en détention, pour avoir exercée leur droit à la liberté d’_expression. Ils n’ont pas, généralement, droit à un procès équitable. Depuis de nombreuses années, les prisonniers politiques tunisiens sont victimes de traitements inhumains et dégradants, beaucoup d’entre eux depuis plus de dix ans. Les conditions de détention sont déplorables : enfermés dans des cellules surpeuplées, sans relation, où le manque d’installations sanitaires suffisantes favorisent la propagation de la gale et autres maladies de peau, certains forcés de dormir à même le sol en béton, couvertures médicales insuffisantes, voire inexistantes, sous alimentés, autorisés à une douche tous les dix jours, frappés et maltraités par les gardes, placés à l’isolement pour punition, parfois même enchaînés, privés de voir leur famille et leur avocat. Pour protester contre leurs conditions lamentables de détention et dénoncer les mauvais traitements, les détenus observent des grèves de la faim tournantes, mettant ainsi en péril leur santé déjà précaire et se heurtent alors à une recrudescence de la répression. Ils n’ont pas le droit de lire, ni de poursuivre leurs études. Le droit de visite est sévèrement restreint et quand ils voient leur famille ce n’est qu’à travers de deux grillages entre lesquels les surveillants font des rondes. Tout est mis en oeuvre pour leur retirer toute dignité. Les conditions de détention dans les prisons tunisiennes sont en totale contradiction avec les droits de l’homme les plus élémentaires. Bien qu’ayant promulgué une loi régissant l’organisation des prisons, le 14 mai 2001, loi conforme au standard international prévu par les Nations unies, il n’est pas tenu compte, dans l’ensemble, de cette nouvelle loi. Pourtant les articles 17, 18 et 19 de cette loi prévoit un certain nombre de droits pour les détenus, tels que l’accès aux soins gratuits, l’hospitalisation si nécessaire, la visite des familles, la réception de provisions, la fourniture de livres et d’outils d’écriture. De nombreux cas de torture sont recensés ; la police utilise la torture pour arracher des aveux, les gardiens de prison y ont également recours pour punir les prisonniers, enfreignent la convention internationale contre la torture de 1984, ratifiée le 20 octobre 1988 par la Tunisie. Après ces séances de torture les prisonniers sont privés de soins médicaux, y compris après plusieurs années de détention, aussi restent-ils souvent handicapés. Il faut signaler que lorsqu’un détenu est enfin soigné, les proches ne sont pas avertis de son hospitalisation et ne peuvent donc leur rendre visite. Lorsqu’elles décident de porter plainte, les victimes de tortures subissent des pressions de la part des fonctionnaires de l’Etat pour les en dissuader. Beaucoup d’affaires concernant les plaintes pour tortures sont classées sans qu’aucune enquête ne soit menée. Ce rejet des plaintes pour tortures par les autorités tunisiennes revient à accorder une immunité totale aux tortionnaires. D’autre part, les avocats spécialisés dans la défense des droits de l’homme sont victimes de harcèlement, ce qui constitue une atteinte majeur au droit de l’accusé à un procès équitable. Certains détenus politiques subissent un régime d’isolation totale dans les prisons tunisiennes, loin pour la plupart des cas du lieu de résidence de leurs familles, en général depuis leur incarcération, c’est à dire depuis plus de dix ans. Cette situation constitue un acte de torture continue - un traitement inhumain contraire à toute les conventions internationales. Différentes mesures sont utilisées pour exercer une pression sur les proches des prisonniers politiques. Certains sont privés de soins médicaux ou bien rencontrent des difficultés pour trouver un emploie ou le garder, leurs domiciles sont sous surveillance et leurs lignes téléphoniques coupées, les épouses incitées à divorcer. Une fois libérés, des mesures sont prises pour les empêcher de reprendre une vie normale. Plusieurs anciens prisonniers ont été arrêtés de nouveau sans qu’on leur notifie les charges retenues à leur encontre et condamnés à des peines d’emprisonnement - souvent parce qu’ils n’ont pas respecté les mesures de contrôles administratifs qui les obligent à se présenter quotidiennement et même plusieurs fois par jour, pour certains, pendant les heures d’ouverture du poste de police. Plusieurs centaines d’entre eux ont été privés du droit de s’inscrire à l’université et ont perdu leur emploi -surveillés par la police- d’autres sont soumis à un contrôle administratif qui les oblige à obtenir une autorisation avant tout déplacement à l’intérieur du pays. L’ACAT-France, association oecuménique, s’engage aux côtés de tous ceux qui luttent pour l’abolition de la torture - membre de la Fédération Internationale de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ayant statut consultatif auprès des Nations unies, du Conseil de l’Europe et de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples), soixante dix groupes ACAT parrainent des prisonniers tunisiens. Ils écrivent au prisonnier à sa prison et soutiennent les familles dans leurs épreuves douloureuses.
Nicole PIGNON-PEGUY,
chargé de pays d’Afrique du Nord, ACAT-France
Ces successions de concessions aux intégristes ne se sont pas réalisées sans heurts. Des résistances se sont fait jour tant dans la société civile, qu’au sein de l’appareil d’Etat et de l’armée. En témoigne la nomination de Belkhadem partisan ouvert du F.I.S. et du « contrat de Rome » au poste de Premier ministre et l’abrogation de cette nomination 24 heures après. Il sera en définitif nommé au poste de ministre des affaires étrangères. C’est dans ce contexte général qu’est relancé par une formidable campagne de presse le débat sur la responsabilité du massacre de Benthala. A l’occasion de la sortie d’un livre qui n’apporte rien de neuf et aucunes preuves supplémentaires une campagne de presse est déclenchée en France pour accréditer l’idée d’une innocence des terroristes islamistes et d’une culpabilité de l’armée. L’organisation « Amnesty international » prend le relais par une seconde visite en Algérie, en exigeant cette fois-ci d’interroger des généraux algériens accréditant ainsi une nouvelle fois la thèse d’une responsabilité partagée entre l’armée et les terroristes.
Beaucoup de visiteurs le disent, "arriver au Japon, c’est comme débarquer sur la planète Mars". Dans la rue, les images dépassent l’entendement, choquent notre rationalité européenne. Mais ce qui se voit aujourd’hui au Japon risque d’arriver demain chez nous.
Ce pays est devenu prescripteur de modernité. Après nous avoir envoyés de l’électronique et des voitures, les Japonais exportent désormais leur culture : mode, sushis, karaokés, mangas, jeux vidéos.
Et ce n’est pas sans doute pas fini car on oublie trop souvent que le vrai géant de l’Asie, c’est le Japon, de loin la deuxième puissance économique de la planète.
En terme économique, il pèse toujours plus que la Chine et l’Inde réunies ! 128 millions de Japonais produisent plus de richesses que 2,5 milliards de Chinois et d’Indiens ! Comment expliquer une telle réussite alors que cet archipel montagneux n’a pas de ressources naturelles ?
Le pays du Soleil Levant s’est développé par le travail et l’ingéniosité de son peuple. Le Japon tire sa force d’une capacité d’innovation permanente. Aujourd’hui, c’est dans le secteur automobile qu’il affiche sa suprématie. Mais les industriels nippons se préparent déjà au coup d’après en misant sur la commercialisation des robots.
A première vue, le Japon est plus fort que jamais. C’est oublier un peu vite les ravages de dix ans de crise économique. Une précarisation de l’emploi, les inégalités qui s’accroissent dans une société qui se rêvait unie, une dette publique astronomique (en % du PIB près de 2,5 fois celle de la France soit 164 % contre 66 %).
Les incertitudes sur l’avenir font qu’il y a de moins en moins de bébés au Japon.
Résultat : la population vieillit, elle a même commencé à décroître. Un drame national. Alors, Japon : le réveil du sumo ?, c’est le 21e numéro d’Un oeil sur la planète.
Le tribunal correctionnel de Tiaret (350km au sud-ouest d'Alger) a condamné quatre jeunes Algériens convertis au christianisme à des peine de prison avec sursis mardi, tandis que deux autres prévenus ont été relaxés, a appris l'Associated Press auprès de sources judiciaires locales.
Les prévenus étaient jugés pour "offense à l'Islam, pratique de culte non musulman sans autorisation et distribution de livres chrétiens". L'un des quatre convertis qui a reconnu son appartenance à la religion chrétienne, selon notre source, a écopé de six mois de prison avec suivi et 200.000 dinars d'amende (2.000 euros). Les trois autres se sont vu infliger une peine de deux mois de prison avec sursis et 100.000 dinars d'amende (1.000 euros). Deux autres qui ont nié toute appartenance à la religion chrétienne ont bénéficié d'une relaxe.
Le représentant du ministère public avait requis deux ans de prison ferme et 500.000 dinars d'amende contre les six prévenus la semaine dernière.
Les six ont été interpellés au début du mois de mai alors qu'ils sortaient de chez l'un d'entre eux après une messe, selon l'accusation qui cite le rapport établi par les services de sécurité.
La loi algérienne de février 2006 soumet l'exercice du culte à une autorisation du ministre de l'Intérieur en ce qui concerne les lieux et à un accord préalable des autorités religieuses pour le prêcheur.
Le même tribunal de Tiaret, où comparaissait le 27 mai une convertie de 37 ans, Habiba Kouider, pour détention de plusieurs exemplaires de la Bible, a reporté son jugement à une date ultérieure "pour complément d'information". Le procureur a requis contre l'accusée trois ans de prison ferme.
Ces procès contre des personnes d'obédience chrétienne ou converties au christianisme font écho à une campagne orchestrée depuis plusieurs mois par des associations islamistes disant lutter contre ce qu'elles qualifient de "prosélytisme chrétien". Elles accusent les représentants de l'Eglise d'exploiter le désarroi matériel et psychologique des jeunes pour les convertir au christianisme.
Reportage d’Isabelle Thomas, Guy Sabin, Alain Barnault, Guillaume Quignard
La ville a transformé leurs palettes. Tanger fut un choc pour Delacroix, dont les carnets sont passés au rang d’oeuvres d’art. Elle a donné aux toiles de Matisse toute leur lumière et tous leurs bleus. C’est sur les traces de ces peintres que Rachid Taferssiti convie les lycéens… Tangérois lui-même, il préside une association qui se bat pour le patrimoine de Tanger. Au coeur des ruelles de la kasbah, l’ancien palais du sultan témoigne de l’identité même de la vieille ville. La conservatrice du lieu nous ouvre les portes de cet écrin du pouvoir, qui comporte une étonnante trésorerie, une salle du trône, mais aussi, caché aux regards étrangers, un jardin digne de celui des Hespérides.
Si l’architecture arabomusulmane y est reine, l’endroit traduit déjà l’ouverture de Tanger aux influences européennes. Carrefour commercial et diplomatique dès le XVIIIè siècle, Tanger devient officiellement internationale au début du XXè siècle, par le statut spécial qui devient le sien. Véritable zone franche, gérée par les puissances espagnoles, américaines, italiennes, anglaises, françaises et allemandes la ville devient l’objet de toutes les convoitises et de tous les fantasmes, comme nous l’explique Alain Bricard, l’actuel consul de France. Les écrivains contribuent d’ailleurs à cette réputation, à l’image de Tahar Ben Jelloun, qui a passé à Tanger la plus grande partie de son enfance… Il y est revenu aujourd’hui.D’autres ont succombé à la seule douceur de vivre du lieu… C’est le cas de Louise de Meuron, aristocrate suisse qui créa sur les hauteurs de Tanger un jardin extraordinaire. Comme elle, Elena Prentice s’est établie définitivement dans la ville. Cette petite-fille du dernier consul américain du statut international poursuit une carrière de peintre. Elle puise ici, comme ses illustres prédécesseurs, les couleurs et la lumière, et cultive l’esprit cosmopolite de Tanger. Une ville à la fois si semblable et si différente des villes européennes…
Aujourd’hui, Tanger veut retrouver son rôle international : le roi Mohamed VI a lancé la construction d’un nouveau port qui, d’ici 7 ans, devrait être une des principales portes de la Méditerranée… Face aux côtes marocaines, l’Espagne n’est qu’à seulement 14 km : assez proche pour que la musique andalouse se mélange encore aux notes arabes. C’est ce que célèbrent, tous les jeudis, des musiciens marocains et espagnols de la vieille ville…
Nancy et le monstre de Mohamed Frites - 2007 C’est une histoire d’amour qui finit mal entre deux jeunes gens. Naïma rejette son ancien amoureux, Ali, défiguré parce qu’il a sauvé sa future belle-famille, et s’enfuit vers la grande ville où, sur les conseils de sa copine, elle devient danseuse. Mais elle ne pourra pas échapper à sa destinée. Tous ses amants, pour la plupart des hauts fonctionnaires, sont tués juste après l’avoir connue. Une enquête policière est alors engagée pour démasquer le coupable.
Sana et Adil poursuivent leurs études au Canada. Ils forment un joli couple d'amoureux et rêvent de mariage. Pour cela, ils décident de rentrer au Maroc afin d'officialiser leur relation et de convoler en justes noces. Une fois au "bled", leur amour trébuche sur une multitude de barrières et le chemin vers le bonheur conjugal semble être jonché d'embûches. Premier hic, les proches de Sana voient d'un mauvais œil cette relation. Sa famille, plutôt aisée, estime que sa décision est un tantinet hâtive, d'autant plus que son heureux élu est issu d'un milieu défavorisé. D'abord réticente, la famille finit par se résigner à approuver le choix de Sana. Les deux tourtereaux se marient et réalisent enfin leur rêve. Le bonheur du jeune couple ne sera pas de longue durée. Adil est obligé de s'envoler vers le Canada vu que son visa est sur le point d'expirer. Quant à Sana, elle doit patienter encore une semaine avant de rejoindre son mari. Le jour du départ, Sana et son amie canadienne Louise, venue assister à la fête de mariage, se présentent à l'aéroport. C'est là que la vie de Sana va basculer. Les agents de la Douane découvrent une quantité de cocaïne minutieusement enfouie dans les cassettes vidéo des noces de Sana. Louise est d'abord montrée du doigt, mais sa copine l'innocente pour se retrouver, elle-même, sujette à d'accablantes accusations. L'inspecteur Choukri monte au créneau pour mener l'enquête. Une enquête qui va révéler une sombre affaire de trafic de drogue. Mais comment cette substance est-elle parvenue jusqu'au bagages de la pauvre Sana?
C'est désormais une évidence : la Terre se réchauffe et les changements climatiques vont au mieux remodeler notre monde, au pire le conduire à sa perte. Avec un ou deux degrés de plus, notre planète, déjà surchauffée par les émissions de gaz à effet de serre, risque de s'embraser. Cette vision d'apocalypse, programmée pour les décennies à venir, n'appartient plus aux seuls écologistes. Désormais, les scientifiques, les politiques et même les militaires - généralement plus prudents - le reconnaissent : les changements climatiques menacent la paix mondiale. Au Nord, ce sont d'abord nos conforts et nos économies qui vont souffrir ; au Sud, ce sont les populations qui devront fuir leurs territoires devenus invivables. Mais cette frontière nord-sud n'est plus uniquement géographique : elle traverse désormais les pays développés comme les pays émergents. Un peu partout, ces changements vont aggraver les inégalités, les injustices et la fracture sociale... Cette crise annoncée n'épargnera personne. Elle s'impose déjà comme un défi global à toute l'humanité. Des gisements de gaz en mer de Barents aux rives érodées du Bangladesh, de l'académie militaire américaine de West Point aux inondations qui menacent le sud de la France, "Thema" fait un tour du monde des lignes de fracture, ponctué par les interventions de quelques grands experts internationaux (Peter Schwartz, auteur du rapport secret du Pentagone sur le réchauffement climatique, le journaliste Hervé Kempf, le philosophe Yves Paccalet, l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine...).
 Le leader historique du Front des Forces Socialistes (FFS-Opposition), Hocine Aït Ahmed, a réfuté les allégations du journaliste égyptien, Mohamed Hassanine Haykal sur de prétendues complicités marocaines dans le détournement de l'avion qui transportait en 1956 les dirigeants du FLN (Front de libération nationale) de Rabat à Tunis.
"Il était exclu qu'il y ait une complicité au sein du pouvoir marocain, puisque le Prince héritier a transmis au Roi Mohammed V (à) ma mise en garde et ma crainte contre les risques qu'encouraient le Roi", qui souhaitait prendre le même avion que les leaders algériens et "j'ai moi-même suggéré de prendre un 2e avion", a affirmé le président du FFS, dans une émission de la chaîne internationale de télévision Medi-1 Sat, diffusée lundi matin.
Invité de l'émission "Aujourd'hui rencontre avec", intitulée "A propos d'un détournement de l'histoire : rétablir la vérité", Hocine Aït Ahmed qui vit en exil volontaire en Suisse, a qualifié de "mensonges ridicules et excentriques les récentes allégations du journaliste égyptien sur la chaîne Al Jazeera sur les circonstances du détournement de l'avion marocain, mis à la disposition des dirigeants du FLN.

Des centaines de pèlerins juifs, en majorité originaires d'Essaouira résidant à l'étranger, se sont retrouvés dans le village d'Aît Bayyoud (province d'Essaouira) pour célébrer la hailoula du Rabbi Nessim Ben Nessim.
Les participants à ce moussem annuel, qui a débuté vendredi dernier au sanctuaire du Saint Rabbi Nessim Ben Nessim (environ 60 km d'Essaouira), ont vécu des moments forts de prière, de piété et de recueillement.
Une réception a été organisée dimanche, dernier jour du moussem, à laquelle ont pris part, outre les pèlerins juifs venus de plusieurs pays (France, Canada, Suisse, Grande Bretagne...), le gouverneur de la province d'Essaouira, M. Abdeslem Bikrat, le président du conseil provincial, M. Lahcen Aïch, les représentants des autorités locales et plusieurs autres personnalités.
A l'issue de cette cérémonie, des prières ont été élevées par l'assistance, implorant le Très-Haut de préserver SM le Roi Mohammed VI et de combler le Souverain en la personne de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et de l'ensemble des membres de l'illustre Famille Royale.
Dans une allocution, le président de la communauté juive d'Agadir, et président des lieux saints du Sud, M. Simon Lévy, a fait remarquer que "notre présence ici témoigne encore une fois de notre attachement à nos traditions ancestrales, caractérisées par le pèlerinage religieux au Saint vénéré Rabbi Nessim Ben Nessim qui abrite dans un recueillement absolu toutes nos pensées et toutes nos prières, dans lesquelles une grande place a toujours été réservée à notre Roi, guide suprême de la nation".
Cette fête religieuse "nous offre une fois encore l'opportunité d'évoquer, avec fierté, l'oeuvre édificatrice de progrès entreprise depuis l'indépendance par Feu SM Hassan II, que Dieu l'ait en sa sainte miséricorde, et aujourd'hui parfaitement assumée par son digne successeur SM le Roi Mohammed VI", a-t-il dit, mettant en avant les réformes audacieuses engagées par le Souverain et le combat "qu'Il mène et qu'Il supervise contre la pauvreté et la marginalisation et auquel toute la nation souscrit avec dévouement et fierté".
M. Lévy a lancé un appel à toutes les communautés juives, présentes ou représentées à ce moussem, pour venir investir au Maroc qui est leur patrie de naissance, creuset de leur histoire et de leur culture et invité, par la même occasion, la communauté juive internationale à investir elle aussi dans ce "beau pays, combien prometteur par sa tolérance, sa stabilité et l'Etat de droit qui s'y édifie".
"Nous vous invitons surtout, à mettre à profit, toutes les garanties et les facilités que le gouvernement de SM le Roi offre aujourd'hui aux investisseurs, et attendons de vous votre soutien et votre total engagement pour les valeurs fondatrices de progrès, de modernité et de tolérance", a encore ajouté M. Simon Lévy.
"Le Maroc, not
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